• Non, ce n'était pas mieux avant ! Luc Ferry s'associe à Nicolas Bouzou, essayiste et économiste, pour dresser un portrait de notre société contemporaine et mesurer le chemin parcouru au cours des deux derniers siècles. L'innovation est une destruction créatrice qui bouleverse les ordres établis, et devient un facteur de peur et d'incertitude, pourtant les bénéfices réels et potentiels doivent être reconnus.
    S'il reste bien des défis à relever dans un monde à la complexité croissante, il est d'autant plus nécessaire de s'extraire des cycles d'apathie défaitistes et réactionnaires majoritairement à l'oeuvre dans les perspectives intellectuelles et médiatiques d'aujourd'hui.
    Et c'est ainsi armés de lucidité confiante que Luc Ferry et Nicolas Bouzou proposent des réponses argumentées à nos enjeux économiques et sociaux pour se réapproprier l'avenir.
    Lola Caul-Futy & Patrick Frémeaux
    Contenu :
    Partie 1 Était-ce mieux avant ?
    Partie 2 La fin du travail ?
    Patrie 3 La fin du capitalisme ?
    Partie 4 Gouverner les démocraties
    Partie 5 Bonheur et quête de sens

  • La mondialisation est un processus culturel qui ne se limite pas à l'économie, et qui a façonné de longue date la civilisation occidentale. La crise du coronavirus ne la remet pas en cause, au contraire. Ce qui est en question, ce sont des dysfonctionnements de la « mondialisation économique et financière ». Pour l'économiste Nicolas Bouzou, nous ne les corrigerons pas par l'enfermement ou le nationalisme, mais bien par un réarmement économique européen et un renforcement du multilatéralisme.

    Présentation de la collection : Et après ? "Notre monde post-coronavirus ne sera sans doute plus le même. Quel sera le rôle de l'État ? Doit-on remettre en cause la mondialisation ? Doit-on se méfier ou s'appuyer davantage sur les scientifiques ? Autant de questions, et bien d'autres, sur lesquelles il faudra se pencher.
    Les Éditions de l'Observatoire, depuis leur création, ont l'ambition d'anticiper et de créer les débats d'idées. Nous continuons donc notre mission dans cette période propre à la réflexion en publiant de courts livres numériques qui amorcent déjà les thèmes de ce « monde d'après ». Nos auteurs ont répondu présents, conscients de former au sein de leur maison d'édition une véritable communauté de pensée."
    Muriel Beyer
    Directrice des Éditions de l'Observatoire


  • La crise défraye la chronique mondiale. Comment le drame a-t-il commencé ? Qui sont les coupables ? Faut-il craindre pour son épargne ? Les difficultés d'accès au crédit vont-elles perdurer ? Sommes-nous à la veille d'un krach

  • Alors que le débat public est aujourd'hui corrompu par le conformisme, la superstition voire le complotisme paranoïaque, Nicolas Bouzou appelle au retour de la méthode et de la raison dans l'élaboration de notre politique. La France vit aujourd'hui dans la passion, et a oublié la raison. Elle est devenue le seul pays où l'on refuse de nommer les problèmes avant de pouvoir commencer à les régler : dénoncer l'illettrisme chez les salariés, c'est les traiter d'incultes ; vouloir réformer l'indemnisation des chômeurs, c'est les faire passer pour des fainéants ; considérer le bac pour ce qu'il est, c'est-à-dire un gouffre financier inutile, c'est remettre en cause un rite... Et les Français sont responsables : ils élisent des dirigeants qui leur donnent ce qu'ils veulent entendre ! La droite utilise la peur, la gauche la jalousie...
    Aujourd'hui, nous devons faire un choix. Oui, on peut revenir au plein-emploi. Oui, on peut réformer l'école et l'université dans le sens de l'excellence. À condition de soigner notre refoulement. Rien ne nous empêche de le faire, sauf... notre incapacité à penser notre avenir.
    Si elle renoue avec sa véritable tradition qui est celle du débat rationnel, la France redeviendra le pays de la prospérité et du plaisir de vivre.

  • Face aux mutations de notre monde, Nicolas Bouzou prône le progressisme conservateur : faire de la famille, la culture classique et l'esthétique les pivots autour desquels doit s'organiser notre entrée dans l'avenir. Notre monde est en pleine mutation. L'économie change : de nombreux emplois sont créés, mais beaucoup disparaissent. Les façons de travailler évoluent : le salariat laisse progressivement la place au travail indépendant. Les concepts philosophiques sont bousculés : comment réguler la sélection des embryons qui est déjà une réalité ? Un nouveau monde naît, en remplacement d'un ancien qui s'effondre, source d'angoisse qui fait le lit des extrémismes politiques de toutes obédiences et plus généralement de ceux qui serinent que " c'était mieux avant ". L'antidote à ces fondamentalismes est d'entrer dans ce nouveau monde en sauvant ce qu'il y avait de meilleur dans l'ancien pour éviter l'effondrement de notre civilisation occidentale. C'est enseigner aux enfants le code informatique, mais aussi le grec et le latin. C'est les laisser jouer sur des jeux vidéo de réalité augmentée, mais leur faire découvrir Bach et Vivaldi. C'est accepter la famille recomposée, mais interdire à de futurs parents de choisir à la carte la couleur des yeux de leur bébé. C'est à partir de ces principes simples (être réformateur sur l'économie et conservateur sur les valeurs) que doivent se construire les programmes politiques alternatifs à ceux des extrêmes réactionnaires. C'est la seule façon de réconcilier les peuples avec leur avenir.

  • Et si la crise tuait le jacobinisme ?
    Voici des échanges entre Martin Malvy, président de la Région Midi-Pyrénées, et léconomiste Nicolas Bouzou à propos de lacte III de la régionalisation. Au-delà de leurs appartenances politiques respectives, les deux hommes ont souhaité montrer que la poursuite de la décentralisation de lÉtat entamée en 1982 était une nécessité en ces temps de crise.
    À lheure où lon sinterroge sur les compétences, difficiles à cerner, des différentes collectivités locales et de lÉtat, il est temps de renforcer le pouvoir des territoires et de redéfinir le rôle de chaque acteur sur le terrain, à commencer par celui de lÉtat. Cette clarification est urgente. Elle doit redonner force et courage à tous ceux qui ont compris que, face à la crise, le centralisme nétait pas la solution.

  • La France est de plus en plus le pays du mal-logement. Elle mobilise pourtant chaque année 2% du PIB pour la politique du logement, soit le double de ce que dépensent les pays voisins - sans que les résultats soient probants. Les Français dépe

empty