• Dans les décennies 1880-1900, au coeur d'un paysage bouleversé par le développement industriel, un pessimisme qualifié de « fin-de-siècle », marqué par la défaite de 1870, puis par les scandales financiers et politiques, domine les esprits. Se déclarer « névrosé » n'est alors nullement péjoratif mais, bien au contraire, à la mode.

  • Sursauts, angoisses, souvenirs obsédants, visions hallucinées, cauchemars, repli sur soi : tels sont les principaux symptômes dont souffrent tous ceux qui ont vécu l'enfer de la guerre. Pour les combattants comme pour les civils se pose alors la question : peut-on oublier ? Peut-on guérir des violences psychiques de la guerre ? et comment ? Parvenir à parler authentiquement de cette indicible expérience, n'est-ce pas l'unique solution permettant de l'assumer pleinement et de trouver, enfin, l'apaisement ? Louis Crocq a été psychiatre des armées, professeur associé de psychologie pathologique à l'université Paris-V et président de la section militaire de l'Association mondiale de psychiatrie. Il a fondé le réseau de cellules d'urgence médico-psychologique qui, dans toute la France et à l'étranger, dispense les premiers soins aux victimes d'attentats, de catastrophes, de guerres.

  • Passant en revue cinquante-et-un célèbres récits de guerre échelonnés sur trois millénaires de l'histoire de l'Occident, Louis Crocq en propose une lecture péritraumatique, c'est-à-dire une lecture circonscrivant les traumatismes psychiques éprouvés par les auteurs au cours des combats qu'ils relatent. Il distingue, eu égard au trauma, quatre sortes de récits de guerre : L'énonciation spontanée et désordonnée du vécu de frayeur et d'horreur du combattant ; Le souvenir-témoignage, rédigé longtemps après les faits ; La transposition romanesque ; La forme poétique, poème ou épopée.

  • Au lendemain de l'armistice du 11 novembre 1918, toute la France honora ses morts et glorifia ses héros. Mais, si les blessés physiques furent reconnus, soignés et pensionnés, qu'en fut-il de ceux qui en avaient été « quittes pour la peur » ? Qu'en fut-il de ceux qui s'étaient trouvés ensevelis sous leur abri écrasé par les obus ennemis, qui avaient assisté horrifiés au spectacle de leurs camarades déchiquetés par les shrapnells, qui attendaient de monter à l'assaut alors que, derrière le parapet de la tranchée, ils voyaient ceux qui les devançaient s'écrouler un à un sous les tirs des mitrailleuses allemandes ? De ceux-là, les blessures demeurèrent négligées, voire niées. Une fois la paix revenue, chacun s'en retourna à ses occupations et à ses plaisirs, infligeant à ces blessés invisibles ce deuxième trauma qu'est l'indifférence. Ce livre leur rend justice et montre à travers la grande richesse des tableaux cliniques comment l'approche des psychiatres a évolué, faisant progressivement primer l'hypothèse du choc émotionnel sur celle de la commotion physique. Comment, peu à peu, s'est imposé le concept de « névrose traumatique de guerre » qui rendait compte de la durée des symptômes et ouvrait à des méthodes thérapeutiques plus humaines. ?Louis Crocq est psychiatre des armées et professeur de psychologie à l'université Paris-V. Il a créé les cellules d'urgence médico-psychologique au lendemain de l'attentat de la station du RER Saint-Michel en 1995. Il est l'auteur de nombreux ouvrages, dont Les Traumatismes psychiques de guerre. 

  • De tous temps, les humains ont demandé au rêve la guérison de leurs maux. Dans l'Antiquité gréco-romaine, cette pratique de l'« onirothérapie » était courante. Plus tard, Freud découvrit la fonction essentielle des rêves, qui était alors de satisfaire dans l'imaginaire un désir resté inassouvi dans la vie réelle. Cet ouvrage revient sur l'histoire de cette pratique, analysant notamment le somnambulisme artificiel, l'hypnose ou encore le rêve éveillé, et ce afin de traiter les troubles psychiques et psychosomatiques.

  • Crises internationales, politiques, sociales, financières, économiques, pandémies, catastrophes, attentats, prises d'otages, et, plus couramment, crises dans l'entreprise... Chacune se déroule sous stress pour le dirigeant, les cadres, la population. Comment gérer ce stress et surtout prendre les bonnes décisions ?Trois experts ont mis en commun leur expérience pour élaborer ce manuel pratique des conduites à tenir, depuis l'instauration d'une culture de crise en amont jusqu'au débriefing psychologique de fin de crise. Un livre qui s'adresse à tous ceux qui, responsables de collectivités publiques ou privées, ont ou auront à affronter des situations d'urgence. Un livre clé pour se préparer à affronter l'urgence, l'imprévisible et même l'inimaginable. Louis Crocq, psychiatre des armées et professeur de psychologie, enseigne à l'université Paris-V. Il est le créateur des cellules d'urgence médico-psychologique et a été consultant au secrétariat général de la Défense nationale. Il est l'auteur des Traumatismes psychiques de guerre. Sophie Huberson, philosophe, spécialisée dans la gestion du risque et de la sécurité, est délégué général du Snelac et professeur associé à l'université de Cergy-Pontoise. Benoît Vraie est responsable de l'offre de management des crises dans un cabinet de consulting.

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