Robert Laffont

  • 24 décembre 1800. Quand la bombe manque de tuer le premier consul qui se rendait en carrosse à l'Opéra, Bonaparte décide d'employer les grands moyens pour trouver les coupables et transformer l'affaire en événement politique. C'est le commissaire Donatien Lachance, le bras droit de Fouché, ministre de la Police, qui est chargé de l'enquête ; Bonaparte se prononce sur-le-champ : il préférerait que les terroristes soient républicains... À l'aide d'indices précis et nombreux, Donatien entend mener ses investigations d'une façon rigoureuse, annonciatrice de ce que deviendront les méthodes d'une police moderne. Il est entraîné sur la piste d'extrémistes monarchistes vendéens, à l'opposé des désirs de Bonaparte. Sur la liste des suspects qu'a entérinée le premier consul figure un officier républicain qui est le mari d'Olympe, une pasionaria de la Révolution, que Donatien a follement aimée.

    Dans le salon de Juliette Récamier, dans les luxueuses maisons de plaisir du Palais Royal ou sur les côtes de la Manche où s'affrontent les marins anglais et français, des intrigues échevelées se déroulent aussi subtiles dans le domaine des sentiments que dangereuses dans les allées tortueuses du pouvoir. Les idéologies comme les passions se bousculent encore dans une France à peine sortie de la Terreur et qui vit sous la férule d'un petit homme adulé ou honni, qui va devenir empereur. Séduisant héros d'une époque nouvelle, Donatien Lachance saura-t-il sauver ses amis sans sacrifier sa carrière ?

  • Les nouvelles aventures de Donatien Lachance, détective de Napoléon.Dans la France de 1804, la politique est-elle autre chose que le règne de la violence et du cynisme ? Malgré son trouble passé de révolutionnaire sous la Terreur, Donatien Lachance voudrait le croire. Mais, lors d´une fête à La Malmaison, sa vie prend un nouveau tournant et il se trouve plongé dans les secrets sanglants du régime consulaire. Bonaparte confie à celui qu´il considère comme son meilleur policier la mission de déjouer un complot chouan mené contre lui par Cadoudal. Le même soir, il rencontre Aurore de Condé qui autrefois a aimé le duc d´Enghien. Elle le séduit sans délai.

    Donatien remonte la filière des royalistes financés par l´Angleterre. Il tombe amoureux d´Aurore, mais celle-ci se révèle sa meilleure ennemie : elle est liée à Cadoudal et participe à son projet d´enlèvement du premier consul. Le chef chouan est pris après une filature complexe.

    Accusé de faire partie du complot - et bien qu´il soit innocent -, le duc d´Enghien est arrêté et exécuté pour des raisons politiques sur ordre de Bonaparte. Aurore prend la fuite.

    Donatien est couvert d´éloges mais il lui semble avoir tout perdu : sa maîtresse, sa femme, le goût de son métier et l´estime de soi. Heureusement pour lui, Fouché veille.

  • Monsieur le président, Souffrez que je commette une impertinence : celle de définir votre règne. Il ne suffit plus, en effet, de dénoncer votre méthode de gouvernement. C'est devenu un sport national. Non, il faut maintenant en saisir le sens global. Qu'est-ce que le sarkozysme ? Voilà la question que nos concitoyens se posent, avec curiosité à l'origine, avec angoisse aujourd'hui. Source d'amusement dans les premiers mois, vos écarts sont devenus si étranges qu'ils jettent un doute général sur la présidence. Une hypothèse court dans toutes les têtes : le sarkozysme est peut-être un vaste malentendu, une erreur originelle, un couac de distribution.
    Le but de ce livre est de démontrer que votre mouvement d'ensemble n'est pas douteux. Vos convictions, maintes fois affirmées dans vos livres et vos innombrables discours, forment un noyau idéologique bien identifié. Fondé sur les valeurs les plus anciennes de la centralisation politique et de la solidarité avec le capital, le sarkozysme est avant tout un autoritarisme droitier inédit en France depuis des lustres. La rupture dont vous vous réclamez, c'est la rupture avec le progressisme relatif qui animait la classe politique depuis la Libération, même au sein du camp conservateur. Quoique né dans le parti du Général, vous en avez oublié les principes pour les troquer contre un néo-conservatisme qui nous renvoie au double héritage de Louis-Philippe, pour la fascination de la richesse, et des Bonaparte pour la méthode d'exercice du pouvoir. Je crains maintenant que vous vous entêtiez dans cette voie néfaste. Il est donc temps de le dire avec éclat : le roi va régner encore pour quatre ans. Mais le roi est nu.

