• Repenser l'amour aujourd'hui est-ce un anachronisme ? Le rapport entre l'Amour et le Transfert reste une des questions centrales de la psychanalyse qui concerne aussi bien sa pratique que sa théorie. Sait-on que c'est par le biais du transfert analytique que résident la plupart des guérisons psychiques ? En effet, continuer à vivre c'est souvent la gageure d'un transfert dont les composantes mettent en lumière, « mehr Licht », l'inconscient et les mécanismes psychiques.

    Dans ce troisième volet de son triptyque clinique - après L'inconscient pour quoi faire (érès, 2018), Les mécanismes psychiques de l'insconscient (érès, 2019) -, Jean-Richard  Freymann met en chantier les rapports entre les différentes formes de l'amour et les portées inouïes du transfert sur le plan thérapeutique et sur le plan analytique. Dans le monde contemporain, la dialectique Amour et Transfert prend de nouvelles formes singulières. Que peut-on faire aujourd'hui de la bisexualité fondamentale de l'être parlant ? Et comment comprendre chez les « psys » cet amour des formes de transfert ?

  • Dans ce nouveau séminaire, Jean-Richard Freymann poursuit son exploration subversive de la clinique analytique, à partir de l'idée que les praxis avec l'inconscient renouvellent toutes les pratiques du colloque singulier.  À regarder de près dans la cure analytique, il montre que l'inconscient est bâti sur un tissu complexe de mécanismes : le refoulement, la sublimation, l'idéalisation, la forclusion, le déni, la conversion... Il développe l'hypothèse personnelle que « chaque sujet est porteur de tous les mécanismes psychiques même s'il existe chez chaque être parlant un mécanisme prépondérant ». Les frontières entre les tableaux cliniques sont ainsi questionnées dans un retour à Freud pour interroger Freud avec Lacan mais aussi Lacan avec Freud.

    Témoignant de la vitalité de « l'école de Strasbourg », Jean Richard Freymann propose au lecteur un cheminement dans l'histoire de la psychanalyse, à la fois classique et moderne, pour découvrir une sorte de tresse de dynamiques psychiques qui traversent chaque être parlant.

  • Cet ouvrage répond à une nécessité contemporaine : à la dominance techno-scientiste de la médecine et au dogmatisme de nombre d'Écoles de psychanalyse, l'auteur oppose la subversion de la clinique psychanalytique.
    Jean-Richard Freymann reprend tous les tableaux cliniques à l'aune de la conflictualité du discours, pour essayer de rendre compte des enseignements de la pratique. En suivant l'ancienne nosographie, il saisit l'occasion d'un débat avec la psychiatrie d'aujourd'hui pour interroger les limites de nos classifications et ce qu'elles peuvent avoir de précaire.

    Chaque chapitre est organisé autour d'une question à partir de laquelle il revient aux fondamentaux en s'appuyant sur la clinique contemporaine. Il s'interroge sur la place de l'inconscient freudien aujourd'hui, malmenée par le discours dominant des DSM, et les conséquences que cela provoque méthodologiquement, culturellement, et dans la formation des nouveaux « cliniciens ».

  • La question de l'objet est ici envisagée à la fois dans l'actualité et dans les perspectives de la cure analytique avec cette hypothèse qui traverse l'ouvrage : si on est prêt à perdre de la consistance de l'objet, le désir inconscient se développe et le sujet se déplie. Mais quelles en sont les conditions incontournables ? L'auteur rappelle par là que l'objet en psychanalyse est mosaïque : objet narcissique, objet Moi, objet spéculaire, objet partiel, objet a, et que son destin est singulier dans le temps psychique. En prenant à rebrousse-poil les langages dominants, l'auteur propose ici un éloge de la perte, subversif, contrastant avec les idéologies thérapeutiques qui cultivent l'avoir, l'adaptation et une guérison pensée en termes de protocoles et d'évaluations, soutenant que la psychanalyse est une école de création. Jean-Richard Freymann est psychanalyste, praticien psychiatre associé, directeur scientifique des éditions Arcanes, président de la FEDEPSY.

  • L'expression « Entretiens préliminaires » peut induire en erreur. La qualification de « préliminaire » pourrait signifier qu'il s'agit d'une préparation à une autre chose considérée comme plus importante. Il n'en est rien. Au contraire, nous avons là le marchepied qui permet de pénétrer dans la cure analytique. C'est souvent l'échec ou le succès de ce premier temps qui va conditionner l'entrée dans le discours analytique.

    À quel moment peut-on se dispenser de la position de face à face pour passer sur le divan ? Quelles sont les conditions de ce passage du langage commun à la situation analytique, où ce n'est plus à l'alter ego que l'on s'adresse mais à un lieu Autre qui peut devenir constituant ?

    Les auteurs, psychanalystes confirmés, apportent leurs témoignages et leurs élaborations sur ce premier temps délicat où se décident les indications et les contre-indications à la psychanalyse. Ils montrent en quoi ces entretiens, qui se différencient des entretiens médicaux, des psychothérapies, des approches psychologiques, constituent une introduction à la logique de l'inconscient.

