• Ma meilleure amie, Vickie Gendreau, était écrivaine. Elle est morte d'une tumeur au cerveau, à l'âge de vingt-quatre ans, après m'avoir légué ses archives. Deux ans après sa mort, quelque chose a commencé à apparaître dans mes rêves. J'ai eu l'impression que cette chose m'appelait, qu'elle voulait que j'aille la chercher au royaume des morts pour la ramener dans la littérature, où elle se sentait chez elle. Mais je me suis aperçu que cette chose que j'ai cru entendre n'était pas tout à fait Vickie. Je l'ai appelée la morte. Ce livre est le récit spéculatif d'une expérience personnelle. Il explore le phénomène des fantômes depuis une perspective éthique, loin de la psychologie du deuil, et loin des traditions occultes, ésotériques et religieuses, dans lesquelles les fantômes sont maintenus de force. Il affirme la nécessité de trouver comment se mettre à l'écoute des morts qui parlent au plus profond de soi. Il tente de montrer que l'écriture est l'un des moyens d'y parvenir. - M. A.

  • L'underground est-il encore nécessaire, au 21e siècle? Est-il même toujours possible, dans un monde de hype toute puissante et d'autopromotion permanente?

  • Un poète rimouskois voyage dans le futur et en profite pour plagier Bérurier Noir.
    Cette chronique de Mathieu Arsenault, de la série "Doctorak, go!", est issue du No 297 de la revue Liberté.

  • Cette chronique "Doctorak, Go!" de Mathieu Arsenault a paru dans le No 299 de la revue Liberté.
    Pirater Prochain épisode, et autres observations sur la libre circulation des oeuvres.

  • Article paru dans le numéro 300 de Liberté.

    Dans un texte à la fois pudique et terriblement émouvant, Mathieu Arsenault, ami et complice de longue date de l'écrivaine Vicky Gendreau, entremêle littérature, amitié farouche et mort.

  • Pendant un mois, Mathieu Arsenault a fait la tournée des bars et pubs de Chicoutimi et de Jonquière. Assis au comptoir, il a consigné sur son téléphone les moments et les petits événements du nightlife saguenéen, croquant sur le vif chasseurs et shooter girls, karaoké et sambuca flambée - le spectacle d'un réel ordinaire étonnamment riche en images. Le guide des bars et pubs de Saguenay, ce sont les poèmes écrits au long de ces soirées et, placé en regard, un essai dans lequel l'auteur revient sur cette expérience et où se définit, par le recours à la notion de téléphone-carnet, une pratique de poésie directe.

  • Les salons du livre les lancements les librairies qui ferment les journaux qui font faillite les livres de cuisine les émissions littéraires les prix prestigieux les livres pilonnés les maisons de la culture les poètes ratés les demandes de subvention les photos de chats wikipédia les journées perdues sur les réseaux sociaux et dans les jeux vidéo le soleil et le feu d'une époque surchargée de textes sans personne pour les lire on ne fera pas un roman avec ça on ne refera pas les filles de caleb avec ça on ne refera pas le goût du bonheur de lady julie papineau avec ça mais nous trouverons bien comment continuer continuer d'espérer qu'il restera quelqu'un pour nous lire et comprendre dans quelle époque nous vivions alors.

  • Alors que le féminisme, dans la foulée du printemps québécois, reprend du poil de la bête et dévoile toute sa diversité et la multiplicité de ses stratégies, au moment où une jeune génération réinvestit, en guise d'antidote à la morosité littéraire, plusieurs figures de la contre-culture des années soixante-dix, il nous a semblé nécessaire de relire l'oeuvre de Josée Yvon.

    La section du Rétroviseur étudie des oeuvres québécoises connues et moins connues du passé afin d'en mesurer la pertinence et l'actualité.

  • Aux yeux de plusieurs historiens et critiques, le développement du roman est intimement lié à l'expression, voire à la découverte d'une forme originale de comique ou d'humour, à laquelle les oeuvres de Rabelais et de Cervantès auraient contribué de manière décisive. Pantagruel et Gargantua font entendre un rire assourdissant, hors de toute mesure, qui ouvre pour l'imagination un champ de possibilités nouvelles, l'équivalent romanesque, suggère Erich Auerbach, des grandes découvertes[1]. Le rire rabelaisien libère le corps, continent oublié, du discrédit qui l'affligeait ; il témoigne de l'enthousiasme d'une humanité devenue la compagne des géants. Ce rire libérateur précède de quelques décennies le rire à la fois plus spirituel et plus grave du Don Quichotte de Cervantès. À l'heure du désenchantement renaissant, ce roman met en évidence, plutôt que les triomphes comiques des héros de Rabelais, le poids des limites humaines. Le chevalier errant est la proie de son imagination, maîtresse d'erreur ; son enthousiasme débordant, au contraire de celui qui anime Panurge et ses compagnons, ne manque pas de susciter l'hilarité moqueuse de son entourage. En effet, rien ne paraît plus ridicule, aux yeux des voyageurs qui peuplent les routes de Castille, qu'un homme qui, après s'être lui-même sacré chevalier, se lance à la poursuite de chimères.

  • Voir«Album de finissants, la première uvre de fiction de Mathieu Arsenault, exprime sur un ton moderne et nerveux le désarroi des élèves du secondaire. [...] Expérimentateur formel, il senivre de mots et hypnotise le lecteur avec une écriture presque hallucinatoire.»Suzanne Giguère, Le Devoir

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