Littérature générale

  • 86, année blanche

    Lucile Bordes

    Au printemps 1986, le monde découvre Tchernobyl. Sous le nuage radioactif qui traverse l'Europe, trois femmes se racontent. Lucie, dans le sud de la France, se demande s'il va passer la frontière et bouleverser sa vie d'adolescente. Ludmila, dans la ville ultramoderne qui jouxte la centrale, veut croire que tout est sous contrôle dans l'invincible URSS. Ioulia, à Kiev, rêve d'indépendance et de son jeune amant français. Un moment crucial pour chacune d'entre elles, un moment crucial de notre Histoire. Trente ans après la catastrophe de Tchernobyl, Lucile Bordes se souvient de la peur, de l'attente et du silence. Dans une langue affûtée et poignante, elle dit aussi l'amour, l'engagement et le sens du sacrifice.

  • Décorama

    Lucile Bordes

    Une ville de bord de mer rongée par le béton en barres, quoi de plus banal ? Georges, quadragénaire légèrement obsessionnel, ne parvient pourtant pas à s'y faire et rêve de quitter son métier d'agent immobilier. A contrario du mouvement général, municipalité en tête, qui mise tout sur les constructions modernes depuis que les chantiers navals ont fermé. Justement, une place de gardien de cimetière se libère. Un boulot parfait pour se mettre à l'abri de l'agitation du monde et apaiser ses névroses. Mais le jour où les promoteurs envisagent de raser l'immeuble de ses grands-parents pour réaliser une résidence de standing, les « Corniches d'Azur », Georges replonge. Et ce d'autant qu'il a logé dans un appartement de cet immeuble Pénélope, ex-copine de lycée, aujourd'hui jeune veuve pleine de ressources...
    Dans le décorama grandeur nature que constitue sa ville, Georges superpose dans sa tête l'ancien au neuf, applique sur les murs les décalcomanies de ses souvenirs et de ses chimères.
    On retrouve toute l'originalité et la subtilité de l'écriture de Lucile Bordes dans ce roman décalé à souhait. Un conte féroce et burlesque sur la mémoire des lieux et la manière dont ils peuvent nous piéger.

  • Sait-on jamais tout de ses proches? Une jeune femme traque les indices discordants dans la biographie lisse de son grand-père, un instituteur au soir de sa vie. Remontant la piste d'un piano silencieux et de vieilles partitions de films muets, elle exhume un passé familial insoupçonné, celui d'une célèbre dynastie de marionnettistes forains. La voici dépositaire du monde féerique du Grand Théâtre Pitou. Auguste, un garçon épicier fasciné par les saltimbanques, l'a fondé en 1850. Son fils Émile, virtuose du trucage et de la mise en scène, a fait sa gloire. La troisième génération, lassée d'une vie nomade, a tenté l'aventure du cinéma. Mais au final, pour la narratrice et son grand-père, dernier Pitou au bout de la route après cent cinquante ans, ce sont toujours les marionnettes qui tirent les ficelles. En privilégiant l'ellipse sur la précision historique, Lucile Bordes brosse dans ce roman plein de fantaisie le parcours d'une famille hors du commun, la sienne.

  • Les articles de cet ouvrage, écrits par des spécialistes d'horizons divers, apportent à la question des registres dits « littéraires » un éclairage nouveau. Les registres y sont considérés comme des actes de langage à part entière et envisagés dans leur dimension illocutoire. Chacun montre, sur un corpus précis, comment les registres, une fois « dé-figés » et dégagés d'une vision perceptive codifiée, participent à la construction du sens, à la dynamique du discours, voire à l'émergence du style.

empty