• Bon Agornin a eu une longue et belle vie, mais sa fin est proche, il le sent. Étendu près de son trésor, il attend la mort. Toute sa famille est réunie pour vivre avec lui ses derniers instants : ses deux fils et ses trois filles, ainsi que son gendre, l'Illustre Daverak, qui héritera de son domaine.
    Bon Agornin tient absolument à se confesser à son fils aîné, il veut partir absous de ses péchés, d'autant que ces derniers sont immenses : afin de pouvoir devenir un dragon de soixante-dix pieds de long, capable de voler et de cracher du feu, il a dévoré son frère et sa soeur - les carcasses de boeuf ne suffisent pas pour mener à bien une telle entreprise...
    'Je n'ai pas eu le choix', se justifie-t-il, dans son dernier souffle. Avant d'être dévoré à son tour par ses héritiers, comme le veut la tradition chez les dragons.
    Hommage aux romans victoriens d'Anthony Trollope, délicieuse chronique d'une société de cannibales à écailles, Les Griffes et les Crocs a reçu le World Fantasy Award. Vous n'avez jamais lu un "roman de dragons" comme celui-ci.

  • Mes vrais enfants

    Jo Walton

    Née en 1926, Patricia Cowan finit ses jours dans une maison de retraite. Très âgée, très confuse, elle se souvient de ses deux vies. Dans l'une de ces existences, elle a épousé Mark, avec qui elle avait partagé une liaison épistolaire et platonique, un homme qui n'a pas tardé à montrer son véritable visage. Dans son autre vie, elle a enchaîné les succès professionnels, a rencontré Béatrice et a vécu heureuse avec cette dernière pendant plusieurs décennies. Dans chacune de ces vies, elle a eu des enfants. Elle les aime tous... Mais lesquels sont ses vrais enfants : ceux de l'âge nucléaire ou ceux de l'âge du progrès? Car Patricia ne se souvient pas seulement de ses vies distinctes, elle se souvient de deux mondes où l'Histoire a bifurqué en même temps que son histoire personnelle.
    Souvent comparé au Choix de Sophie de William Styron, Mes vrais enfants est considéré comme le chef-d'oeuvre de Jo Walton.

  • Morwenna

    Jo Walton

    Morwenna Phelps, qui préfère qu'on l'appelle Mori, est placée par son père dans l'école privée d'Arlinghurst, où elle se remet du terrible accident qui l'a laissée handicapée et l'a privée à jamais de sa soeur jumelle, Morganna. Là, Mori pourrait dépérir, mais elle découvre le pouvoir des livres de science-fiction. Delany, Zelazny, Le Guin et Silverberg peuplent ses journées, la passionnent. Un jour, elle reçoit une photo où sa silhouette a été brûlée... Que peut faire une adolescente de seize ans quand son pire ennemi, potentiellement mortel, est sa propre mère? Elle peut chercher dans les livres le courage de combattre. Ode à la différence, journal intime d'une adolescente qui parle aux fées, Morwenna est aussi une plongée inquiétante dans le folklore gallois. Ce roman touchant et bouleversant a été récompensé par les plus grands prix littéraires du genre : le prix Hugo, le prix Nebula et le British Fantasy Award.

  • Huit ans après que "la paix dans l'honneur" a été signée entre l'Angleterre et l'Allemagne, les membres du cercle de Farthing, à l'origine de l'éviction de Churchill et du traité qui a suivi, fin 1941, se réunissent au domaine Eversley. Mariée à un Juif, ce qui lui vaut d'habitude d'être tenue à l'écart, Lucy Kahn, née Eversley, fait cette fois partie des invités. Mais les festivités sont vite gâchées par le meurtre de sir James Thirkie, le principal artisan de la paix avec Hitler. Sur son cadavre a été laissée en évidence une étoile jaune. David, le mari de Lucy, fait donc un coupable tout désigné. Convaincue de son innocence, celle-ci trouvera dans le policier chargé de l'enquête, Peter Carmichael, un allié. Mais pourront-ils, ensemble, infléchir la trajectoire d'un Empire britannique près de verser dans la folie et la haine ?

    Subtil mélange de roman policier classique et d'uchronie, Le cercle de Farthing est le roman qui a révélé Jo Walton au grand public, bien avant le succès mérité de Morwenna.

