• Le mythe de l'infanticide Médée a toujours connu une fortune littéraire et la littérature féminine contemporaine ne fait pas exception. L'analyse comparée de huit textes de femmes de divers horizons tente de cerner les enjeux de cette figure irréductible pour une pensée féministe actuelle sur la maternité, le sujet et l'écriture mythique.

    En s'interrogeant sur la pertinence particulière de la tragédie d'Euripide aux reprises médéennes, explicites ou sous-entendues, des femmes, cette étude comparée se penche sur des textes du théâtre de Marie Cardinal, de Deborah Porter, de Franca Rame et de Cherríe Moraga, et des romans de Monique Bosco, de Christa Wolf, de Bessora et de Marie-Célie Agnant. À travers ses incarnations transculturelles, le mythe de Médée éclaire les affres de l'exil et de l'exclusion, ainsi que certaines visions du maternel qui préféreraient peut-être rester dans l'ombre de nos présuppositions et de nos règles sociales. Bien qu'il n'y ait pas plus monstrueux ou fou que l'acte infanticide, Médée, elle, n'est pas monstre, pas folle, mais lucide, humaine à part entière, comme la voulait Euripide, alors qu'elle s'en prend à ses enfants, à la culture défectueuse, à l'histoire des hommes. La réécriture au féminin de Médée force aussi une conception du sujet qui ne revêt pas facilement sa cohérence. Mais la poétique même de cette Médée retranscrite au féminin fait preuve de sa flexibilité, son indétermination, son pouvoir de transcender la simple répétition de son mythe, vu ici autrement et différemment.

  • Charlie a 14 ans. Discrète et solitaire, elle observe le monde à travers son appareil photo, quand toutes les filles se passionnent pour Fire&Lights, un boys band célèbre.
    Pourtant, c'est elle qui est choisie pour photographier le groupe en coulisses ! Concert après concert, Charlie rentre alors dans l'intimité des quatre garçons.
    Olly essaie de la séduire, et Gabriel, secret et insaisissable, fait chavirer son coeur. Mais pourquoi reste-t-il souvent à l'écart ? Pourquoi refuse-t-il de parler de ses parents ? Et surtout, que cache-t-il derrière son regard d'ambre ?
    Charlie veut percer le mystère. Mais sera-t-elle prête à affronter la vérité ?

  • Qui aurait dit, il y a peu d'années, alors qu'Anne-Marie Carrière était étudiante en droit, qu'elle abandonnerait Thémis pour devenir une vedette du cabaret, de la radio et de la télévision ? A quoi tint ce changement de direction ? Ayant, à l'époque, fondé avec quelques camarades de faculté un groupe artistique où chacun se produisait dans ses oeuvres, Anne-Marie Carrière fut si remarquée dans son numéro qu'on lui conseilla de participer, à titre « professionnel », à un spectacle monté au théâtre du quartier Latin. Présentée ensuite par Noël-Noël au directeur du théâtre de Dix-Heures, elle fut engagée aussitôt, et ce fut la carrière que l'on sait. Anne-Marie Carrière déclare volontiers : « La chance a joué un grand rôle dans ma réussite ; contrairement à beaucoup d'artistes, je n'ai pas mangé de « vache enragée » ; j'avoue espérer ne pas en manger maintenant, car j'arrive à un âge où on ne la digère plus. » Ce qu'Anne-Marie Carrière ne dit pas, c'est qu'elle a su gagner son public par la qualité de ses poèmes et aussi la façon charmante dont elle les présente. Voici rassemblées dans ce volume quelques-unes de ses meilleures créations. Tous ceux qui ont suivi ses émissions radiophoniques ou télévisées, qui l'ont applaudie au cabaret retrouveront, avec un plaisir renouvelé, ses monologues désormais « classiques ». Qui ne se souvient de L'éléphant blanc ou de Mon grand-père socialiste ? Quant à ceux - en existe-t-il beaucoup ? - qui la connaissent mal, ils ne pourront manquer d'être conquis par l'ironie légère, l'humour tendre, l'esprit et la justesse d'observation dont chacun de ces poèmes est empreint.

  • L'eau est une ressource qui devient rare ; elle touche à la vie, selon des canaux souterrains et profonds de notre culture. Car l'eau n'est pas seulement une " ressource ", elle renvoie à de nombreuses symboliques qui ont trait à la vie, à la mort, à la parole, aux relations. On comprend alors pourquoi la Bible joue de ces multiples figures de l'eau, dans l'Ancien Testament, comme dans le Nouveau. L'eau coule ou plutôt s'écoule. Elle descend du ciel, mais elle sourd aussi de la terre. Près de l'eau, surtout quand elle s'écoule, se jouent des moments décisifs de notre humanité : rencontres, conflits, rassemblements à tonalité religieuse... Ce livre invite à une tranquille lecture de résonances bibliques sous le signe de l'eau, sous le signe de la vie.

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