• La Provence par un été torride. Au fond d'un parc, une grande maison aux volets clos : La Simiane. Entre ses murs massifs, dans la torpeur de ses longues journées et le malaise de ses nuits, un homme - Richard - et trois femmes : Julia, Carine et Odile s'affrontent dans un duel à mort ; Longtemps l'issue en sera incertaine,. et pourtant, dès les premières pages, on le sait, on le devine, il y aura une victime. Julia l'étrange « invitée », la jeune Italienne au coeur pur et au regard sombre ?... Carine, l'éternelle complice énigmatique ?... Odile, la vieille maîtresse, aimée plus qu'elle ne pense et moins qu'elle ne le voudrait ?... Ou Richard, qui croit tout ordonner, mais ignore l'essentiel de lui-même ?... Nous retrouvons dans ce récit, conduit avec maîtrise, la pénétration psychologique et le climat oppressant de « La Forteresse de boue », qui avait retenu l'attention de la critique.

  • Dans "l'homme à chagrin", du coup de foudre au coup de grâce nous sommes projetés dans le paysage de la passion. Ici Racine rejoint Mauriac. De nombreuses pages évoquant les pins blessés des Landes et le vol lourd des palombes sous le ciel bas du Médoc. C'est le huis clos d'un amour voué à la destruction, la ronde infernale du désir. Pauvres amants enchaînés, rivés l'un à l'autre et condamnés à la stérilité théâtrale des mauvaises comédies jouées sans y croire. C'est l'histoire éternelle et banale de l'impasse qui se referme sur eux. Ils croient désespérément que l'amour est refuge, île fortunée, enclos préservé des clameurs du monde alors que réduit à lui-même, fondé sur la faiblesse et la peur de vivre il devient vite cette prison où deux galériens s'épuisent autour d'une noria chimérique sans que jamais la source jaillisse. Avec son troisième roman Marie-Claude Sandrin approfondit l'exploration de ce territoire où n'ayant pas su renoncer à leurs prérogatives, deux amants égarés miment une pièce dérisoire parce que, autrefois, les adultes leur ont volé la mémoire d'une enfance heureuse.

  • Une plaine hérissée de vignes, un fleuve sale et limoneux, une propriété perdue dans les terres : voici le décor désolé dans lequel s'affrontent une veuve, ses deux filles et des pensionnaires pour le moins bizarres. L'héroïne a dix-huit ans. Elle s'appelle Laure et elle est partagée entre l'amour qu'elle éprouve pour son père et sa passion pour Hermann, un jeune étranger. Avide de vie, violente - parfois terrifiée - Laure aime, méprise et souffre ; mais elle blesse aussi et sa brusquerie atteint sa jeune soeur, Nelly, à la fois innocente et un peu vicieuse qui lui voue une adoration étrange. Que deviendront ces personnages dressés les uns contre les autres, pleins de contrastes et de violences ?

  • « Toute conversion, écrit ici André Frossard, est une sorte de miracle que nous avons tous l'intéressante faculté de produire. » Des hommes et des femmes, en effet, décident un jour de replacer Dieu au centre de leur vie ; Dieu dont ils choisissent en somme d'être les « champions ». Certains, vedettes du show-biz, acteurs, chanteurs ou sportifs, sont largement connus du grand public mais, paradoxalement, ont peu l'occasion de s'exprimer sur leur foi. C'est à leur écoute que s'est mise Marie-Claude Sandrin pour recueillir leur témoignage « avec une extrême attention et beaucoup de délicatesse », souligne André Frossard. Ces « champions de Dieu » s'appellent Robert Hossein ou Eugène Ionesco, Thierry Ardisson ou Jacqueline Joubert, Arielle Dombasle, Camille Dutourd et quelques autres. L'auteur de ce livre nous « invite à partager ces rencontres avec Dieu qui sont autant d'aventures personnelles ».

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