• Jeune officier, Roland vient de démissionner. Des campagnes d'Indochine et d'Algérie il garde deux blessures dont l'une, qui a failli être mortelle, lui barre la poitrine d'une profonde cicatrice. Livré à lui-même, il vit en bohème évitant tout conformisme jusqu'au jour où, héritant d'un oncle qu'il ne connaît presque pas, il devient propriétaire d'un domaine « Le Plessis ». Il s'y installe plus par curiosité que dans le désir de s'y fixer réellement. Dès son arrivée, les êtres qui vivent dans la vieille demeure située près de grands bois, les animaux familiers, les objets témoins du passé et qui poursuivent là une existence secrète, le cernent de présences plus ou moins tangibles. Le ménage qui entretient le château, le vignoble, les chevaux, une vieille femme qui vit dans les bois, une jeune voisine l'incitent à remplacer le disparu dont la fin reste mystérieuse. Malgré son désir de fuite, conquis par le dépaysement qui le met à la merci des puissances invisibles, Roland s'enfonce dans un univers mi-rêvé mi-vécu où il côtoie les êtres qui habitent en ce lieu par la trace qu'ils ont laissée derrière eux. Les choses en apparence inanimées prolongent des présences qui entourent le jeune homme d'une sollicitude constante. Tenté par ces visions, attiré par les perspectives qui s'ouvrent à lui dans la solitude, Roland mûrit tranquillement un suicide qui ne sera que l'abandon d'une forme pour rejoindre ceux qui l'attendent. Au charme sensuel de sa jeune voisine il préfère l'envoûtante présence d'une ravissante gisante qui repose dans une chapelle du parc et dont il croit sentir la présence dans les salles du Plessis. La venue du printemps chasse les ombres. Il renaît à la vie en découvrant l'amour qui le lie aux êtres et aux choses jusqu'au sommet d'une courbe où il rencontre son destin.

  • Luc, rapatrié d'Algérie, aidé par Djillali et Molkheir le ménage berbère, s'acharne au long des jours et des saisons à défricher ses terres et remettre en état le domaine vétuste qu'il vient d'acquérir au fin fond de la Bretagne pour l'exploiter et y abriter les siens. Un fossé toujours plus profond le sépare de sa femme Maïté, déchirée de nostalgie pour une patrie abandonnée en pleine lutte, nourrie de rancune contre Luc et de haine contre le pays où elle est désormais condamnée à vivre avec ses enfants. C'est le parallélisme tragique de cet effort de construction d'une part et de destruction d'autre part qui forme le double thème de ce roman du déracinement. Car tout finit par craquer entre Luc et Maïté, jusqu'aux souvenirs de leur passion récente encore, lorsque l'entente sensuelle de leurs corps les ramenait violemment l'un à l'autre. Pourtant le miracle a lieu à l'instant où tout semble perdu.

  • Un territoire aride, une terre atroce, des hommes qui défient les saisons et les montagnes. Autour des dunes, des chevaux, des chameaux, de la latérite. L'Adamaua, le lac Tchad, le sable brûlant. Les textes de Planchon plongent le lecteur dans l'univers des hommes qui luttent pour survivre, à la force de leurs mains. Par la puissance de leur foi. L'écriture ici se fait violence de la parole. Les passages descriptifs se composent en des croquis visuels d'une intense vibration dans le verbe. Le rythme s'accorde mieux avec la découverte de l'expérience historique des peuples qui ne veulent pas mourir. Par les arts et par la poétique de l'Afrique éternelle, les regards croisés d'un occidental refaisant à son tour, l'itinéraire des cosmologies essentielles.

  • Michel Planchon, lorsqu'il parle de la nature - des bêtes, des arbres, du ciel et de la terre -, sait de quoi il parle : c'est toujours une expérience vécue qui fonde ses livres (et celui-ci aussi bien que Acajou), l'expérience de cette nature libre dont il est aujourd'hui l'un des meilleurs interprètes. Nous voici, ici, dans l'immense savane du Nord-Cameroun, au pied de la falaise de l'Adamaoua. Et voici Le Breton, conducteur de travaux de son état, chasseur dès qu'il en a le loisir, et son ami africain, Timothée le pisteur. Les hasards de la chasse les entraîne à la suite d'un grand élan de Derby, dans une aventure où chacun, confronté aux choses, aux autres et à soi-même, trouve l'occasion de s'éprouver... Tout en ce livre est un hymne fervent à la nature et à l'Afrique qui s'éloigne dans sa légende.

