• Elle se voulait libre d'aimer et de peindre en un temps où seuls les hommes pouvaient prétendre à mener une vie de bohème. Qui était donc cette Suzanne Valadon, qui, au début du siècle, brave préjugés et interdits par amour de son art ? Au-delà de tout scandale, sa vérité à elle tenait en un seul mot : la peinture. De ce désir de vivre pleinement et sans entrave naquit en effet - et quel qu'en fût le prix à payer pour elle et ses proches - une oeuvre puissante et singulière trop méconnue aujourd'hui. Pourtant, il n'est pas de livre sur le Montmartre de la Belle Epoque qui ne parle de « Suzanne la folle » de la « mauvaise mère » d'Utrillo le maudit. Les biographes de Toulouse-Lautrec ou d'Erik Satie évoquent la maîtresse du peintre ou du musicien. Mais, à ce jour, en dehors de quelques monographies, aucun ouvrage ne lui était entièrement consacré : Suzanne Valadon n'existait qu'à travers les hommes de sa vie. La présente biographie romanesque vient réparer cet étrange oubli.

  • Le terrible

    Jeanne Champion

    • Fayard
    • 5 Janvier 2005

    « Avec ce personnage dont j´ignorais la présence insistante dans ma mémoire, avec cet Ivan Vassilievitch, l´orphelin, surnommé plus tard « le Terrible », j´ai affronté l´épouvante de l´esprit persécuté par le bien et le mal, l´équivoque des situations qu´induit un entourage prêt à la trahison et au meurtre, l´implacable paranoïa de ceux dont on a défiguré l´âme dès la naissance. » Le récit de Jeanne Champion, s´inspirant du chef-d´oeuvre d´Eisenstein consacré au même Ivan, fait alterner des dizaines de voix, celle d´Ivan, mais aussi celles d´espions, de biographes, de boyards, d´anonymes, et celles des proches : la tsarine, le tsarévitch. Ce montage de dialogues déchirants, de monologues hallucinés, de confessions mêlées de correspondances fait de ce roman bien autre chose qu´un roman historique, plutôt une formidable exploration des abysses de l´Histoire.

  • Les freres montaurian

    Jeanne Champion

    • Grasset
    • 23 Août 1979

    Tandis que Jean-Agnès, le dernier des Montaurian, enquête pour savoir comme sa grand-mère Clémence est morte, folle dit-on, à l'asile de la Roche-Amère, alors qu'il n'était encore qu'un tout jeune enfant, c'est toute sa famille qui peu à peu surgit de ce livre. Les Montaurian ne sont pas des gens de tout repos et chaque génération apporte son lot de personnages marqués par la malédiction et l'histoire, d'Honorine épouse d'Eléazar, les ancêtres et parents de trois fils, dont deux mourront, à la guerre de 14, des "Frères Montaurian", leurs petits- fils, Martial le dandy et Thomas le rebelle qui sera le père de Jean-Agnès, à la terrible tante Olga, soeur de Clémence, enfin du grand-père Alphonse, âme de famille, étrange et attachant personnage brisé par la guerre et la mort de ses frères ; avec autour d'eux les villageois, tel un choeur de tragédie, présent aux grandes occasions, à l'église comme au cimetière, témoins silencieux ou moqueurs de la fatalité.

    Dispersé dans le temps, un siècle, en quelques scènes d'une force exceptionnelle, morceaux de bravoure ou portraits incisifs, attendris, féroces parfois, la saga des Montaurian prend forme et s'impose magistralement. Avec une puissance d'évocation dont les images et le style font songer à Courbet souvent aussi bien qu'à Bernanos, l'auteur des "Gisants" réussit à peindre ici un milieu paysan où le réel - pour ne pas dire le vécu - semble transposé par l'imagination d'une visionnaire.

