• Chaire européenne 2018-2019
    En 2007-2015 a sévi la pire récession et la pire crise financière de l'après-guerre. Les banques centrales de toutes les juridictions ont dû intervenir avec des politiques monétaires non conventionnelles qui dépassent les frontières entre action monétaire, fiscale et financière. La Banque centrale européenne, en tant que banque centrale sans État, a dû faire face à des défis très particuliers et difficiles. La crise a donc constitué un test de robustesse du cadre général de la politique monétaire de l'Union monétaire européenne face à l'instabilité financière et à de grands chocs cycliques. Aujourd'hui, vingt ans après la création de l'euro, évaluer le cadre de cette politique monétaire est nécessaire, non seulement pour évaluer l'avenir de la zone euro et éclairer sous un jour nouveau ce que sont les réformes clés de sa gouvernance.
    Lucrezia Reichlin est économiste et enseigne à la London Business School. Première femme à avoir dirigé le département de la recherche de la Banque centrale européenne (2005-2008), elle est une spécialiste réputée de macro-économie. Elle a été invitée sur la chaire européenne du Collège de France pour l'année académique 2018-2019.

empty