• Préface de Charlotte Herfray La lecture des Séminaires de Lucien Israël nous invite à nous laisser porter par les associations signifiantes qui rendent la pensée vivante, aboutissant à la constatation que fait notre auteur à propos de la fonction de l'analyse (« La parole crée le sujet ») dont il nous dit qu'elle est « de renouveler non pas les voeux, mais les désirs, c'est-à-dire renouveler l'expérience de la perte ». Et, mine de rien, du lieu le plus secret du creuset de sa propre expérience, il ajoute qu'« en renonçant à tout signifié, c'est cela qu'en dernier lieu, on appellera la castration ». Et pour couronner le tout, il nous livrera que « le problème n'est pas de donner un sens à la vie. Il est de donner un sens à la mort ».

  • Cet ouvrage témoigne d'une tresse, celle de la naissance d'un clinicien de génie, ivre de culture, toujours en quête de l'hystérisation du discours.  Cet ouvrage comporte des textes majeurs de Lucien Israël, inédits (ou épuisés). Dans ces écrits cliniques très actuels et riches d'enseignement(s), il se révèle en tant qu'homme et en tant que praticien de la psychanalyse. Toute personne ayant quelque lien avec la psychanalyse y trouvera matière à émerveillement et questionnement.

  • L'enseignement de Lucien Israël permet de suivre le cheminement qui l'a mené de la neurologie à la psychanalyse et à sa transmission. En s'adressant aux médecins, il poursuit l'objectif, nettement exprimé, de subvertir l'Ordre Médical en y restituant la place légitime du « désir ». Ce livre présente chronologiquement un choix de textes, publiés dans des revues spécialisées aujourd'hui introuvables, qui mènent de la médecine à la psychanalyse en passant par la psychosomatique, encadré d'un travail éditorial rigoureux de présentation et de commentaires.Les différents articles restituent, autant que faire se peut, la vie même de son discours, en train de se déployer, une parole vivante d'un psychanalyste loin du jargon, si souvent rébarbatif pour celui qui n'est pas du sérail. Lucien Israël était médecin, psychanalyste à Strasbourg.

  • Cet ouvrage, paru en 1989 chez Denoël, est considéré comme un " classique " de l'enseignement de la psychanalyse. L'auteur y propose une mise en perspective clinique qui l'amène à réinterroger les liens actuels de la psychiatrie et de la psychanalyse, le devenir de l'hystérie, les aléas du transfert, le sort de nos amours et l'avenir de nos théories dans leur confrontation avec la pratique quotidienne. À chaque fois, selon son style inimitable, Lucien Israël privilégie la parole qui nous éveille à nous-même.

  • Lucien Israël était d'abord une voix et une parole. Peut-on transcrire cette parole ? Nous en faisons le pari car elle invite à franchir le pas qui nous ouvre un en deçà et un au-delà de la lettre . De même fait-il avec Détruire dit-elle de Marguerite Duras où il triture et torture le texte pour le faire parler... dans la langue qui bruisse au plus profond de nous-mêmes, où les associations ne suivent pas la logique de la raison, où le pas sérieux côtoie le plus sérieux , où les messages sont polysémiques et où le fil rouge de l'éthique la plus humaniste lie l'ensemble. Ces deux séminaires inédits où s'entrecroisent l'amour, la haine, la mort, la jouissance, etc., font suite au séminaire Pulsions de mort (Arcanes, 1998).

  • En prenant pour cible les idéaux de la société contemporaine (racisme, sexothérapies, condition-nements...), l'auteur situe en opposition le message de l'hystérique et les effets possibles du clivage du sujet. Il va écouter le pervers raté , celui qui est trahi par la composante de névrose qu'il recèle, et différencier trois positions structurales. A partir de l'histoire de René, l'auteur précise la place de l'ennui et de la tristesse chez l'enfant et les effets du désir de la mère dans la création du fantasme et la production de la folie. Une réédition des deux premiers séminaires de l'auteur.