  • Michel Planchon, lorsqu'il parle de la nature - des bêtes, des arbres, du ciel et de la terre -, sait de quoi il parle : c'est toujours une expérience vécue qui fonde ses livres (et celui-ci aussi bien que Acajou), l'expérience de cette nature libre dont il est aujourd'hui l'un des meilleurs interprètes. Nous voici, ici, dans l'immense savane du Nord-Cameroun, au pied de la falaise de l'Adamaoua. Et voici Le Breton, conducteur de travaux de son état, chasseur dès qu'il en a le loisir, et son ami africain, Timothée le pisteur. Les hasards de la chasse les entraîne à la suite d'un grand élan de Derby, dans une aventure où chacun, confronté aux choses, aux autres et à soi-même, trouve l'occasion de s'éprouver... Tout en ce livre est un hymne fervent à la nature et à l'Afrique qui s'éloigne dans sa légende.

  • La pointe du Raz, celle du Van, de part et d'autre de la baie des Trépassés, où gît (peut-être) Ys la mystérieuse... Un vieux marin coriace... Une jeune artiste "non voyante"... Un illuminé messager de la mort... Une vague gigantesque, la déferlante, sont les sujets qui vont proposer leurs secrets à un cinéaste breton, en quête d'un thème pour le film qu'il rêve. Cette trame envoûtante composera l'aventure vécue de ce récit face au large, où rôdent légendes et réalités humaines, qui font de cette extrémité de roches et de maigre terre le lieu idéal pour s'abandonner aux sortilèges, à l'âpre poésie bretonne.

  • La pointe du Raz, celle du Van, de part et d'autre de la baie des Trépassés, où gît (peut-être) Ys la mystérieuse... Un vieux marin coriace... Une jeune artiste "non voyante"... Un illuminé messager de la mort... Une vague gigantesque, la déferlante, sont les sujets qui vont proposer leurs secrets à un cinéaste breton, en quête d'un thème pour le film qu'il rêve. Cette trame envoûtante composera l'aventure vécue de ce récit face au large, où rôdent légendes et réalités humaines, qui font de cette extrémité de roches et de maigre terre le lieu idéal pour s'abandonner aux sortilèges, à l'âpre poésie bretonne.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Le héros de ce livre, Marc, dans une maison encerclée par la forêt mûrit son amour pour les choses et les êtres qui ne cesseront, plus tard, de le ramener vers eux. Les chevaux, les chiens, les plantes et les arbres, ces « compagnons de silence », lui composent un monde secret au sein duquel il poursuit, avec les créatures de son choix, un colloque où la vie et la mort se partagent la scène, comme la nuit et le jour se partagent les paysages où il vagabonde. Ceci n'est pas un roman, c'est plutôt une suite de récits concernant la vie de la campagne vécue par un homme qui a la passion de la terre, des gens, des vignes, des prés et des forêts, quelques souvenirs d'enfance, une histoire d'amour qui compte moins que le cadre dans lequel elle se déroule. Le rare mérite du livre est ailleurs, il est dans une singulière acuité de perception et d'expression qui rend présent tout ce qui est de la nature et des bêtes. La nature ici est véritablement présente, on se prend parfois à penser à un Proust qui aurait été cultivateur.

  • Ce roman, qui s'inspire de l'épopée des Vikings, est à la fois un récit d'aventures, un roman de mer et de guerre (sacs, pillages, affrontements à l'épée et à l'arc) ; un roman de moeurs sur les us et coutumes de ces peuplades qui furent à l'origine de la civilisation occidentale ; un roman de l'amitié et de l'amour aussi.

  • La forêt primaire du Sud-camerounais, pour Le Moal, c'est presque aussi fascinant que la mer qu'il a dû quitter. Il met son orgueil à lui arracher ses plus beaux arbres, les grands acajous millénaires enfouis dans ses profondeurs ; c'est un combat à sa mesure. Mais voici qu'un jour, il ramène au camp une jeune femme rencontrée à Douala. Et dans l'exploitation jusqu'ici paisible, parmi les hommes qui composent son équipe disparate, les passions se déchaînent. De leurs cases, les villageois regardent s'abattre sur le camp des hommes blancs la vengeance des arbres tabous, seigneurs et dieux jaloux de la forêt mutilée. Dans ce roman, il y a des hommes et une femme ; il y a surtout la nature - cette nature souveraine qui est au centre de toute l'oeuvre de Michel Planchon.

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