• Rue des Pignons, Fanfreluche, Deux Femmes en or, Grande Ourse, 19-2... des générations de spectateurs ont pu apprécier au petit et au grand écran le talent de Louise Turcot. Mais la comédienne est avant tout une femme de théâtre. Depuis sa sortie du Conservatoire d'art dramatique de Montréal, en 1965, elle s'est illustrée dans un nombre ébouriffant de rôles et dans tous les registres, de Corneille à Tennessee Williams, d'Arthur Miller à Marivaux. 

    Formation, auditions, vie de tournée, rapport aux textes et aux personnages, recherche de l'équilibre entre carrière et vie familiale, adaptation au passage du temps: Louise Turcot explore toutes les facettes de son métier d'actrice. Drôles, sincères et clairvoyantes, ses lettres disent sans fard la vérité d'un « foutu métier » dont elle est restée aussi éperdument amoureuse qu'à ses premiers pas sur les planches. Elle est également romancière et auteure de livres pour la jeunesse.

  • Quand Arthur apprend que Papi et Mamie ont décidé de vendre leur chalet, cest la catastrophe. Comment est-ce possible? Cest le chalet dArthur, son lac, sa forêt magique quil a tant parcourue en compagnie de la chienne Margaux et où il a inventé tant daventures! Et la forêt, cest surtout la demeure du dragon, celui qui crache du feu. Un récit émouvant où défilent les différentes saisons de lenfance.

  • Je vis seule avec ma mère.
    Mon père nous a quittées quand j'étais enfant. Je n'ai aucun souvenir de l'époque où il vivait avec nous. Il réapparaît chaque année pour mon anniversaire, mais jamais à la date précise où je suis née, comme s'il l'avait oubliée. Ma mère dit que mon père est un homme très occupé. Il se pointe en général une ou deux semaines plus tard. Les choses se sont passées ainsi pour mes dix ans, mes onze ans, mes douze ans, et pour mes treize ans, ce ne sera sûrement pas différent. D'habitude, il stationne sa voiture sport de l'autre côté de la rue, là où c'est interdit. Il s'assoit au salon dans le fauteuil à une place et se lance dans un long monologue que ma mère et moi écoutons en silence. Il parle de la température, de ses voyages, de ses romans, de ce qu'on a écrit sur lui dans les journaux. Ma mère montre des signes évidents de nervosité. Elle fait tourner son alliance autour de son doigt, anneau brûlant qu'elle s'obstine à porter et dont il s'est sans doute débarrassé il y a longtemps. Moi, je me contente de l'observer.

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