• « La langue nous mène, nous empêtre et nous sauve tout à la fois. Le psychotique l'éprouve mieux que quiconque, lui qui entend « ses voix » lui interdire tel acte ou inversement l'y contraindre. Il en va de même pour chacun de nous car chacun est assujetti aux lois de la parole. Il en résulte que le refoulé d'un Dit pris entre transgression, ressentiment et honte met inévitablement en mouvement des pulsions sociales. Ce mécanisme est propre à l'humain, comment ne pas trop en pâtir ? »

    Entre lâcheté et canaillerie, tous s'acharnent à défigurer la langue, à lui enlever le goût de donner à apprendre et à penser.

    Lorsque l'individu est traversé par un discours diffluent ou inconsistant, il peine à s'orienter, à se construire et se retrouve dans une impasse. Quand nous essayons de nous cacher derrière un mur, la langue se fige devant le sens. Un voyage au pays de la littérature, une incursion dans les ficelles du droit, les méandres de l'Histoire ou les technosciences nous donnent la mesure de cette aliénation.

    C'est ainsi qu'il revient à chacun de nous de lutter contre la « banalité du mal ». Dans ce combat, la psychanalyse, toujours subversive, permet une lecture des enjeux auxquels chacun est confronté : le Réel.

    Au croisement de la clinique psychanalytique, de la littérature contemporaine et de l'Histoire, l'auteur confirme l'influence de la langue dans toutes les sphères de l'humain et pointe du doigt les dérives du discours social.

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