• Ce traité de John Stuart Mill a été publié en 1863. Il s'inspire de la morale de Bentham, fondateur de l'utilitarisme à la toute fin du XVIIIe siècle, qui partait du principe que le plaisir est l'unique but de l'existence. Mill, son disciple, a su comprendre que même une philosophie utilitaire ne saurait se passer d'une conscience et il a voulu la doter d'un sentiment du devoir et d'une obligation morale.
    Bentham avait lancé la formule : chercher le bonheur du plus grand nombre en identifiant toujours l'intérêt de l'individu à l'intérêt universel. Sans combattre ce point de vue, Mill observe qu'on trouve d'autant mieux le bonheur personnel qu'on le cherche moins, et qu'on y parvient en travaillant au bonheur des autres, à l'amélioration du sort de l'humanité.

  • «Les hommes sont hommes avant d'être avocats, médecins, marchands, ou manufacturiers, et si vous en faites des hommes sensés et compétents, ils deviendront par cela même des avocats et des médecins compétents et sensés. [...] On peut être un homme de loi compétent sans avoir reçu une éducation générale; mais il appartient à l'éducation générale de donner à l'homme de loi l'esprit philosophique qui cherche des principes et les saisit, au lieu de charger sa mémoire de détails, et il en va ainsi de toutes les autres professions, y compris les métiers manuels. » John Stuart Mill

    John Stuart Mill a été nommé en 1865 recteur honoraire de l'Université de St-Andrews. Deux ans plus tard, il y prononce un discours fameux dans lequel il expose ses idées sur l'université et sur l'éducation qu'elle doit procurer à quiconque la fréquente.
    C'est ce texte qui est ici pour la première fois intégralement présenté aux lecteurs francophones. Ils y mesureront à la fois la distance qui nous sépare de l'université anglaise du XIXe siècle, mais aussi l'actualité des hautes exigences qu'avait le recteur Mill à l'égard de cette institution. Mill reste en effet un réformateur social utilitariste, démocrate et égalitariste, pour qui l'éducation doit former des personnes capables non seulement de développer leurs capacités et dispositions cognitives, émotionnelles et morales de manière à devenir autonomes, mais aussi de coopérer entre eux (et elles) afin de transformer le monde [...] (Normand Baillargeon, Antoine Beaugrand-Champagne et Camille Santerre Baillargeon)

  • Mill affirme l'existence d'une science de l'esprit à part entière qu'il nomme "psychologie". Influencé par les écrits de Comte, il essaiera d'intercaler entre la biologie et la sociologie une science fondamentale que Comte a eu, selon lui, le tort d'omettre et qui comprenait la psychologie et l'éthologie. La critique de Mill est de montrer que la psychologie est une science possible et de grande valeur et que l'analyse subjective peut être pratiquée.

  • Pour qui ne connaît l'oeuvre de Comte que par ouï-dire et s'en tient au sens actuel de positivisme, la lecture fera l'effet d'une découverte. La présence de Clemenceau au côté de Comte et de Mill témoigne de ce que la politique positive n'était pas moins importante alors que la philosophie positive. La présentation du Cours et du Système est accompagnée d'un examen critique. Depuis 1865, les temps ont bien changé, mais le débat entre les deux auteurs n'a rien perdu de son actualité.

  • Le sujet de ce livre n´est pas le libre arbitre, mais bien la liberté sociale ou civile, c´est-à-dire la nature et les limites du pouvoir qui peut être légitimement exercé par la société sur l´individu.
    Aucune société n´est libre, quelle que puisse être la forme de son gouvernement, si ces libertés n´y sont pas à tout prendre respectées ; et aucune n´est complètement libre, si ces libertés n´y existent pas d´une façon absolue et sans réserve.
    La seule liberté qui mérite ce nom, est celle de chercher notre propre bien à notre propre façon, aussi longtemps que nous n´essayons pas de priver les autres du leur, ou d´entraver leurs efforts pour l´obtenir.
    Chacun est le gardien naturel de sa propre santé, soit physique, soit mentale et spirituelle. L´espèce humaine gagne plus à laisser chaque homme vivre comme bon lui semble, qu´à l´obliger de vivre comme bon semble au reste.

  • De la liberté

    John Stuart Mill

    "Le sujet de cet écrit n´est pas le libre arbitre, mais bien la liberté sociale ou civile, c´est-à-dire la nature et les limites du pouvoir qui peut être légitimement exercé par la société sur l´individu" J. Stuart Mill.  Traitant de la complexe relation entre le Pouvoir et la nécessaire liberté de penser des individus, cet essai nous rappelle combien il est important, en ces périodes modernes de crise, de relire nos grands classiques.

  • Lécrivain britannique John Stuart Mill était lun des premiers écrivains masculins à se positionner pour légalité des sexes et à défendre la libération des femmes. Il se pencha sur la liberté économique des femmes et était de lavis que le rôle dune femme dans le mariage devait évoluer. Le livre ´De l`assujettissement des femmes` est un classique de la littérature féministe.

  • Á tíma þar sem konur hfðu ekki kosningarétt, tilheyrðu eiginmanni sínum gagnvart lagabókstafnum og allar eignir þeirra og fé var í umsjá hans, gefur John Stuart Mill út hið nauðsynlega tímamótaverk Kúgun kvenna.

