Littérature générale

  • Extrait
    Les légendes, ces drames du mystère, s’attachent, comme les oiseaux de nuit, aux lieux sombres et déserts, aux ruines abandonnées, aux grands rochers des montagnes ou des grèves, que le pinceau du soir ombre de teintes fantastiques ;aux cavernes profondes que les imaginations simples, mais surtout (nous ne craignons pas de le dire) poétiques des pêcheurs et des habitants de la campagne se plaisent à peupler de pittoresques fantômes. C’est dans ces demeures du silence que le chercheur de souvenirs dirige sa course solitaire. Il contemple les rochers ; il remue les pierres des ruines ; il écarte la mousse et les ronces qui couvrent les vieux sentiers. Puis il interroge patiemment ces débris muets du temps passé, et il finit toujours par leur arracher quelques secrets intéressants. La vieille Armorique est encore assez riche en paysages inexplorés, en ruines inexpliquées, en sites mystérieux pour mériter les regards des archéologues, et surtout de ces chercheurs de traditions antiques dont nous venons de parler. C’est pourquoi nous y revenons souvent, afin de continuer la description de ces lieux peu connus, et de leur demander la moralité de leurs légendes.



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