  • C'est un jour de septembre 1956, dans un immeuble situé aux environs de la place Maubert, que Mme Limoges, la concierge, assistée de sa fille Etiennette, a découvert le corps de Martial Montaurian, inspecteur de la Mondaine, inexplicablement décédé dans sa petite chambre du sixième étage. Autour de cette mort mystérieuse, le roman de Jeanne Champion va s'organiser comme un captivant écheveau de monologues, de confidences, de souvenirs, qui permettra de reconstituer peu à peu l'univers de Martial. De ces pages fortes, foisonnantes, portées par un souffle et une imagination d'une exceptionnelle densité surgissent Thomas Montaurian, le frère du mort, connu dans la police comme "le Bogart de la Criminelle", l'imposante Armande et Roger Le Quellec, son époux, l'énigmatique Klaus Handke, et le boxeur Ange Arménie, dont le combat en six rounds contre le Noir Joe King Black inscrit tout au long du livre le contrepoint de son angoissant suspense.

    Mêlant avec une diabolique sûreté le présent au passé, l'inconscient et le familier, l'humour et la tragédie, Jeanne Champion réussit à créer une atmosphère d'une intensité visionnaire, magistralement soutenue par les grands thèmes de l'amour et de l'abandon. La romancière franchit à l'évidence un pas de plus dans l'approfondissement de son talent, où la fougue de comprendre se communique à l'écriture, en un superbe frémissement qui est à la fois son style, sa musique et sa voix.

  • L'ombre de Judas

    Jeanne Champion

    • Fayard
    • 6 Février 2008

    «Père, pourquoi m´as-tu abandonné ?... La question demeure à laquelle personne, jamais, n´a répondu. Elle éveille l´émotion, mais aussi la suspicion : et si le Christ lui-même avait douté au moment de trépasser ? Ce Dieu le Père n´était-il pas le rêve auquel on ne peut échapper qu´en en détruisant l´image et l´oppression ? A ces cruelles interrogations il fallait bien que quelqu´un réponde ! C´est ce que fit Judas en se passant la corde au cou. Ainsi soulagea-t-il la communauté d´un embarras qui était sur le point de l´étouffer. Mais alors qu´il aurait voulu sauver Jésus en priorité, il n´y parvint pas. L´obéissance tua l´un et l´autre en même temps.»

  • Au cours d'une visite dans un musée, vous découvrez un tableau qui vous intrigue : à qui appartient le visage renversé sous un escalier que vient de découvrir un valet ? La lumière de la bougie, rendue par le peintre, Georges de la Tour, la main du jeune homme, le profil du mort inconnu hanteront le récit jusqu'au bout. Car enfin, qui est cet étranger qui a choisi un dessous d'escaliers pour y vivre durant dix-sept ans avant d'y rendre l'âme ? Alexis, qui hanta la chrétienté du Ve au XIXe siècle, fut le fils unique d'une riche famille romaine qui l'envoya terminer ses études chez l'empereur. A l'adolescence, son père le rappela à la maison afin de le marier. Disparu le soir de ses noces, sa famille le fit chercher. En vain. Il se réfugia en Orient, jusqu'au jour où il décida de partir sur les traces de saint Paul de Tarse. À la suite d'une tempête, il échoua sur un rivage proche de Rome où il se rendit. Après avoir demandé asile à son père, personne parmi ses intimes ne le reconnut, il vécut durant dix-sept ans sous l'escalier du palais paternel où les serviteurs le traitèrent comme un chien. Avant de mourir, il écrivit ses mémoires, accusant la famille qui n'avait pas su reconnaître le fils tant pleuré. Pourquoi Alexis a-t-il attendu d'être mort pour révéler son identité ? Qui lui a dicté un geste aussi cruel pour ceux qu'il n'a cessé de faire souffrir ? Dieu auquel il se destinait ? ou Lucifer, l'ombre du Seigneur dont il a appris tous les tours ? Et notre souffrance ne serait-elle que l'aboutissement d'un Bien et d'un Mal qui ne font qu'un ?

