• Juan Rulfo mourait le 7 janvier 1986, mais il était entré dans la légende bien avant. La pulsion à écrire semble s'enraciner dans un noyau fantasmatique très puissant, où se mêlent des événements collectifs tragiques de l'histoire du Mexique du début du XXe siècle. Cet essai s'efforce de déployer les richesses de l'oeuvre dans son ensemble, pour promouvoir une lecture actualisée, par-delà les idées toutes faites longtemps ressassées par une certaine critique.

  • La notion d'hybride, couramment employée en biologie et en grammaire, a pris toute sorte de sens figurés : figures mythiques composites (sphinx, chimère, sirène), oeuvre, langue, solution, culture, époque, genre hybrides. Sa relation explicite ou implicite avec la reproduction (sexes, genres) et aussi avec la reproduction sémiologique, donc avec l'écriture, les genres littéraires ou artistiques, les divers types de discours (dont le discours critique), l'intertextualité, la traduction, l'adaptation, et toute combinaison de plusieurs modes d'expression différents, fait de cette notion une voie d'approche particulièrement intéressante vers les champs culturels et la grande diversité des objets qui s'y rattachent.

  • Ce livre se situe dans le sillage d'une longue réflexion théorique et d'une longue pratique analytique dont le centre est le texte en général, le texte littéraire en particulier, avec une prédilection pour les littératures hispano-américaines écrites par les femmes. Un concept peut caractériser cette praxis : le lirécrire, c'est-à-dire l'indissoluble solidarité de la lecture et de l'écriture, et résume cette pratique que l'on appelle le plus souvent la critique littéraire.

  • On peut penser que notre vision du texte doit évoluer avec notre vision de l'univers. Tel est, du moins, le parti pris de la présente réflexion sur le texte. Elle se nourrit des concepts, des constructions théoriques, et même des apories en provenance d'autres champs du savoir, afin d'avoir un point de vue nouveau sur le texte. L'auteur a voulu rendre à « théorie » son sens étymologique et présenter une série ouverte d'observations que l'on a simplement conceptualisées et qu'il appartient au lecteur de faire siennes et de faire jouer.

  • Ce volume est dédié à la mémoire de Maurice Molho dont l'enseignement et les travaux ont durablement fécondé le champ disciplinaire des études ibériques et ibéro-américaines. Dans une première partie il est question des identités collectives : du XVIe au XXe siècle, de l'Afrique, à l'Amérique hispanique en passant par l'Espagne, on voit se dessiner une problématique extrêmement cohérente fondée sur la dialectique reconnaissance/rejet dont le modèle est l'histoire, toujours en construction, de la Découverte et de la Colonisation, du génocide et du métissage. La deuxième partie recueille les études centrées sur l'identité individuelle et ses multiples expressions littéraires, du récit biblique de l'histoire de Caïn à la littérature hispano-américaine contemporaine, en passant par le chef-d'oeuvre anonyme du XVIe siècle espagnol. Pour une fois les femmes écrivains, ces " autres " par excellence de la littérature, n'ont pas été oubliées : dans le sillage de la sainte patronne Thérèse d'Avila, défilent les Argentines Silvina Ocampo et Griselda Gambaro, et la Mexicaine Elena Poniatowska. Là encore on peut apprécier les jeux subtils où se combinent, s'entremêlent, s'échangent, s'annulent et se construisent tour à tour les images de soi et les images de l'autre, comme les deux faces tournoyantes d'une même médaille.

  • Alejandra Pizarnik nace el 29 de abril 1936 en Buenos Aires, en una familia de immigrantes judios de Europa Central. Su pasion por la poesia es temprana y exclusiva: publica 3 poemarios ( La tierra mas ajena, 1955, La ultimainocencia, 1956, Las aventuras perdidas, 1958) antes de salir hacia Paris. Su vida en Paris (1960-1964) es fundamental para el desarrollo de su vocacion poetica.Ahi escribe Arbol de Diana, el poemario que la sonsagro, traba amistad con Julio Cortazar y Octavio Paz, y conoce a Simone de Beauvoir, Duras, Jean-Paul Sartre. De regreso a Buenos Aires, publica otros poemarions hasta 1971. Se suicida el 25 septiembre 1972.

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