    Mill færir rk fyrir lagalegu og félagslegu jafnrétti milli karla og kvenna. Og að hinn lagalegi mismunur kynjanna; þeim misrétti sem kvennfólk stendur frammi fyrir, sé hin mesta hindrun fyrir framfrum mannkynsins.

    Á þeim tíma er bókin kom út, árið 1869, graði hún hinum hefðbundnu félagslegu viðmiðum og hlutverkum kynjanna svo um munaði og hrykti í þeim stoðum svo eftir varð tekið um gjrvalla Evrópu.

  • John Stuart Mill's "On Liberty" was first published in 1859. In the 21st century this text confirms Socrates' claim that "it is only the life of true philosophy that scorns the life of political ambition" (Plato's Republic, 521). Mill's thinking about freedom in civic and social life examines fundamental principles shared among conservative, liberal, and radical politicians. The life of true philosophy stands outside the political battles that are rampant in society and seeks the political wisdom that is necessary for a good life in any age. "On Liberty" should be read alongside the classic documents that declare the basic nature and importance of human freedom and liberty such as the "U.S. Declaration of Independence" (1776), the French "Rights of Man" (1789), "The Declaration of Sentiments at the Seneca Falls Convention" (1848), and the "United Nations Universal Declaration of Human Rights" (1948). When the officials of any government seek to change the laws that regulate individual liberty or when rhetoricians seek to change public opinion about what individuals should or should not be allowed to say or do, Mill's "On Liberty" serves as an antidote to the poisons of excessive intrusion into the lives of individuals.

  • Anglais Mill´s On Liberty

    John Stuart Mill

    John Stuart Mill's "On Liberty" was first published in 1859. In the 21st century this text confirms Socrates' claim that "it is only the life of true philosophy that scorns the life of political ambition" (Plato's Republic, 521). Mill's thinking about freedom in civic and social life examines fundamental principles shared among conservative, liberal, and radical politicians. The life of true philosophy stands outside the political battles that are rampant in society and seeks the political wisdom that is necessary for a good life in any age. "On Liberty" should be read alongside the classic documents that declare the basic nature and importance of human freedom and liberty such as the "U.S. Declaration of Independence" (1776), the French "Rights of Man" (1789), "The Declaration of Sentiments at the Seneca Falls Convention" (1848), and the "United Nations Universal Declaration of Human Rights" (1948). When the officials of any government seek to change the laws that regulate individual liberty or when rhetoricians seek to change public opinion about what individuals should or should not be allowed to say or do, Mill's "On Liberty" serves as an antidote to the poisons of excessive intrusion into the lives of individuals.

  • Ne "La servitù delle donne", Mill indaga le motivazioni della subordinazione femminile, da lui in larga parte attribuita all'educazione: le donne, infatti, imparano fin dalla prima infanzia la sottomissione, prima ai padri, poi ai mariti, arrivando a interiorizzarla al punto, da ritenerla l'unico comportamento a loro adeguato.
    Questo saggio è una brillante difesadei pieni diritti morali, civili e politici delle donne.

  • Le sujet de ce livre n´est pas le libre arbitre, mais bien la liberté sociale ou civile, c´est-à-dire la nature et les limites du pouvoir qui peut être légitimement exercé par la société sur l´individu.
    Aucune société n´est libre, quelle que puisse être la forme de son gouvernement, si ces libertés n´y sont pas à tout prendre respectées ; et aucune n´est complètement libre, si ces libertés n´y existent pas d´une façon absolue et sans réserve.
    La seule liberté qui mérite ce nom, est celle de chercher notre propre bien à notre propre façon, aussi longtemps que nous n´essayons pas de priver les autres du leur, ou d´entraver leurs efforts pour l´obtenir.
    Chacun est le gardien naturel de sa propre santé, soit physique, soit mentale et spirituelle. L´espèce humaine gagne plus à laisser chaque homme vivre comme bon lui semble, qu´à l´obliger de vivre comme bon semble au reste.

  • L'Utilitarisme

    ,

    • Ligaran
    • 9 Février 2015

    Extrait :
    "Il y a, dans la situation actuelle du savoir humain, une circonstance bien remarquable, bien inattendue, et surtout bien caractéristique de l'état de certaines grandes et importantes questions spéculatives, c'est le peu de progrès qu'a fait la discussion sur le critérium du bien et du mal."

  • Extrait :
    "Dans toutes les branches des affaires humaines, la pratique a devancé la science. [...] L'Économie politique considérée comme science est toute moderne, mais l'objet dont elle s'occupe a de tout temps constitué l'un des principaux intérêts de l'humanité, et souvent même a pris dans les institutions des peuples une place à laquelle il n'avait pas droit."

  • Mes mémoires

    ,

    • Ligaran
    • 11 Février 2015

    Extrait :
    "Je dois, au début même de cet essai de biographie, faire connaître les raisons qui m'ont déterminé à laisser après moi un souvenir d'une vie aussi dépourvue d'événements que l'a été la mienne. Je ne m'arrête pas un seul instant à la pensée que ce que je vais raconter puisse exciter l'intérêt du public, soit par le charme du récit, soit parce que ma personne en fait le sujet."

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