  • « Le paysage masculin a une portée émotionnelle à laquelle je n´ai pas su résister, d´où ce livre. Au cours de la rédaction de ces textes, j´ai dû admettre que décrire un homme est infiniment plus difficile que décrire une femme, ce qui déjà n´est pas une mince affaire. Lorsqu´on s´approche de l´homme, il fuit, cache ses sentiments derrière une sexualité qui souvent le défigure, se déguise en ce qu´il n´est pas, aggrave son caractère : "Laissez-moi tranquille !" « Mais j´en reviens à la confession que l´âge m´autorise à faire publiquement : j´aime les hommes et, qui plus est, sans les convoiter, ni les envier, ni regretter de n´en être pas un. J´aime les hommes d´un amour complice et fraternel que rien ne ternira jamais, ni leurs défauts, ni leurs faiblesses, ni leur aveuglement, encore moins leurs refus. J´aime les hommes, ce qui ne m´empêche pas de les critiquer et de me moquer de leur lâcheté, car il est indéniable qu´ils ont leur part de responsabilité dans cette dérive des continents. Comme on va pouvoir le constater dans les pages qui suivent, du sarcasme, du scepticisme, je suis devenue l´amie, de la taquinerie aussi. Mes accès de violence ne sont que l´écorce derrière laquelle se cache l´affection douloureuse que je porte au monde. » J. C.

  • Là où tu n'es plus

    Jeanne Champion

    • Fayard
    • 4 Février 2009

    Une ville de province sans nom. A l´intérieur d´une grande maison règne un maître, père de deux fils, dont l´aîné, sujet brillant, va séduire tour à tour trois femmes avant de se noyer dans le regard de l´une d´elles. Cette passion dramatique va provoquer un suicide, socle de ce roman d´amour à quatre voix.
    Avec ce nouveau roman rédigé dans un style lapidaire, Jeanne Champion nous donne un texte dont les lecteurs comme les protagonistes ne sortent pas indemnes. " Que le remords serve de cortège à votre ombre. " Jeanne Champion est peintre, biographe et romancière. Elle a notamment publié chez Fayard Le Terrible, Le Fils du silence, Ils ne savent plus dire" je t´aime ", L´Ombre de Judas.
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  • Vautour-en-Privilège est un village resté à l'écart de la civilisation. Le réel y prend la forme des saisons, et chaque saison y apporte son poids de mystère ou de fascination. Faut-il relier le hameau à la ville voisine, et par là même mettre fin à certains sortilèges ? C'est à quoi s'est décidé Apollinaire Crilore, entrepreneur en travaux publics. On ne supprime pas impunément la sourde et farouche magie d'un lieu. D'ailleurs, Apollinaire et sa famille, sont eux-mêmes des êtres fantasques, somnambules, pétris de superstitions, maudits. Ils connaissent la peur, la haine, les prémonitions qui empêchent de vivre. Cet état permanent est symbolisé par un frère cadet, disparu jadis, Estienne ; chaque fois que la vie normale semble menacer l'irréel, un chien terrible, le Noir, vient hurler sa malédiction. Un envoûtement marque chaque personnage, chaque arbre, chaque geste de ce roman tragique, admirablement situé entre la terre ferme et le rêve.

  • Roman historique ou journal intime ? Ni l'un ni l'autre. Ma fille Marie-Hélène Charles Quint échappe à toutes les catégories littéraires. Jeanne Champion a composé une oeuvre originale à deux partitions : une tragédie, celle de Jeanne de Castille, fille d'Isabelle la Catholique, mère de Charles Quint, enfermée par son propre père Ferdinand d'Aragon dans la forteresse de Tordesillas et restée dans l'histoire sous le nom de Jeanne la Folle ; une confession, celle de la narratrice, qui souffre d'une dépression nerveuse. Comme si elle se trouvait sur le divan d'un psychanalyste, elle nous livre ses psychoses : obsessions de la folie, de la création littéraire ou artistique, de l'inévitable présence de la mort. Elle est conduite, par la conjonction de certains signes, à identifier son propre destin au drame vécu par Jeanne la Folle. On découvrira dans Ma fille Marie-Hélène Charles Quint une oeuvre séduisante, à la fois philosophique et plastique, d'une écriture lumineuse et narquoise, où le lyrisme du drame est accompagné en contrepoint par l'humour du quotidien.

