Sciences humaines & sociales

  • Avec respect, beaucoup de points d'accord mais aussi des divergences, Edgar Morin et Jean-Michel Blanquer dessinent dans ce livre les contours de l'école dont ils rêvent pour demain.

    Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Éducation nationale, et le philosophe et sociologue Edgar Morin ont noué un dialogue autour de l'école et son avenir.

    Tous deux partagent un même idéal : celui de " l'école de la vie ".

    Mais qu'est-ce que cela veut dire ? L'école doit-elle préparer les enfants à affronter les épreuves de la vie ? À choisir une profession qui leurs convienne ? Doit-elle former des citoyens ? L'école peut-elle permettre de s'émanciper ou de s'épanouir par le savoir ?

    De ces grands idéaux découlent des questions plus concrètes : quels apprentissages fondamentaux doivent acquérir les élèves ? Quelle est la place respective des humanités (l'enseignement de l'histoire, de la littérature, des langues anciennes), des sciences, des arts ou encore de la pratique, dans le parcours des élèves ?

    Ces interrogations débouchent enfin sur un enjeu plus concret : comment transformer l'école ? Par le haut ou par le bas ? Par les initiatives locales et l'autonomie, ou par la loi et les grandes réformes ? Quelle place les familles, les enseignants, les chefs d'établissements ont-ils dans les transformations de l'école ? Quel est l'apport des neurosciences, ou des pédagogies actives, dans l'élaboration des programmes ? Etc., etc..

    Avec respect, beaucoup de points d'accord mais aussi des divergences, le savant et le politique dessinent dans ce livre les contours de l'école dont ils rêvent pour demain.

  • L'objectif de cet ouvrage est d'inviter à lire ou relire Raymond Boudon (1934-2013). Pour cela l'auteur propose quatre sortes de repérages: les étapes du parcours, un résumé des vingt-cinq principaux livres, une synthèse de la méthode employée (illustrée d'études de cas) et enfin les principales réactions suscitées par l'oeuvre. Pour conclure l'auteur défend une thèse simple: Boudon est déjà un classique, dont l'oeuvre rejoint celles de Tocqueville, Durkheim ou Weber en sociologie hier et celles de Popper, Merton ou Simon dans les sciences sociales aujourd'hui.

  • L'auteur s'interroge sur le processus créateur : pourquoi et comment un créateur conçoit une oeuvre littéraire, picturale ou musicale ? Gounod, Wagner, Cézanne, Van Gogh, Egon Schiele, Camille Claudel, Virginia Woolf : autant d'exemples qui seront analysés avec méthode. La création est une voie royale qui mène à l'inconscient du créateur, véritable lieu de fantasmes. En analysant une pléiade d'auteurs dans des domaines très différents (littérature, peinture, musique, danse), l'auteur illustre les différentes fonctions de la création et montre qu'elle coexiste avec différentes formes de pathologie.

  • Le second volet du Territoire imaginaire de la culture cherchera, essentiellement, à penser la singularité de l'Amérique du Nord sur le plan culturel et politique par rapport à l'Europe et les sociétés indiennes, ainsi qu'à dégager la configuration historique et imaginaire propre au Canada français.

    Mais avant, l'auteur devait régler ses comptes avec ce monstre aux mille têtes qu'est l'Idéologie. La première partie de l'ouvrage, intitulée « Au-delà des idéologies, l'individu », pourrait être considérée comme une subtilemachine de guerre théorique visant à saper à la base le ressort interne de l'investissement idéologique qui se nourrit du « désir d'auto-annihilation du sujet » en lui faisant miroiter une possible « reconstitution de l'unité perdue ». Or, l'individu, croit Morin, se doit de résister « à toutes les tentatives de récupération de sa singularité au profit de représentations totalisantes qui donnent aux problèmes inédits qu'il se pose des réponses toutes faites ».
    Cherchant à penser dans un deuxième temps la singularité de l'expérience américaine, l'auteur fera ressortir le caractère « inaugural » de la Révolution américaine, qui fait éclater le principe européen des nationalités. En fait, le déplacement de l'Europe vers l'Amérique introduit une rupture radicale, une discontinuité essentielle avec tous les contenus organiques (famille, nation, religion), voire avec l'Histoire elle-même, entendue comme histoire des peuples et de leurs États. Mais cette discontinuité historique demeure pour une large part occultée. Le Nouveau est pensé en des termes anciens. De ce fait, le ressourcement en ces « terres nouvelles » de la culture européenne détachée de ses contenus organiques n'a pas pu prendre l'essor qu'il aurait pu prendre. Le destin culturel de l'Amérique reste à penser. Le règne de la Productivité intensive en Amérique ne fait que révéler cet impensé.

    L'échec historique des Canadiens français à se constituer un État-nation pourrait être l'occasion, selon Morin, si le fantasme de l'État salvateur et de la Paternité historique retrouvée se trouvaient écartés, de « penser la culture hors substance, comme territoire d'exploration et d'expérimentation ». « L'orphelinat assumé », loin de tout fantasme d'un retour à l'origine (la France) ou d'une normalisation historique (l'État-nation), pourrait permettre « l'exploration de nouveaux espaces imaginaires » en larguant tout Regard inhibiteur. Encore faudra-t-il avoir le courage de cet orphelinat ! Les coureurs des bois ne sont-ils pas les premiers en Amérique du Nord à avoir pris acte (pratiquement) de cette discontinuité historique ? Cette discontinuité, ils l'ont vécue ; à nous maintenant de la penser et de lui donner son sens.

    Si le lecteur cherche le « confort identitaire », L'Amérique du Nord et la culture n'est pas un livre pour lui. Ce livre s'adresse au « créateur de demain », citoyen d'un monde pluriel. L'avenir, croit l'auteur, n'est pas du côté des nations mais de l'individu ; c'est de ce côté qu'il faudra chercher de plus en plus la « pluralité des mondes ». Morin pense dans ce livre que l'État et la culture de demain seront universels. Peut-être est-ce finalement ce qu'aura signifié la « découverte de l'Amérique » : sortir l'Europe de son Histoire, de son Territoire, de ses Nationalités et de ses contenus organiques de manière à en ressaisir l'Idée, c'est-à-dire l'essence, et ainsi la rendre véritablement universelle. Mais cette signification n'est pas encore advenue, elle travaille les continents et tout particulièrement l'Amérique.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Dieu et Désir : deux termes qu'on a l'habitude d'opposer. Pourtant, si Dieu est bien la puissance créatrice de toutes choses, le « moteur » de ce qui est, le Désir n'est-il pas chez l'homme ce qui, par excellence, le pousse à être et à créer, moteur de ce qu'il cherche et oeuvre à faire apparaître, à porter à l'existence ? Dès lors, n'est-ce pas sa part divine, ce en quoi, par quoi, le « divin », Dieu, agit en lui ?

    M. M.

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