• Le vieux Nouv.

    Le vieux

    Michel Rostain

    "  Ma Reine, mon aimée, Ce roman, c'est d'abord une déclaration d'amour."
    Au début, quand j'ai entrepris ce livre, c'était avec l'idée d'écrire une fiction autour de cette Flûte enchantée de Mozart à laquelle je dois le bonheur de t'avoir connue lorsque tu y chantais le rôle de la Reine de la Nuit. Mais à côté de la metteuse en scène et des chanteurs en répétition ont surgi sous ma plume d'autres personnages que je n'attendais vraiment pas - un vieux et ses angoisses du grand âge  ; un jeune assistant à la mise en scène au bord du suicide  ; une étrange concierge de Théâtre tantôt conteuse tantôt sorcière. Moi qui voulais te célébrer en la lumineuse compagnie de Mozart et de son opéra, je me retrouvais avec leurs questions devant la fin de vie et le droit à mourir dans la dignité  ! L'horizon du roman s'assombrissait  ! Heureusement, ce vieux d'encre et de papier m'a surpris à nouveau quand il s'est mis à ne plus vouloir envisager les années qu'il lui restait à vivre autrement que comme des moments de joie. Improbable avenir, mais bel effort  !
    Sans doute fallait-il que l'écriture de mon roman passe par toutes ces étapes pour que, moi aussi, je puisse mieux que jamais te dire mon amour.  »

  • Jules, etc.

    Michel Rostain

    • Kero
    • 26 Août 2015

    « D'un geste précis du bras droit, le torero de quatre-vingts ans resserre ensuite son tempo. Il ramène l'étoffe contre lui et l'arrête net. Le taureau fait un brusque demi-tour. Il s'immobilise à deux mètres. L'aveugle toise l'animal qu'il ne voit pas, les yeux dans les yeux. Puis il se tourne vers moi, sa foule conquise d'avance. La veste en chiffon traîne à terre au bout de son bras droit. Il oublie le fauve dans son dos et s'éloigne à pas lents. Il est magnifique, mon grand-père. À l'instant, je vous assure que c'est vrai, un taureau vient de s'engouffrer dans les plis de cette cape rose et jaune qui n'existe pas. L'aveugle a vu, absolument vu l'animal. Il l'a aspiré dans les spirales de son veston devenu percale écarlate et il a détourné sa charge. Même moi, je me suis écarté au passage de la bête invisible. J'apprends à rêver le monde » Michel Rostain signe un grand roman sur la transmission, l'amour et la musique, saturé de la chaleur et des couleurs du Sud.

  • Le fils

    Michel Rostain

    Avec une écriture incroyablement percutante et lucide, un père fait parler son fils Lion, foudroyé par une méningite à 20 ans, pour raconter le deuil difficile, heurté, et pourtant inéluctable. Par la voix tendre et ironique de son fils, Michel Rostain nous dit tout, du plus bouleversant au plus absurde, sur les jours et les semaines qui suivent la mort : emmener la couette chez le teinturier, les achats de supermarché, chaque minute du jour fatidique, le marketing des catalogues de cercueils, mais aussi ses secrets, la musique, le théâtre, l'éruption du volcan islandais... Il nous dit aussi le chaos et la solitude qui suivent l´enterrement, quand l´absence commence véritablement, et la vie qui force, pourtant, son chemin têtu jour après jour.

  • Quand une étoile se dégrade, elle émet dans le désordre, avec par moments des silences et à d´autres de très violentes émissions d´énergie. On y est. Après la musique sans son, après les soliloques incertains et les préludes indécis, une énorme bouffée d´harmonies et de rythmes jaillit. Victor Hugo chante ces soubresauts d´étoile comme « la clameur du mourant éperdu », un vacarme qui serait « brusque, éclatant, splendide, inattendu ». En ce moment, Odette est cette étoile-là, somptueuse, incandescente, imprévisible.



    En s´interrogeant sur le déclin d´une ancienne gloire, Michel Rostain signe un magnifique roman d´apprentissage de la vieillesse.

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