  • Roman historique ou journal intime ? Ni l'un ni l'autre. Ma fille Marie-Hélène Charles Quint échappe à toutes les catégories littéraires. Jeanne Champion a composé une oeuvre originale à deux partitions : une tragédie, celle de Jeanne de Castille, fille d'Isabelle la Catholique, mère de Charles Quint, enfermée par son propre père Ferdinand d'Aragon dans la forteresse de Tordesillas et restée dans l'histoire sous le nom de Jeanne la Folle ; une confession, celle de la narratrice, qui souffre d'une dépression nerveuse. Comme si elle se trouvait sur le divan d'un psychanalyste, elle nous livre ses psychoses : obsessions de la folie, de la création littéraire ou artistique, de l'inévitable présence de la mort. Elle est conduite, par la conjonction de certains signes, à identifier son propre destin au drame vécu par Jeanne la Folle. On découvrira dans Ma fille Marie-Hélène Charles Quint une oeuvre séduisante, à la fois philosophique et plastique, d'une écriture lumineuse et narquoise, où le lyrisme du drame est accompagné en contrepoint par l'humour du quotidien.

  • Vautour-en-Privilège est un village resté à l'écart de la civilisation. Le réel y prend la forme des saisons, et chaque saison y apporte son poids de mystère ou de fascination. Faut-il relier le hameau à la ville voisine, et par là même mettre fin à certains sortilèges ? C'est à quoi s'est décidé Apollinaire Crilore, entrepreneur en travaux publics. On ne supprime pas impunément la sourde et farouche magie d'un lieu. D'ailleurs, Apollinaire et sa famille, sont eux-mêmes des êtres fantasques, somnambules, pétris de superstitions, maudits. Ils connaissent la peur, la haine, les prémonitions qui empêchent de vivre. Cet état permanent est symbolisé par un frère cadet, disparu jadis, Estienne ; chaque fois que la vie normale semble menacer l'irréel, un chien terrible, le Noir, vient hurler sa malédiction. Un envoûtement marque chaque personnage, chaque arbre, chaque geste de ce roman tragique, admirablement situé entre la terre ferme et le rêve.

  • Quand, au détour d'une relecture des Hauts de Hurlevent et d'un voyage dans le Yorkshire, une romancière telle que Jeanne Champion rencontre la figure étonnante d'une Emily Brontë, le choc est inévitable. Au-delà de tous les commentaires suscités par la vie et l'oeuvre d'Emily Brontë, c'est à un véritable voyage outre-tombe que nous convie Jeanne Champion. A travers un dialogue saisissant avec son modèle, elle a su recréer pour notre plus grand plaisir de lecture l'atmosphère de ce lieu magique où vécurent les Brontë : le sinistre presbytère de Haworth, les « Moors » austères que le vent et la pluie glacée ne cessaient de battre... Elle fait revivre, par la magie du style, par la justesse des dialogues, les moeurs et les pensées de ces personnages hors du commun que furent Charlotte et Anne (les deux soeurs), Branwell (le frère) et Emily elle-même. Après la mort de la mère et de deux autres soeurs, l'existence de ce quatuor maudit se noua d'autant plus fortement autour de la figure étrange du père, un pasteur anglican hypocondriaque, et misanthrope. Pour lutter contre la solitude, l'enfermement, les enfants se créèrent, grâce à la littérature, un univers imaginaire seul capable de tromper la mort. Cette mort qui, pourtant, aura le dernier mot : en 1848, et en l'espace de quelques mois, succomberont Branwell, Emily et Anne. Emily n'avait que trente ans...