  • Après avoir introduit la notion d'Amer-amour à partir des poètes pour mettre l'amour à l'épreuve de la cure analytique tant sur le plan de la genèse du transfert que sur l'évolution de la demande d'amour, l'auteur, dans ce nouveau séminaire, l'articule avec la violence, la haine, les effets du ravage, l'agressivité et plus spécifiquement la frérocité à entendre au sens de l'effet des rivalités oedipiennes et de ce qui joue de l'inscription symbolique dans un groupe humain. Comment penser le triptyque fraternité, frérocité, fraterniser ? Jean-Richard Freymann est psychanalyste (Strasbourg).

  • L'amer amour

    Jean-Richard Freymann

    Jean-Richard Freymann nous introduit avec cet ouvrage à une méditation à la fois douce et cruelle sur deux réalités qui figurent parmi les plus ambivalentes de l'expérience humaine : l'amour - hanté par son double la haine - et la mère, parasitée par la femme, ou plutôt par le nouveau statut de la femme. Cette ambivalence se lit bien dans les rêveries des fils... Poésie, littérature, chansons populaires en disent long.

  • Quels sont les effets sur les sujets de ce que de nombreuses voix dénoncent comme des faits flagrants de « déshumanisation » affectant notre monde contemporain ? Des psychanalystes mais aussi des politiques, des médecins, des philosophes, des professeurs, des psychiatres, des psychologues, des sociologues analysent les conduites collectives et les événements les plus significatifs de cette destruction de l'humanité de l'homme et les répercussions cliniques qui en résultent. Cette déshumanisation affecte les discours et les corps, et produit des manifestations de souffrance en apparence inédites dans leur forme. Jean-Richard Freymann est psychanalyste, psychiatre de formation, chargé d'enseignement à l'université Louis-Pasteur de Strasbourg.

  • Préface de Michel Patris À partir de fictions cliniques, Jean-Richard Freymann va mettre au travail ces trois opérateurs : passe, impair (un père) et manque, montrant que ces trois concepts « en roulette » peuvent se conjuguer topologiquement de différentes manières. Pour lui, la question du père reste au centre des névroses, des psychoses et des perversions, comme en témoignent les nombreuses vignettes cliniques, rhétoriques, épistémologiques, bibliques, s'appuyant sur J. W. Goethe, F. Kafka, S. Freud, J.Lacan qui étayent son propos. Le rêve du névrosé est-il de faire paire avec le père ? La fonction paternelle échappe-t-elle au réel, au symbolique, à l'imaginaire ? Père et manque, même combat ?

  • Il s'agit de saisir la genèse d'affects - « J'ai la honte », « Arrête de me culpabiliser », « Ça me donne de l'angoisse » - partagés par le tout-venant et de les interroger à partir de la psychanalyse. La question de la honte amène en filigrane ce qui apparaît comme l'éthique de la psychanalyse, c'est-à-dire une éthique spécifique qui se situe du côté du désir et non pas de la culpabilité. La honte permet d'aborder un champ resté obscur, celui de la question du regard de l'Autre, du primordial, de l'ancrage symbolique.

  • En traversant plusieurs moments fondateurs de la clinique aliéniste, psychiatrique et psychanalytique, l'auteur définit la part qui revient au regard, à la voix, au verbe, à l'entendement dans l'écoute clinique. Et il démontre qu'entre écouter et entendre persiste un écart toujours singulier à élaborer à partir du désir de savoir.

  • Préface de Marcel Ritter Jean-Richard Freymann nous invite à un retour aux sources, aux fondements de la clinique psychanalytique. Cet ouvrage, profondément ancré dans un travail de recherche à partir de la théorie lacanienne, redéfinit la portée de la clinique psychanalytique par rapport à toutes les psychopathologies, donne des voies thérapeutiques. Il constitue un outil de formation incontournable pour tous les psys, quelle que soit leur obédience technique.  

  • L'auteur déconstruit et réélabore dans l'actualité ce qui a été une des grandes inventions du XXe siècle : la naissance et la constitution du désir inconscient par S. Freud et les effets de résistances qu'il produit dans les pratiques. L'infans est-il porteur d'un désir ? Comment la psychanalyse permet-elle au désir du sujet de se constituer au regard du désir de l'Autre ? Le désir peut-il se révéler autrement qu'en se signifiant ? Comment, pour un sujet, faire naître le désir du désir ? Comment se débarrasser d'un symptôme ? Jean-Richard Freymann est psychanalyste.

  • Il s'agit, pour ces deux enseignants, de mettre en place les grandes entités cliniques autour des névroses, des psychoses et des perversions. Véritable outil de formation professionnelle pour tous les psys, cet ouvrage propose de nouvelles voies thérapeutiques à partir de la lecture psychanalytique. Sont mis en valeur les effets de la cure psychanalytique non seulement sur les névroses mais aussi sur les psychoses et dans le cas de scénarios pervers et s'ouvrent ainsi de nouvelles questions par rapport à la clinique, notamment psychiatrique.

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