• « La mission du poète est de troubler la sécurité que garantissent l'éducateur, le policier, le magistrat. Rien ne dérange comme la vérité celui qui s'est refusé à la vérité. Rien ne dérange comme la liberté celui qui n'aspire plus à la liberté. Marcel Béalu est un assaillant, il se cachera pour nous surprendre, il nous poussera au-delà des portes fermées, il nous tendra son « miroir secret », nous aurons la surprise de reconnaître notre visage... Il se dégage de toute cette oeuvre un amour de la vie en butte aux atteintes du temps, la conscience d'un très noble devoir : celui de savourer l'existence, de jour et de nuit, sous toutes ses formes, de l'araignée d'eau à la lumineuse mobilité des corps de femmes. » René Plantier

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Marcel Béalu (1908-1993) est originaire du Loir-et-Cher. Après une enfance à Saumur, il vient à Paris à l'âge de seize ans, puis s'installe à Montargis. Autodidacte, il exerce de nombreux métiers avant de devenir, en 1951, libraire à Paris. Sa rencontre avec Max Jacob, en 1937, sera décisive pour sa vocation de poète qu'il avait depuis l'âge de dix ans. Béalu excelle dans le conte bref, sorte de poème en prose où le réalisme fantastique, le mystère, l'imperceptible captivent insidieusement le lecteur. On peut voir en lui l'héritier d'un Aloysius Bertrand, d'un Baudelaire ou des Romantiques allemands. La critique a évoqué, à son propos, une certaine « docilité au mystère ». Il a réuni ses poèmes en deux tomes : 1936-1960 et 1960-1980. Parmi ses oeuvres en prose, citons Les Mémoires de l'ombre, L'Araignée d'eau et L'Expérience de la nuit (chez Phébus), ainsi que des mémoires en trois volumes, sous le titre Le Chapeau magique. Il aimait la Provence et le Luberon et leur a consacré cet avant-images qui est un de ses derniers textes. Jean-Claude Bernys né le 12 juin 1930 à Mende (Lozère). Études supérieures littéraires et juridiques. Carrière professionnelle dans le transport et le conseil. Cours de dessin à l'atelier de la Grande Chaumière à Paris. Cours de gravure aux Ateliers de Belleville (King/Mada) et de la place des Vosges (Forgas/Combes) de la Ville de Paris. OEuvres exposées à la galerie Cance-Manguin à Ménerbes (Vaucluse). Gravure au Cabinet des estampes. Participation au concours Trace. Gravure (burin, eau forte, aquatinte), dessin, aquarelle, pastel. Vit à Paris et en Provence.

  • Rien ne saurait concilier la réalité et le rêve. Cependant, c'est le même homme qui vit et qui rêve. Cette phrase de Marcel Béalu est, peut-être, la clef de son oeuvre. À travers la lente méditation du début, où l'inquiétude se mue en angoisse, et la description d'un rivage (qu'il est aisé de reconnaître), il n'y a pas un mot qui ne concoure à l'explosion finale. Long suspens où le lecteur, parti de la réalité la plus courante, est peu à peu introduit dans le pressentiment du surnaturel. Si bien que l'irruption du fantastique ne surprend qu'à peine.

  • Que serait un écrivain, nous dit Marcel Béalu, s'il n'était d'abord un homme ? Dans Enfances et Apprentissage, il raconte ses origines, ses années provinciales, son adolescence, la découverte des livres, la vie à Paris en 1925, ses premières amours. On apprendra qu'il fut chapelier dans sa jeunesse. Mais le chapeau magique dont il est question au cours des années que l'auteur des Mémoires de l'ombre s'applique à faire revivre, c'est le même, on s'en doute, que Raymond Queneau évoquait par ces mots : « Il s'agit de bien faire quelque chose qui vaille d'être fait. Un bon et beau chapeau par exemple. Or, l'oeuvre d'art en étant simplement cela est aussi par là même un chapeau magique qui va à toutes les têtes et à chacune selon sa capacité, et donne à ceux qui le mettent force et valeur. »

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  • « Présent définitif » est le troisième et dernier volume de l'essai autobiographique que Marcel Béalu entreprit d'écrire sous ce titre général : « Le chapeau magique » (commencé avec « Enfances et apprentissage » et poursuivi avec « Porte ouverte sur la rue »). Les dates ici s'entremêlent et l'on ne peut parler uniquement de souvenirs. C'est l'expérience d'une vie axée sur la poésie et l'amour que résume cette « réflection », cette prise de conscience où le temps, l'art et la mort sont en cause. Lisons cette confession d'un homme plus heureux à soixante-dix ans qu'il ne l'était à vingt. « Je ne crains plus rien, écrit-il, j'atteins enfin l'âge où tout peut être dit, l'âge où j'écris vraiment pour moi seul, pour un seul celui qui est au fond de tous. »

  • Par l'auteur de Dernier visage de Max Jacob et Le Chapeau magique.

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