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • A la lisière du fantastique, J. Champion nous offre ici le cas d'une possession. Elle entraîne le lecteur au coeur du mystère où s'annulent les frontières du temps et de la mort.

  • « Bruit et Fureur qui dissimulent des nostalgies et des hantises, nostalgie du passé, hantise d'enfance douloureuse et traumatisée. Aussi placerais-je X aux côtés de la « Maison d'Haleine », l'admirable roman de William Goyen, la demeure dont le héros ne peut se détacher, pleine encore des voix de ceux qui l'habitèrent et d'où les morts accourent au moindre appel. Mais, dans les évocations de X, il y a plus de démesure, une sorte d'ivresse du verbe, d'où les jaillissements de poésie avec des relais de cynisme amusé, un peu de malice peut-être pour lutiner un lecteur impatient et des brassées d'images rutilantes et sonores pour celui qui aime (et qui sait encore) lire. » Maurice-Edgar Coindreau.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Mémoires en exil

    Jeanne Champion

    • Fayard
    • 13 Avril 1989

    "Je crois bien avoir souvent entendu prononcer le mot exil, mais sans lui prêter réelle attention. Certes, la sonorité de ces quatre lettres ajustées à la perfection me plaisait, mais de loin. Il me semblait qu'au-delà de son écho évocatoire, ce mot cachait un danger. Et puis, il y avait en moi cette idée largement exploitée dans le monde des lettres où l'écrivain ne se situe bien qu'au croisement des grandes solitudes: l'exil est inscrit en chacun de nous. Sujet banal, donc, et rabâché. Je répugnais à aller au-delà lorsqu'un jour...". Bouleversée par ce premier contact direct avec l'exil, Jeanne Champion a enquêté. Et ils sont là, devant nous, vingt hommes et femmes venus tant bien que mal d'Afrique ou d'Asie, d'Amérique Latine ou d'Europe de l'Est, trouver refuge (provisoire?) en France. Ils sont là, qui nous racontent. L'Iranien qui pendant un mois a été rejeté d'aéroport en aéroport, l'Afghan qui est venu à Paris à pied. Vingt romans vrais de notre monde d'aujourd'hui que l'on se plaît à croire en paix: des barbaries et des tortures d'un autre âge, des fuites rocambolesques, des solidarités aussi, des éclats de rire, des renaissances. Sans renier un instant sa nature de romancière et de biographe, Jeanne Champion nous livre ici le plus fascinant des reportages. Qui, mieux qu'un écrivain, sait tendre l'oreille et parler la voix des autres? Jeanne Champion, écrivain et peintre, a publié une douzaine d'ouvrages (Les Gisants, L'Amour capital, Les Frères Montaurian, Le Bunker...), et notamment aux Presses de la Renaissance deux biographies romanesques, Suzanne Valadon (Bourse Goncourt de la Biographie 1984), et La Hurlevent.

  • L'amour a perpetuite

    Jeanne Champion

    • Grasset
    • 13 Janvier 1999

    "On tombe amoureux comme on tombe malade. On soigne la maladie, on ne soigne pas l'amour."La rencontre - on devrait dire le télescopage - de Gabrielle et de Konrad - ne pouvait pas produire plus forte déflagration. Un amour aussi violent qu'impossible, un amour condamné à la perpétuité. Ce roman, récit et fable à la fois, est autobiographique. Pourquoi l'a-t-on écrit ? Pour oublier les années à venir, la solitude désormais inéluctable, pour se pardonner d'être là alors que l'autre est mort.Jeanne Champion est née près de Lons-le-Saunier dans une famille de paysans. Elle est l'auteur d'une douzaine de romans, parmi lesquels les Gisants, les Frères Montaurian, la Passion selon Martial Montaurian, le Bunker, la Maison Germanicus. Elle est également l'auteur de deux biographies, Suzanne Valadon, et la Hurlevent(Emily Brontë). Peintre, enfin, elle expose régulièrement.

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