• Définitivement attachée au personnage du chevalier errant, la devise d'armes et d'amours évoque la situation romanesque par excellence. Interroger l'union intime de l'aventure guerrière et de l'amour, c'est remonter au foyer secret du genre majeur de notre littérature. Sans cesse, le monde du roman s'ordonne en des agencements divers. Dans son effort de dépassement de soi, le chevalier est toujours en quête de ce qui advient à l'horizon de l'énigme et de l'imprévu. Il se meut dans l'espace de la merveille, entre le secret et le dire, le sommeil et la veille, la plus intense lumière du jour et la noire mélancolie, la raison et la divagation de l'esprit. Refusant les stéréotypes de la «critique du soupçon», Michel Stanesco attribue au roman arthurien le rôle de vecteur de notre première modernité.

  • La littérature médiévale recouvre une période historique très étendue (du XIe au XVe siècle) qui rompt avec les canons de l'Antiquité et préfigure ceux des Temps modernes. Elle offre une très grande diversité de genres, de formes et de thèmes qui ont forgé l'essentiel de nos discours lyriques, narratifs, dramatiques. De l'exemplarité de la Chanson de Roland au roman arthurien, du Roman de la Rose au roman de chevalerie et enfin, de la Vie de Saint Louis à François Villon, les oeuvres du Moyen Âge demeurent les témoins vivants de cinq siècles de bouleversements culturels et de profonds renouvellements littéraires. Voilà pourquoi sans doute le Moyen Âge exerce encore aujourd'hui une fascination certaine à laquelle ce livre fait écho en présentant les auteurs phares et en analysant les oeuvres clés.

  • Un jour de juillet, Valentine perd l'équilibre et dévale un escalier. Gravement blessée, incapable de bouger, elle appelle à l'aide. Mais les gens, ce jour-là, sont pressés... Six mois plus tard, alors qu'elle y aspirait depuis plus de quinze ans déjà, Valentine rend enfin son dernier soupir. Une disparition dont son fils, un auteur à succès du théâtre de boulevard, refuse bientôt la permanence... À quelques années de là, il exorcise son "mal de mère" dans l'écriture. Gérard Glatt le traite avec tendresse et humour.

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