• On le sait : la prison est devenue une école de la criminalité. Incarcérés pour des délits mineurs, nombreux sont les détenus à récidiver, alors que la prison devrait, au contraire,donner à des individus coupables envers la société les moyens de se réhabiliter et de trouver leur place dans la collectivité. Or, une prison qui enferme, surveille et infantilise peut-elle préparer à la sortie ?
    Loïk Le Floch-Prigent plonge aux racines du problème pénitentiaire français pour en délinéer les causes - des prisons surpeuplées, soumises au diktat du tout sécuritaire, fermées à tout contact extérieur - et trouver la voie de sa résolution dans les exemples étrangers et les initiatives locales déjà existantes.

    Le double regard de l'industriel et de l'ancien détenu sur l'urgente refonte du système carcéral français, analysé et commenté par plusieurs acteurs de terrain : directeurs de prison et de centres de réinsertion, éducateurs, aumôniers et magistrats.

  • « Je ne m'appelle pas Loïk Affaire Elf, ni Le Plouc Fringant ; je m'appelle Loïk le Floch-Prigent. » C'est sur ces mots que s'ouvrent les mémoires de celui qui a été l'un des hommes clefs de l'économie française sous le second mandat de François Mitterrand, avant de se retrouver au centre du procès du dossier Elf. Et c'est la première fois qu'il revient sur l'ensemble des circonstances de cette affaire comme sur son épilogue. De son enfance à Guingamp dans le « Trégor » à sa gouvernance de grandes entreprises (Rhône-Poulenc, Elf, SNCF, GDF) en passant par sa récente incarcération à Lomé - du 16 septembre 2012 au 26 février 2013, au prétexte qu'il aurait été le chef d'un complot ayant ruiné un partenaire émirati, rocambolesque mésaventure dont il a craint de ne jamais ressortir libre et vivant -, qui est réellement Loïk Le Floch-Prigent ? Pour quelle raison le Président Mitterrand l'avait-il surnommé « le mouton noir » ? Jusqu'à quel point l'hostilité des énarques et polytechniciens a-t-elle pu lui nuire ? Pourquoi s'est-il laissé abuser par de proches collaborateurs ? Qui a fomenté le piège tendu le soir de son enlèvement à Abidjan et de son « transfert » en toute illégalité à Lomé ? C'est à ces questions que tente de répondre cette autobiographie. Où, à l'appui d'un examen de conscience sans complaisance ni faux-semblant, l'on découvre un homme très différent de l'image qu'on n'a cessé de lui donner, à la fois stratège de la France scientifique, technique et industrielle, humaniste et Breton.

  • L´affaire Elf est devenue une affaire d´État. Et une affaire d´État n´est jamais l´affaire d´un seul homme. Pourtant un seul homme semble, depuis le début de l´instruction, en être la victime expiatoire, l´un de ses anciens présidents, Loïk le Floch-Prigent. Muré dans un silence qu´il jugeait de bon sens depuis sa mise en examen et ses six mois de détention provisoire, espérant que la justice ferait son travail d´investigation et qu´il ne serait plus le coupable désigné d´avance d´un système mis en place sous le général de Gaulle, Loïk le Floch-Prigent s´est décidé enfin à livrer ici - aux lecteurs, à la presse et à la justice - quelques vérités négligemment oubliées dans les tiroirs de l´instruction.


    « La fête est finie », déclare l´ancien PDG. « Les masques vont tomber ». Loïk Le Floch-Prigent veut sortir aujourd´hui la tête haute de la nasse où l´instruction l'a mis depuis le début de l´affaire en 1996, concentrant sur lui un dossier à charges où les intérêts politico-financiers sont le nerf de la guerre. Loïk Le Floch-Prigent a été manipulé, il le sait. En prison et durant les six années d´instruction, il a eu le temps d´y réfléchir.



    Dans ce livre d´entretiens avec Éric Decouty, journaliste au Figaro, il dénoue les fils d´une toile de mygale tissés en réseaux puissants. L´auteur sait qu´avec ses révélations, il prend des risques et met sa vie en danger. Mais il est des vérités qu´il est décidéà ne pas emporter dans sa tombe.

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