  • Une demi-couronne

    Jo Walton

    Londres. 1960. Dix ans ont passé depuis l'attentat contre Hitler déjoué par Peter Carmichael. L'homme qui fut un brillant inspecteur de Scotland Yard dirige maintenant le Guet, la redoutable police secrète créée par le Premier ministre Mark Normanby pour juguler l'opposition et traquer les Juifs. Il a adopté Elvira Royston, la fille de son ancien adjoint.
    Alors que la jeune Elvira se forge lentement mais sûrement une conscience politique et découvre avec effroi les coulisses d'une Angleterre vendue au fascisme, de nouveaux mouvements sur l'échiquier politique secouent le pays. Le retour du duc de Windsor, fasciné par Hitler, n'étant pas le moindre.
    En danger, plus que jamais, Carmichael va être confronté au plus grand défi de son existence.

    Avec Une demi-couronne, Jo Walton clôt en beauté sa trilogie du Subtil changement (Le cercle de Farthing, Hamlet au paradis) et nous rappelle que les Justes, aussi, peuvent écrire l'Histoire.

  • Hamlet au paradis

    Jo Walton

    Londres. 1949. Viola Lark a coupé les ponts avec sa noble famille pour faire carrière dans le théâtre. Quand on lui propose de jouer le rôle-titre dans un Hamlet modernisé où les genres ont été chamboulés, elle n'hésite pas une seconde. Mais l'euphorie est de courte durée, car une des actrices de la troupe vient de mourir dans l'explosion de sa maison de banlieue.
    Chargé de l'affaire, l'inspecteur Carmichael découvre vite que cette explosion n'est pas due à une des nombreuses bombes défectueuses du Blitz. Dans le même temps, Viola va cruellement s'apercevoir qu'elle ne peut échapper ni à la politique ni à sa famille dans une Angleterre qui embrasse la botte allemande et rampe lentement vers un fascisme de plus en plus assumé.

    Hamlet au paradis est le deuxième volume de la trilogie du Subtil changement. On y retrouve l'inspecteur Carmichael, en fort mauvaise posture, ainsi que l'élégant mélange d'uchronie et de polar so british qui a fait le succès du Cercle de Farthing.

  • Applekirk est un village rural situé dans les Marches, la région centrale d'un monde où le temps ne s'écoule pas à la même vitesse selon que l'on se trouve à l'est - où la magie est très puissante et où vivent les dieux - ou à l'ouest - où la magie est totalement absente.
    C'est la fin de l'été, et la vie s'écoule paisiblement pour les villageois. Mais le manoir va être mis sens dessus dessous par le retour de Hanethe, qui fut autrefois la maîtresse des lieux. Partie en Orient, elle y est restée quelques dizaines d'années. Mais, plus à l'ouest, à Applekirk, plusieurs générations se sont succédé. Ayant provoqué la colère d'Agdisdis, la déesse du mariage, Hanethe la fuit. Mais Agdisdis est bien décidée à se venger.
    Subtil roman de fantasy - prix Mythopoeic en 2010 -, Pierre-de-vie dresse le portrait de femmes simples et merveilleuses, d'une famille sans histoires mais singulière, confrontées à des changements qui les dépassent, dans un monde hors du commun.

  • Poetry and Work offers a timely and much-needed re-examination of the relationship between work and poetry. The volume questions how lines are drawn between work and non-work, how social, political, and technological upheavals transform the nature of work, how work appears or hides within poetry, and asks if poetry is work, or play, or something else completely. The book interrogates whether poetry and avant-garde and experimental writing can provide models for work that is less alienated and more free. In this major new collection, sixteen scholars and poets draw on a lively array of theory and philosophy, archival research, fresh readings, and personal reflection in order to consider work and poetry: the work in poetry and the work of poetry. Individual chapters address issues such as the many professions, occupations, and tasks of poets beyond and around writing; poetry's special relationship with `craft'; work's relationship with gender, class, race, disability, and sexuality; how work gets recognised or rendered invisible in aesthetic production and beyond; the work of poetry and the work of political activism and organising; and the notion of poetry itself as a space where work and play can blur, and where postwork imaginaries can be nurtured and explored.

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