• Voilà un livre qui décoiffe ! Nous aimons sentir l´odeur du shampooing, nous écoutons le bruit des ciseaux ou de la tondeuse, nous nous laissons bercer ou amuser par les conversations, nous feuilletons des magazines, et nous sommes parfois surpris de voir notre visage en sortant d´un salon de coiffure. Mais, plus fondamentalement, pourquoi allons-nous chez le coiffeur ? Telle est la question simple que pose Michel Messu, qui travaille depuis de nombreuses années sur le corps. Et la réponse ne réside pas seulement dans le plaisir, la beauté ou la dimension pratique d´une coupe de cheveux. Derrière l´apparente simplicité de ces gestes quotidiens se cachent d´anciens rituels et une puissance symbolique qui expliquent en grande partie nos choix et la façon dont les grandes entreprises de cosmétiques construisent leur publicité pour mieux nous séduire. Alors, entrez dans ce livre comme dans un salon de coiffure. Vous en sortirez avec une nouvelle tête, et une meilleure compréhension de ce que coiffer veut dire.

  • L'État-providence est-il encore une réalité ? À l'heure où l'on s'interroge sur la crise des banlieues, sur l'exclusion, sur la violence dans les villes, il était nécessaire de recentrer l'approche de l'État sur ses réalisations effectives en matière de protection et de régulation sociales. La « crise des banlieues » est ainsi resituée à l'intérieur d'une des transformations majeures de la société française de la fin du XXe siècle : le développement des solidarités sociales. Apparaissent en effet des systèmes de valeurs et des comportements adoptés par des individus dotés de toutes les capacités stratégiques d'acteurs sociaux. Aussi, l'« exclusion », dont l'usage analytique est plus qu'insuffisant pour comprendre les explosions de violence dans les villes, apparaît-elle comme une sorte de mythologie qui, en termes d'enjeux de théorie de notre société, interroge plus ceux qui la produisent que les mécanismes de la régulation sociale eux-mêmes. L'analyse, argumentée et démonstrative, réexamine les politiques de la ville et d'aménagement urbain.

  • Avoir une identité, c'est à la fois revendiquer des « racines » qui ancrent profondément dans une histoire familiale, dans un territoire, une aire culturelle, et des « ailes » qui permettent, parfois, de s'en affranchir et de suivre un parcours de vie singulier. Avoir une identité, c'est donc assumer aussi bien un héritage, un destin, qu'une capacité à façonner le cours des événements personnels. L'auteur propose d'analyser l'identité comme le produit d'une activité qui, à l'échelle de l'individu, s'apparente à un mythe. Pourtant, cette activité ne se conçoit qu'au sein d'un ensemble de relations et de confrontations avec les autres. Dans cet essai, Michel Messu présente un tableau détaillé des éléments que chacun est susceptible de mobiliser pour témoigner de son identité. Ce faisant, il analyse les processus par lesquels se construit, à l'échelle de l'individu, le mythe identitaire qu'il lui faudra disputer aux autres. Car tout l'enjeu est là : comment se forger une identité singulière et personnelle sans renier son héritage ? Comment conjuguer dans son identité personnelle la part de personnalité, de spécificité propre à tout individu, et la part de général, de communautaire propre au groupe auquel cet individu appartient ?

  • Nous vivons dans des sociétés où la confiance mutuelle est au coeur de nos relations. Les attentats qui ont meurtri l'Europe depuis 2015 ont aussi introduit la barbarie dans ces relations. Peut-on concilier confiance et barbarie ? La confiance perdure-t-elle lorsqu'on doit se méfier de son voisin ou de son collègue ? Ces contributions apportent des éléments de réponse.

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