  • Le professeur Israël remet en question la médecine telle qu'elle est enseignée et pratiquée aujourd'hui. Alors que le devoir du médecin est de servir le malade, les modalités de sa sélection et de sa formation, les réglementations bureaucratiques à la recherche d'économies nécessaires, l'entraînent vers de graves dérives et compromettent à la fois l'homme et la profession. "J'appartiens à la cohorte des hommes de terrain que jamais aucun décideur n'a consultés, ni sur l'organisation des études, ni sur l'allocation des sommes consacrées à la santé, à la recherche, à l'enseignement, ni sur la distribution des soins, ni sur la moralisation de la profession, et je profite de l'occasion qui m'est offerte pour rappeler quelques valeurs. En particulier, celle de la vie humaine et sa dangereuse mise en cause par la revendication d'une euthanasie médicale."

  • Le professeur Israël remet en question la médecine telle qu'elle est enseignée et pratiquée aujourd'hui. Alors que le devoir du médecin est de servir le malade, les modalités de sa sélection et de sa formation, les réglementations bureaucratiques à la recherche d'économies nécessaires, l'entraînent vers de graves dérives et compromettent à la fois l'homme et la profession. "J'appartiens à la cohorte des hommes de terrain que jamais aucun décideur n'a consultés, ni sur l'organisation des études, ni sur l'allocation des sommes consacrées à la santé, à la recherche, à l'enseignement, ni sur la distribution des soins, ni sur la moralisation de la profession, et je profite de l'occasion qui m'est offerte pour rappeler quelques valeurs. En particulier, celle de la vie humaine et sa dangereuse mise en cause par la revendication d'une euthanasie médicale."

  • Pulsions de mort

    Lucien Israël

    Préface de Jean-Richard Freymann et Nicole Kress-Rosen Pour aborder ce concept freudien difficile à articuler à la clinique, l'auteur passe par l'examen de la Schadenfreude, « le plaisir qu'il y a à voir crever les autres », dans lequel il traite du sadisme et du masochisme, mais aussi de bien d'autres thèmes qui lui sont familiers, comme la sexualité, l'amour, le sort de la femme, le fantasme inconscient, avec la liberté de ton qu'on lui connaît.

  • Après trente-cinq ans voués à déchiffrer, à enseigner, à combattre le cancer, Lucien Israël nous livre des conclusions inédites sur la nature de la maladie et sa place dans l'évolution des espèces et des individus: il nous propose d'autres façons de la comprendre et de l'aborder.
    Eradiquer le cancer comme on l'a fait pour la plupart des maladies infectieuses, écrit le célèbre cancérologue, est illusoire. Car il s'agit d'une maladie liée à l'âge et à l'usure de nos défenses. Les cellules de notre organisme, qui accumulent les agressions au fil des années, n'ont que deux options: la mort ou la révolte, c'est-à-dire la transformation cancéreuse. Il n'est donc pas plus possible d'interdire le cancer que la vieillesse. En outre, explique Lucien Israël, les cancers ne sont pas le résultat de hasards génétiques, mais la réexpression d'un formidable programme de survie de nos cellules, hérité des bactéries qui ont triomphé de trois milliards d'années d'agressions, antibiotiques compris.
    Ce que montre ce livre, c'est qu'on doit pouvoir obtenir vis-à-vis des cancers le même effet de prévention, de freinage et de contrôle que celui obtenu dans les pays avancés vis-à-vis de l'âge. Mais pour y parvenir, il faudra modifier profondément les stratégies thérapeutiques et l'abord même de la maladie. C'est dans cette perspective que l'auteur expose ses désaccords avec les vues et les pratiques ambiantes, et formule des propositions nouvelles qui rouvrent le débat.
    Membre de l'Institut, professeur émérite de cancérologie, chef du service de cancérologie du C.H.U. Avicenne de 1976 à 1995, Lucien Israël est un cancérologue de renommée internationale. Outre de nombreuses publications scientifiques, il est l'auteur notamment de Cancer, les stratégies du futur (1989), de Vivre avec un cancer (1992) et de La Vie jusqu'au bout (1995).

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