• « Aujourd'hui, je suis juive. Je l'ai déclaré dans le journal Le monde daté du 31 août 2001. Ainsi c'est officiel, des archives peuvent en témoigner. L'écrivain juif Isaac Babel disait : « Si j'écrivais mon autobiographie, je l'intitulerais : Histoire d'un adjectif. Ce titre pourrait convenir à ma quête de réponses. Aujourd'hui, je place cet adjectif en pleine lumière et je me l'applique, mais que signifie : être juif ? A part les Juifs, pour lesquels c'est d'abord une foi et une religion, la première réaction générale et spontanée des athées se résume en cette simple remarque : « C'est compliqué. » Quand on me demande quel est mon travail actuel et que je prononce l'adjectif « juif » j'entends à chaque fois le même « Oh, la, la... » souvent prolongé d'un commentaire encore plus décourageant : « Oh, la, la... par les temps qui courent! » Ne serait-ce pas, justement, par les temps qui courent, le bon moment ? Celui de l'engagement, celui de l'urgence qui fait sortir de chez soi. »

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • A la dernière page de son précédent livre Grand Reportage, Michèle Manceaux écrivait : « Je me réveillai à l'aube, inspirée. J'allais écrire un roman d'amour. L'intrigue se nouait à Venise. Déjà les mots venaient, portés par la brise. Ils s'élevaient de Torcello, de l'isola del Deserto. On devinait l'impalpable. » Michèle Manceaux a tenu sa promesse. L'héroïne pourrait s'appeler Kay, le jeune homme Lorenzo, mais ils ne s'appellent pas. Ils se cherchent à l'intérieur d'eux-mêmes. Le jeune homme a presque vingt-cinq ans, elle presque le double. Pourtant, ce n'est pas la différence d'âge qui crée entre eux un malaise. Le silence vient d'ailleurs, de l'enfance sans doute, de cette enfance qui flotte avec eux sur l'eau de la lagune. Aventure très forte, dialogues très simples, la mort est proche et on y pense mais le pourquoi pas de ce livre est un défi amoureux. Un défi littéraire aussi (Venise après tant d'autres...). Il fallait la distance ironique, la subtilité lyrique de Michèle Manceaux pour que Venise suscite encore un beau roman d'amour ou l'art commande.

  • On entre dans ce livre comme dans les malles de nos grands-mères, découvertes dans l'obscurité d'un grenier : pleines de souvenirs, de joies et de peines, de secrets et d'espoirs enfouis, témoins du temps qui passe. Familier et bouleversant.0300Á l'origine de la maison de Neauphle dans les Yvelines, il y a l'argent laissé à sa mort par un père absent. Et il y a aussi les deux amies du Théâtre de l'Athénée, Françoise Spira et Marguerite Duras, qui toutes deux habitent des rues avoisinantes - elles promettent « la campagne, les oeufs à la coque et du fromage frais ». Il y a surtout l'envie d'une maison à soi, après avoir été ballottée d'appartements en internats, de parents en parents, d'avant en après-guerre. Un rêve surgit : Neauphle sera la maison de famille que Michèle Manceaux n'a pas eue dans son enfance. Une maison-refuge non loin de Paris, où il fera bon vivre, écrire, manger et rire, une saison après l'autre, une génération après soi.Mais la vie, dans son mouvement, n'épargne pas toujours les rêves. Neauphle sera vidée de ses meubles, de ses livres, de ses bibelots, puis vendue en 2007 par l'auteur.Dans ce texte, Michèle Manceaux nous raconte quarante ans d'existence ; « On peut se rappeler avec plaisir le plaisir d´avoir eu du plaisir », dit-elle. Ainsi, les jours d'été, la rue de la Gouttière voit défiler des stars sans maquillage, des militants révolutionnaires, des féministes endiablées, des émigrés en cavale, des psychanalystes qui dansent dans le grenier... C'est un lieu où flotte la présence de l'amie Marguerite, toujours prompte à l'invective, où résonnent les rires des enfants, François, Caroline et Nathalie puis Antoine et Elsa. Un lieu où l'on aime intensément. Mais Neauphle est aussi le théâtre d'une série de drames si terribles qu'une distance devient quelquefois nécessaire, via des fuites à l'étranger ou des détours par la fiction... Plus encore que dans ses précédents livres, Michèle Manceaux signe ici son texte le plus personnel, le plus intime. 0300Lorsqu´en 1963, sous la pression amicale de Marguerite Duras, Michèle Manceaux achète une maison à Neauphle-le-Château, elle désire y fonder l´abri familial qu´elle n´a pas connu dans son enfance et un lieu de rencontres favorable à ses amis. Ainsi, beaucoup d´enfants traverseront le jardin, beaucoup d´artistes et de semi-artistes travailleront dans la bibliothèque. Des militants en tous genres, des émigrés égarés, des stars sans maquillage et même des psychanalystes danseront dans le grenier. Mais il y aura aussi des accidents terribles. Dans son style dense et rapide, Michèle Manceaux raconte l´épopée de cette maison qu´elle a dû vendre récemment. Sans regrets. Elle écrit : «On peut toujours se rappeler avec plaisir le plaisir d´avoir eu du plaisir. » Son refus de la nostalgie, son intégrité, son humour touchent au coeur.

  • Un journal composé comme un roman, où chacun peut retrouver ses propres interrogations. Qu'est-ce que la famille? Que parvient-on à se dire d'une génération à l'autre? Qu'est-ce qui se transmet?

