Éditions David

  • Le défi de la fragilité se veut un hommage et un témoignage à l'oeuvre critique de François Paré qui a influencé plusieurs générations de chercheurs impliqués dans les études des minorités au Canada et à l'étranger. Les articles, signés tant par des spécialistes reconnus que par des chercheurs émergents, témoignent de l'intérêt continu et toujours très vif que suscitent les propositions de l'auteur des Littératures de l'exiguïté (1992, prix du Gouverneur général). En prolongeant ses réflexions et en les mettant à l'essai sur des corpus de la Renaissance, de la Nouvelle-France, de l'Acadie, du Québec, de l'Ontario, des Caraïbes, de l'Afrique subsaharienne, ou encore de la littérature kurde, les auteurs participant à ce collectif démontrent la productivité des concepts « paréens », ainsi que la diversité de leurs applications. Le livre se divise selon quatre axes d'enquête : l'Ancien Régime; les fragilités; la conscience et l'oubli; et l'exiguïté, concept mondialisable.
    Ont contribué à cet ouvrage : Gerardo Acerenza (Università degli Studi di Trento), Dersim Barwari-Kamil (Université McMaster), Ariane Brun del Re (Université de Montréal), Philip Collington (Niagara University), Tara Collington (Université de Waterloo), Andréanne R. Gagné (Université du Québec à Chicoutimi), Lucie Hotte (Université d'Ottawa), Laté Lawson-Hellu (University of Western Ontario), Élise Lepage (Université de Waterloo), Johanne Melançon (Université Laurentienne), Francois Paré (Université de Waterloo), Marie-Christine Pioffet (Université York), Guy Poirier (Université de Waterloo), Pascal Riendeau (Université de Toronto), Pamela V. Sing (Université de l'Alberta), Jimmy Thibeault (Université Sainte-Anne), Emmanuelle Tremblay (Université de Moncton).

  • Bien que la littérature pour la jeunesse n´existe à proprement parler que depuis 1920, année de la fondation de la revue L´Oiseau bleu, son histoire remonte aux origines de la Nouvelle-France, avec le livre religieux et didactique destiné aux enfants. Le présent ouvrage retrace l´histoire de cette littérature au Québec et dans les régions francophones du Canada.
    On trouvera dans ces pages, outre une évocation du patrimoine populaire de l´enfance (contes, comptines et chansons), un panorama des genres didactiques (biographies et hagiographies), une analyse de la production romanesque de 1920 à nos jours et une étude de l´album et de l´illustration.

  • Durant une grande partie de sa vie, de 1923 à sa mort, Félix-Antoine Savard a été hanté par une oeuvre qu´il n´aura finalement jamais achevée. Inspirée par la lecture de l´Evangeline de Longfellow, Les Acadiennes a d´abord été conçue par l´auteur de Menaud maître-draveur comme un long poème épique, avant d´évoluer, avec l´introduction d´un choeur, vers une forme de tragédie ou de drame lyrique.

    Passionné par l´oeuvre de Félix-Antoine Savard, dont il avait déjà signé une édition critique de Menaud maître-draveur, Yvan Lepage a voulu retracer la genèse de cette oeuvre en reconstituant patiemment les différents fragments laissés par son auteur. Décédé en mai 2008 avant d´avoir pu publier ce travail, il confiait à sa conjointe, Françoise Lepage, le soin de mettre en forme le manuscrit laissé sur sa table de travail.

    Françoise Lepage réunit donc dans le présent ouvrage les divers éléments du dossier auxquels elle apporte quelques précisions utiles à la présentation du texte et non à son contenu. Ce livre éclaire la genèse des Acadiennes tout en soulignant le souci de rigueur et de perfection qui animait l´écrivain.

  • Un homme traverse un désert. Deux amies partent en excursion. Un éleveur de chevaux quête son chemin vers l´hippodrome. Une foule se fait parachuter des billets de loterie. Au début, tout semble vraisemblable... Et puis, soudain, une faille - un regard différent, une attention autre, une logique détournée, un ancrage précis - et nous voilà entraînés malgré nous dans une histoire bien étrange.

    Côtoyant tantôt l´absurde, tantôt l´horreur, la fantaisie ou le mystère, les nouvelles réunies dans ce recueil s´amusent, dans un style juste et délicat, à nous surprendre, parfois à nous confondre, pour nous faire réaliser que la vie n´est pas toujours aussi ordinaire qu´on croit.

  • Comment écrire les lieux de confins que sont tout à la fois la campagne, la forêt, la petite ville et le Nord ? Cette question se pose avec d'autant plus d'acuité que l'entrée de la littérature québécoise dans la modernité a été fortement associée à la ville, alors que les régions étaient identifiées à un héritage littéraire et idéologique passéiste. À travers l'étude des oeuvres de Pierre Morency, de Pierre Nepveu et de Louis Hamelin, cet ouvrage montre comment la subjectivité élabore une attitude réflexive propice à l'écriture et qui permet de reconsidérer la place qu'occupent les espaces marginaux dans l'imaginaire contemporain.

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