• L'ONU aura 24 ans en 1969. Pour comprendre ce qui s'y passe, et aussi ce qui ne s'y passe pas, il est indispensable d'en entendre la langue qui n'est ni l'anglais, ni le français, ni l'espagnol, ni le russe, ni le chinois, mais l'onusien. Une langue que connaît bien Léo Sauvage, correspondant du Figaro à New York, vieil habitué des couloirs de l'ONU et des impasses de l'Onusie. Il s'est intéressé aussi bien au 38e ciel (le secrétariat général) qu'au 2e sous-sol (archives, souvenirs et philatélie), aux mini-jupes qu'aux mini-membres, aux traces laissées par les chaussures de Nikita Khrouchtchev qu'au problème de la définition de l'agression. Il donne le récit d'un curieux entretien personnel avec Dag Hammarskjoeld sur le thème « poésie, diplomatie et mensonge », mais également une analyse du « cas U Thant », et diverses excursions : de l'Algérie à Saint-Domingue et à Prague. Sans oublier naturellement, à travers les péripéties de l'affaire orientale, les mille et une nuits arabes de l'Onusie. Dans ses ouvrages antérieurs, qu'il s'agisse d'Autopsie du castrisme ou de l'Affaire Oswald, première en date des réfutations du rapport Warren, Léo Sauvage a montré sa volonté de ne pas se laisser bluffer. Il n'a pas changé.

  • Le dimanche 15 octobre 1967, Fidel Castro annonçait, devant les caméras de la télévision cubaine, que la mort de Che Guevara était « douloureusement certaine ». Dans ce que l'on pourrait appeler le dossier de l'affaire Guevara, l'auteur analyse les circonstances de la présence en Bolivie et de la mort de celui qui incarna le visage romantique de la Révolution de Juillet. A travers la vie et la personnalité de Che Guevara c'est la conception même d'une certaine idée de la Révolution qui est remise en question. Une opinion émise en France fait de Guevara « l'homme le plus complet de son époque ». Voici, à ce sujet, le témoignage d'un observateur qui ne se pose ni en ennemi ni en juge. Sa voix est objective. Elle mérite qu'on l'écoute.

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