  • D'un portrait de femme avec ses espoirs et ses deuils, ses renoncements et ses paradoxes à celui d'un homme qui se dessine en creux, avec ses lignes de fuite, fascinant et imprévisible, ce roman dessine le cheminement d'une passion amoureuse.

  • À partir d'entretiens avec des hommes de différents horizons, de Pierre Arditi à Pascal Bruckner, de Jacques Attali à Johnny Hallyday, Michèle Manceaux s'interroge sur l'éternelle question : qu'est-ce qui différencie les hommes et les femmes ?

  • L'amie

    Michèle Manceaux

    ? Il n'y a pas de roman sans amour. Dans mes livres, l'amour est là d'emblée, mais ce n'est pas en tant qu'amour qu'il est écrit, c'est en tant que scandale, dans sa portée dans la société qui est phénoménale comme la peste, comme le feu.
    Elle alterne le ton complice et le ton magistral.
    ? Les désabusés, je ne les aime pas. Tu peux être désespérée mais pas désabusée. »L'amie, c'est Marguerite Duras, que l'on découvre ici à la fois dans son intimité et plus profondément dans son oeuvre.

  • Comment peut-on être « flic » ? Comment le devient-on, le reste-t-on ? Comment peut-on avec bonne conscience et au nom de l'ordre public, exercer la violence ? Un policier hors du « service » est-il un citoyen comme les autres, un Français moyen ? Voilà les questions entre beaucoup d'autres, que Michèle Manceaux a posée à six policiers - gardiens de la paix, membre de la P.J., des R.G. (Renseignements généraux), C.R.S. - qui lui ont répondu avec une surprenante franchise, et une pittoresque liberté de ton - non sans répéter que ce métier d'« évacuation des déchets de la combustion sociale », il fallait bien que quelqu'un s'en charge... Mais comment ? Et au nom de quoi se définit cet « ordre » qui fonderait le recours à la violence institutionnelle ? « Chaque État, dit l'un des interlocuteurs de Michèle Manceaux, a la police qu'il mérite. »

  • Lara est venue chercher sa fille qui se cache en Afrique. Elle a tellement attendu ces retrouvailles que l'attente pourrait se prolonger sans qu'elle en souffre. Par l'auteur de Brèves.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Pourquoi la belle danseuse Marina Muichkine s'est-elle donné la mort ? C'est la question que se posent les policiers, les journalistes, les parents, les amis. Et surtout son frère, Louis, qui a passé la soirée de la veille auprès d'elle et n'a rien deviné. Pour tous Marina était quelqu'un qui avait « réussi ». « En pleine jeunesse, en pleine ascension... » On ne comprend pas. On s'interroge. À chacun son explication. Mais pour Louis, la quête est plus profonde. Hagarde et précise. Noire et blanche. Comme cette nuit où Marina, née Myriam Zandler, a accompli son geste. Remontant aux sources de leur enfance partagée, cherchant désespérément une lumière, Louis revit cette nuit dont le mystère ne fera que s'épaissir. À l'aube, Louis aura quand même découvert une vérité. S'il ne s'est pas tué cette nuit, c'est qu'il choisit de vivre.

  • Je crois qu'un des mots-clés de Marguerite Duras à mon endroit c'est : « Je vous aime, tais-toi. » En 1982, Yann et Marguerite vivent ensemble depuis deux ans. Elle en a plus de soixante-dix, il en a quarante de moins. Derrière l'écrivain, Yann a découvert le « personnage » Duras, aussi assoiffée d'absolu dans la vie qu'elle l'est dans l'écriture. Sur cette expérience bouleversante, qui brise aussi bien les codes de l'amour que ceux de la littérature, il sait qu'il ne peut garder le silence. A l'époque où ces entretiens ont été enregistrés, Yann Andréa n'a pas encore écrit les livres qui le feront connaître plus tard - M. D. (Minuit, 1983) et surtout Cet amour-là (Pauvert, 1999, réédité en 2016). Il répond aux questions de Michèle Manceaux, écrivain, journaliste et amie de Marguerite Duras.

  • Les petites phrases de Séguy, les grandes phrases de Marchais, les rumeurs autour d'un intellectuel qui parle trop (exemple Pierre Daix), les prises de position sur la Tchécoslovaquie ou sur le sort des écrivains en U.R.S.S., voilà ce qui alimente habituellement la polémique sur le P.C.F. Mais, par l'identité des thèmes, cette polémique aligne la critique de gauche sur la critique de droite, reprenant dans le même sens qu'elle la fameuse question des libertés : il s'agit toujours de la liberté des intellectuels, plus que du peuple, des libertés formelles plus que des libertés concrètes. C'est la raison pour laquelle ce débat n'intéresse pas en profondeur la population. Notre but est de substituer à la critique politicienne du P.C.F. une critique pratique. De laisser aux spécialistes l'exégèse de ses discours et proclamations centrales pour n'envisager que son comportement dans les luttes. En face des gens en lutte, que dit le P.C.F. ? Comment est-il écouté ? Que signifient les mots quand ils ne sont plus des mots d'ordre ? La stratégie du P.C.F. est-elle radicalement incompatible avec ce qui est né de mai 68 ? Ceux qui dans ce livre tentent de répondre à ces questions, ne sont pas les représentants d'un courant politique et organisé. Impossible de les définir par une étiquette politique ou sociale. Gauchistes ? Oui, si les ouvriers de Lip le sont. Marginaux ? Oui, si des juges ou des médecins peuvent être appelés ainsi. Leur seul dénominateur commun est d'incarner la volonté de plus en plus forte d'autonomie populaire. Ce sont ces hommes et ces femmes qui, depuis mai 68, ont appris à compter d'abord sur leurs propres forces.

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