• Séquences inaugure, à l'orée de sa 60e année, une édition désormais tout en couleurs. Élégante et digne façon de célébrer l'oeuvre de Federico Fellini, dont la vie et les films sont analysés et commentés dans un riche dossier de dix-huit pages. Un hommage à Michel Brault, disparu en septembre 2013, trouve aussi une place dans ce numéro. Plusieurs entrevues essaiment la section « Gros plan », dont celle avec Atom Egoyan pour son plus récent film Devil's Knot, un drame labyrinthique puissant présenté lors du dernier FNC. Puis, la jeune réalisatrice Rebecca Zlotowski nous parle de son deuxième opus Grand Central, tandis que Tahar Rahim, tête d'affiche du film avec Léa Seydoux, expose sa vision des personnages qu'il a incarné depuis sa révélation dans Un prophète (J. Audiard) en 2009.

  • Séquences sait toujours nous réjouir avec un sommaire bien garni et varié. D'abord, un incontournable de l'automne : Le démantèlement (en couverture) de Sébastien Pilote. La revue nous offre sa critique du film ainsi qu'un entretien avec le réalisateur. Des entrevues avec Abdellatif Kechiche (La vie d'Adèle - Chapitres 1 & 2), Marion Vernoux et Fanny Ardant (respectivement la réalisatrice et l'actrice principale des Beaux jours) retiennent notre attention. Dans la section « Panoramique », les festivals de films d'Angoulême, de San Sebastián et Fantasia font l'objet de comptes-rendus tandis que la programmation est FFM est analysée durant neuf pages détaillées.

  • Le numéro d'automne de Séquences met en couverture Juliette Gosselin et Émile Schneider, héros romantiques d'Embrasse-moi si tu m'aimes. Le film s'illustre dans la critique principale signée Luc Chaput, et Élie Castiel a également rencontré l'enfant terrible André Forcier. Autre entrevue de ce numéro : Aliocha Schneider, acteur du moment et à l'affiche du Closet Monster de Stephen Dunn. Des sorties récentes ou à venir (Juste la fin du monde, Notre petite soeur, Les Cowboys, The Neon Demon) se taillent une place de choix de la section Gros plan, suivies de recensions d'ouvrages consacrés à Todd Haynes ou Pedro Almodóvar. Malheureusement particulièrement fournie, la rubrique Salut l'artiste, dédiée aux disparus, renferme un hommage substantiel à Michael Cimino. Côté exposition, Julie Vaillancourt nous propose de faire vibrer notre fibre contestataire avec une visite virtuelle de 25 X la révolte d'Hugo Latulippe, présentée au Musée de la Civilisation de Québec jusqu'en mars prochain.

  • Le nouvel opus d'Apichatpong Weerasethakul, Cemetery of Splendour, incarne une oeuvre soutenue qui ne cède en rien aux multiples formes fictionnelles en vogue aujourd'hui. Cette couverture prouve à quel point Séquences continue, depuis ses débuts, d'être solidaire d'un cinéma autre qui se veut innovateur, qui propose de nouvelles lectures des images en mouvement, mais surtout, qui engage activement le spectateur cinéphile à repositionner ses habitudes, à ajuster son regard et à se compromettre dans un rapport à l'écran à la fois complice et solidaire. C'est ce que ce numéro cherche à faire : vanter les mérites des cinéastes qui osent. C'est dans cet ordre d'idées que la revue nous offre un entretien avec Michel La Veaux, réalisateur du documentaire hors-norme Hôtel La Louisiane, ainsi que des critiques de Truman, le nouveau film de Cesc Gay gagnant de 5 Goyas, de Youth de Paolo Sorrentino et de Every Thing Will Be Fine de Wim Wenders, entre autres.

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