  • En 1940, Winston Churchill crée le SOE, le Special Operations Executive, une armée clandestine constituée de quelques milliers d´agents franco-britanniques appelés à mener en Europe un combat contre les nazis qui n´a pas grand-chose à voir avec une «guerre de gentlemen». Dans ses rangs, un agent secret pas comme les autres: la princesse Noor Inayat Khan, une beauté métissée, dotée d´une intelligence, d´une sensibilité et d´un courage remarquables.Née au Kremlin, de mère américaine et de père indien grand maître de musique et de philosophie soufies, harpiste reconnue, poétesse, Noor n´était pas prédestinée à jouer un rôle actif dans les armées clandestines de la résistance britannique. Fidèle aux idéaux de paix et d´amour de l´enseignement soufi, incapable de mentir, elle refusa toujours de tuer et d´apprendre à utiliser une arme. Elle devint pourtant une héroïne - méconnue - de la Seconde Guerre mondiale.Laurent Joffrin, intéressé depuis toujours par l´histoire du débarquement et celle de la Résistance en particulier, s´est passionné pour cette jeune femme. Fasciné par son histoire, par sa beauté et par son courage, il a décidé de la faire revivre dans un grand livre.

  • La « gauche caviar »... Est-ce une fausse gauche qui dit ce qu´il faut faire et qui ne fait pas ce qu´elle dit ? Une tribu frivole et tartuffe qui aime le peuple et se garde bien de partager son sort ? Pis encore, est-ce qu´elle n´introduirait pas, en douce, les réflexes des classes bourgeoises au sein du mouvement progressiste ? Ces gens-là seraient des traîtres, tout simplement.
    Dans un pamphlet polémique et historique, Laurent Joffrin analyse ce phénomène apparemment superficiel qui a joué un grand rôle et souvent fait la différence dans le jeu politique, en France comme ailleurs. La gauche caviar irrite, certes, mais constatons qu´elle a toujours reçu les renforts de nombreux bourgeois riches et éclairés. Qu´ils ont souvent dirigé des partis de gauche, servi la classe ouvrière, oeuvré pour le progrès et qu´ils furent constamment pour les socialistes un éclaireur, une aide, un compagnon. De Voltaire à Zola, de Victor Hugo à Kennedy, de Philippe d´Orléans à Keynes, la gauche caviar a été composée d´hommes et de femmes de qualité, d´une efficacité décisive et qui eurent une fonction essentielle dans la marche des événements.
    En 2006, qu´en est-il ? L´argent-roi depuis les années 1990 a entraîné derrière lui et dans les tourbillons de la mondialisation une gauche caviar qui s´est peu à peu coupée des réalités. Le reste de la population s´est replié dans la condamnation d´une modernité toujours plus injuste. Et la gauche caviar a abandonné son rôle de charnière, c´est-à-dire son rôle historique. Il faut sonner l´alarme pour fermer la porte à tous les populismes et séparer clairement les partisans du progrès et ceux du conservatisme. C´est le but de ce livre.

  • Si les socialistes veulent gagner les élections du printemps 2007, ils doivent enfreindre leur catéchisme ordinaire, devenu inadapté à une société où le peuple n´est plus une "masse exploitée" mais un ensemble beaucoup plus diversifié. Pour ne pas aborder le XXIe siècle avec des idées du XIXe, le socialisme moderne doit devenir le socialisme de l´individu et explorer d´autres voies, en cessant de promouvoir une gauche rêvée au détriment d´une gauche réelle.
    L'État a pour mission de servir les citoyens. Le service des plus modestes suppose le respect à leur égard. Le marché doit être combattu quand il nuit aux travailleurs et il doit être utilisé quand il les sert. L'action contre le chômage exige un traitement personnel plus précis et exigeant que le versement de prestations. La retraite ne saurait être une frontière unique et indifférenciée mais un ensemble de droits modulés selon les individus...
    Si le socialisme incarne le refus toujours vivant de l'injustice capitaliste, il est le prolongement de la démocratie et non son dépassement. Il ne peut pas représenter une utopie qui empêche la gauche de devenir moderne et sa tâche est digne d'engagement : l'invention d'une politique neuve, la réforme d'une démocratie malade, la construction d'une société toujours plus juste.

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