Éditions Druide

  • Gervais d'Anceny, ancien drapier retiré dans un monastère normand, n'aura pas joui longtemps de la paix du cloître. Quelques mois à peine après le meurtre de l'hôtel Despréaux, il reçoit un appel au secours de son fils, Philippe. Ce dernier lui apprend que son petit garçon a été enlevé au marché pendant un instant d'inattention de sa mère et de sa nourrice et qu'il pourrait avoir été la cible d'un réseau de voleurs d'enfants qui sévit à Paris. Hypothèse terrifiante. Même s'il n'a pas grand espoir de réussite, Gervais, déterminé à tout faire pour retrouver son petit-fils, part aussitôt pour la capitale mener sa propre enquête. Après Meurtre à l'hôtel Despréaux, voici le deuxième volet des Chroniques de Gervais d'Anceny. Avec cette série, Maryse Rouy revient au Moyen Âge, dont elle est spécialiste, et au polar, une combinaison qui lui a valu, en 2003, le prix Saint-Pacôme du roman policier pour Au nom de Compostelle.

    « Parfait dosage d'érudition et de suspense, ce polar historique, à la fois divertissant et instructif, est une belle réussite. »

    Norbert Spehner, La Presse+, au sujet de Meurtre à l'hôtel Despréaux

  • Finaliste au Prix Arthur Ellis (meilleur roman policier en français)

    Quatrième et dernier volet des Chroniques de Gervais d'Anceny, La mort en bleu pastel est rythmé par une double intrigue : le vol d'un précieux manuscrit dans le monastère normand où Gervais d'Anceny rédige ses souvenirs et l'assassinat de jeunes toulousaines alors qu'adolescent il accomplissait sa formation de marchand chez un drapier languedocien. Deux enquêtes habilement enchevêtrées qui nous permettent d'explorer deux facettes de la vie médiévale, laïque et monacale, et le mode d'existence propre à chacune. Deux trames dramatiques mettant en scène des personnages que l'on quitte à regret.

  • À l'automne 1933, Elizabeth remplace son mari obligé d'abandonner son poste de professeur à bord du wagon-école à la suite d'un diagnostic de tuberculose. Tandis qu'il est confiné loin des siens dans un sanatorium, elle renoue avec sa première passion : l'enseignement. Pour assister aux cours offerts dans cet établissement ambulant hors du commun, des enfants de cheminots, de bûcherons, de trappeurs et de jeunes amérindiens parcourent de grandes distances à pied, en canot ou en raquettes. Le soir, c'est au tour des parents de se rendre au wagon non seulement pour jouer au bingo ou aux cartes, mais aussi pour suivre des cours d'alphabétisation ou d'économie domestique. Parmi les proches d'Elizabeth, certains croient que la vie nomade ne convient pas à une mère respectable et ils lui mènent la vie dure. Cependant, elle maintient le cap, épaulée par sa soeur et portée par l'espoir de voir l'état de son mari s'améliorer.

    Dans ce roman inspiré des wagons-écoles qui ont sillonné des régions reculées du Canada au siècle dernier, Maryse Rouy donne à voir la beauté du Nord, la misère de ceux qui vivaient à l'orée des chemins de fer de même que le combat mené par les malades pour guérir et retourner vivre auprès des leurs.

  • Claire, trentenaire heureuse, s'installe en compagnie de sa chienne dans une maison isolée de Charlevoix. Elle est venue réaliser un documentaire sur un peintre dont les toiles énigmatiques montrent une belle femme triste entourée d'arbres bleus. Dès le début de ce séjour de travail dont elle se faisait une joie, Claire découvre que la solitude lui est insupportable et décide de retourner à Montréal auprès de Jean-Louis. Mais une lettre arrive, incompréhensible, qui bouleverse tous ses plans présents et futurs. Les arbres

    et les rêves virent au noir, l'esprit comme le coeur vacille. Heureusement, le temps viendra où « le noir des arbres s'éclaircira jusqu'à reprendre une teinte d'un bleu léger et lumineux ».

  • 1378. Dans le cadre des fêtes entourant la visite de l'empereur germanique au roi de France, dame Mathilde Despréaux, riche négociante en vin, fait donner un grand spectacle. Au cours de la représentation, une comédienne est poignardée. Tout semble accuser Simon, le fils de la maison. Mathilde, sa mère, est la seule à le croire innocent. Déchirée de le voir encourir la peine de mort, elle supplie son oncle, venu du monastère où il s'est retiré afin d'assister aux célébrations, de le disculper.

    À la demande du prévôt adjoint du Châtelet de Paris, Gervais d'Anceny rédige le compte-rendu de cette sordide affaire pour laquelle il s'est transformé en enquêteur. De retour au prieuré, il lit au jour le jour à un ami agonisant ce qu'il a couché sur le parchemin, et c'est en leur compagnie que l'on découvre le fin mot de l'histoire.

    Avec cette première « Chronique de Gervais d'Anceny », Maryse Rouy revient au Moyen Âge, dont elle est spécialiste, et au polar, une combinaison qui lui a valu en 2003 le Prix Saint-Pacôme du roman policier pour « Au nom de Compostelle ». Grâce à un parfait équilibre entre le suspense et le portrait social, dans une langue qui puise adroitement au français de l'époque, elle excelle à satisfaire aussi bien les férus de romans historiques que les amateurs d'intrigues policières.

    L'AUTEURE
    Maryse Rouy a publié une trentaine de romans. Qu'ils s'adressent aux jeunes ou aux adultes, ils marient harmonieusement une recherche approfondie et les libertés de la fiction. Bien qu'elle se soit intéressée à diverses époques, le Moyen Âge reste sa période de prédilection.

  • Gervais d'Anceny, ancien drapier retiré dans un prieuré normand, doit à son corps défendant quitter la paix du monastère. Cette fois, c'est le prévôt de Paris, son ami Guillebert Coudrier, qui vient le chercher pour lui confier une mission secrète : convoyer une missive du roi destinée au pape d'Avignon, un document qui ne doit en aucun cas tomber entre les mains de leurs ennemis, les fidèles du pape de Rome. Alors qu'il séjourne chez un drapier avignonnais en attendant le moine qui doit le contacter, le voisin de son hôte lui demande d'enquêter sur la mort de son frère, que la police a déclaré naturelle, mais que lui soupçonne d'être d'origine criminelle. Gervais, qui s'attendait à un séjour ennuyeux et sans histoire, se retrouve au centre d'une double intrigue dans la cité des papes.

  • Etre du monde

    Maryse Rouy

    Maryse Rouy rêvait depuis longtemps de traverser l'Atlantique en cargo. C'est après avoir accompagné sa mère atteinte de la sclérose latérale amyotrophique (SLA ou maladie de Lou Gehrig) pendant les derniers mois de sa vie que ce voyage s'impose à elle comme une nécessité. Elle l'entreprend et sa cabine devient le lieu d'une retraite d'écriture. Au rythme des vagues, des aubes et des crépuscules, elle raconte la dégradation physique et les souffrances psychologiques d'une femme aux prises avec une maladie incurable, ainsi que l'épreuve vécue par ses deux filles, proches aidantes pendant quatorze mois. Alentour de cette mémoire, la vie continue au fil des relations avec l'équipage et les passagers, des instantanés sur l'existence à bord du bateau et du murmure infini de l'océan.

    Tout en émotion contenue, ce récit mêle la douleur ressentie devant le développement de la maladie aux souvenirs lumineux d'une mère volontaire et courageuse qui, malgré les obstacles, tenta sa vie durant d'élargir son horizon et d'être du monde.

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