• Le sheikh Muslihuddin Saadi Shirazi fut, dans le florissant XIIe siècle de Bagdad, l'un des maîtres soufis les plus célèbres et les plus respectés. Son enseignement, né de la plus pure tradition et enrichi par l'expérience de multiples voyages (de la Chine au Maroc, de la Turquie à l'Abyssinie), demeure l'un des joyaux de la mystique persane médiévale. Le Gulistan, ou Jardin de roses, est son oeuvre majeure. Cette somme philosophique en vers et en prose poétique, écrite dans un style tour à tour naïf, lyrique, tendre et parfois même humoristique, initie le lecteur à une perception plus fine de la réalité.
    Derrière la sensualité apparente de la forme et au-delà de l'allégorie, se dévoile peu à peu la nature profonde, le « zat » de tout être et de toute chose, dont la connaissance est l'essence même de l'éveil spirituel.

  • Une maison mauresque suspendue entre ciel et mer, baignée de lumière : Miramar. Construite pour le vizir du Dey d'Alger durant la période ottomane, caserne lors de la conquête coloniale, occupée par un marchand juif et par un général français, tombée en déshérence à l'Indépendance, la Maison a toujours été entretenue au fil des siècles par les Aït Ouakli, gardiens des murs et de leur mémoire, et narrateurs de son histoire. A travers ce lieu mythique, symbolique et réel, c'est toute l'histoire de l'Algérie depuis les Ottomans jusqu'à nos jours, ses drames et ses conflits d'identité, que nous conte Nourredine Saadi, la fresque saisissante d'Alger la Blanche, le chant de ses bâtisseurs et de tous ceux qui l'ont adoptée et aimée. Après Dieu-le-Fit (Prix Kateb Yacine), La Maison de lumière est le second roman de Nourredine Saadi.

  • Dieu-le-Fit

    Nourredine Saadi

    On a décidé, en haut lieu, de l'assainissement de la ville et de la destruction du bidonville qui a pour nom Dieu-le-Fit. Ses occupants seront ramenés dans leurs douars d'origine. Commence alors la lente déportation vers un but lointain et inconnu, puisque les habitants de Dieu-le-Fit n'ont jamais eu d'autre foyer que cet habitat provisoire. Et cet exode, conduit par un caporal zélé, maître du temps et des destinées, devient la vivante épopée d'hommes et de femmes habitués à subir, mais porteurs de mémoires, de rêves et de savoirs qu'on ne pourra jamais éradiquer. Fable cruelle et envoûtante où tout est dit d'un régime totalitaire absurde, d'un peuple impuissant et fataliste, englué sous le poids des traditions et de l'arbitraire, qui obéit aux ordres d'une hiérarchie invisible, ce premier roman de Nourredine Saadi, né à Constantine, nous plonge, par sa sensibilité, sa langue foisonnante et les entrelacs subtils de sa composition, dans la tragédie de l'exil où se lit l'éternel destin floué des êtres - ceux, ici, d'un pays imaginaire, la Wallachye, qui ressemble étrangement à l'Algérie.

  • Cet ouvrage, réunissant juristes, ethnologues, anthropologues, sociologues, psychanalystes, économistes, psychiatres, démographes et historiens, se propose d'entamer une première réflexion partant de cette interrogation : quel rapport y a-t-il entre le pouvoir de produire des normes (Loi et Etat) et l'ordre du vivant pour le sujet ?

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