• Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Apprendre, qu´est-ce que cela veut dire ? Qu´est-ce que cela suppose ? Par quelles voies est-ce que cela passe ? À ces questions l´école contemporaine apporte une réponse catégorique : l´école traditionnelle s´est trompée, elle a voulu transmettre des connaissances détenues par un maître en les inculquant à des élèves passifs. Cette pédagogie de l´imposition ne marche pas. Il faut lui substituer une pédagogie active faisant de l´enfant l´acteur de la construction de ses savoirs. Nous sommes au moment où cette réponse se révèle aussi fausse, dans sa demivérité, que la philosophie antérieure. Il en résulte que l´école d´aujourd´hui est plongée dans une incertitude complète sur la nature de l´opération qu´il lui revient d´effectuer. Tout est à reprendre, à commencer par l´opposition supposée entre activité de l´élève et transmission du savoir.
    C´est ce problème fondamental que ce livre s´efforce d´éclairer. Il dégage les origines de ce nouveau modèle pédagogique. Il en montre les limites. Il ne prétend pas apporter des solutions toutes faites. Il en appelle à une réflexion sur cette expérience primordiale dont les adultes refoulent le souvenir : la difficulté d´apprendre, qui ne se sépare pas de la nécessité d´une transmission.

  • Il y a cinquante ans paraissaient les Problèmes de linguistique générale d'Émile BENVENISTE, livre fondateur du grand linguiste qui a marqué la naissance de la collection « Bibliothèque des Sciences humaines » aux éditions Gallimard. Pour célébrer cet anniversaire, ainsi que le 40e anniversaire de la mort de l'auteur, des chercheurs réunis fin 2016, dont certains l'ont bien connu, lui ont rendu hommage en étudiant ses sources, son apport scientifique et sa réception internationale.À partir des archives inédites du Cercle linguistique de Prague ou de l'analyse de manuscrits portant sur des objets de recherche peu évoqués auparavant (par ex. la question de la numération linguistique), ce livre montre l'amplitude conceptuelle et théorique de Benveniste ; il dresse également un état des lieux de la diffusion de son oeuvre à l'étranger, dans des aires comme la Chine, le Japon ou le Brésil, où la réalité de cette diffusion était peu connue. Postface de Pierre NORA. On trouvera en annexe la liste exhaustive des très rares archives sonores portant la voix de Benveniste (conservées à l'Ina) ainsi que la transcription de son dialogue de mars 1967 avec Pierre NORA lors du lancement de la collection.

  • Julius est nerveux. "Pas l'amour, non... seulement ma main qui se tend, ces visages qui se confondent à l'autre bout du monde, Haïl et CaIman, et Djemila et Cupule, le ridicule Astolphe et toutes mes chaisières branques, entre les écuries de l'aube et les hautes lisses du crépuscule..."

  • Cinquante ans après leur création, Le chat dans le sac de Gilles Groulx et À tout prendre de Claude Jutra ne peuvent nous laisser insensibles à leur quête de liberté, tout comme aux doutes et tourments qui les habitent. De quelle manière ces deux films résonnent-ils encore aujourd'hui? Ce dossier de 24 images cherche à réaffirmer l'inaltérable actualité du cinéma de Groulx et de Jutra en replongeant d'abord dans l'esprit de l'époque (témoignages d'artisans ayant oeuvré sur les deux films; récits de cinéastes sur leur rapport avec ces deux oeuvres) puis en créant des parallèles avec le jeune cinéma québécois actuel (absence de portée politique et sociale, « néovérisme » pessimiste, etc.).

  • Aborder le cinéma par l'angle de la bande dessinée permet d'en parler autrement. Et réciproquement, penser le neuvième art par le biais du septième ouvre de nouvelles perspectives, qui seraient certainement demeurées inexplorées si les deux formes, prises isolément, s'étaient ignorées. C'est autour de cette idée d'un dialogue que 24 images a composé ce numéro abondamment illustré. À lire, des entretiens avec Michel Rabagliati, Diane Obomsawin et des articles signés, entre autres, Jimmy Beaulieu, Ariane Dénommé et Zviane. Sont bien sûr analysées les adaptations des Hulk, Watchmen, Batman et plusieurs autres.

  • Réalisateur déjà culte mais pourtant peu diffusé ici, l'Anglais Ben Wheatley, qui ouvre ce numéro, fait fi de toute catégorisation et démontre une indéniable capacité à politiser les sombres fables de son cinéma de genre décloisonné. L'accent est mis sur son travail de cinéaste à travers des textes et une entrevue. Un dossier s'intéressant aux nouvelles pratiques dans le cinéma documentaire actuel rassemblent des textes qui analysent des démarches aussi variées et singulières que Thom Andersen, Dominic Gagnon, Kazuhiro Soda, Robert Greene, Abbas Fahdel, Anna Roussillon, Patricio Guzman, Isiah Medina et Michka Saäl. Ailleurs dans la revue, un entretien avec l'acteur fétiche Denis Lavant et le phénomène Star Wars observé sous de multiples angles.

  • En février dernier, 24 images consacrait sa couverture à Ben Wheatley. De Wheatley à Sylvain L'Espérance, le grand écart est immanquable. En effet, rien de plus éloigné que les démarches créatives d'un cinéaste de genre britannique et d'un documentariste québécois. En choisissant de mettre en valeur leurs parcours respectifs, 24 images réaffirme son désir de réfléchir sur toutes les formes du cinéma. Par un texte, un long entretien, un carnet de travail et l'édition de deux de ses films sur DVD (Les printemps incertains et Bamako temps suspendu), le présent numéro explore ainsi la démarche de Sylvain L'Espérance, en mettant l'accent sur la production de Combat au bout la nuit, son prochain long métrage. À la fois culmination d'une démarche documentaire entreprise à la fin des années 1980 et exploration d'un nouveau langage hétéroclite capable de rendre compte des multiples enjeux observés sur le terrain, ce film affirme haut et fort la nécessité de créer un nouveau type de documentaire affranchi de tout formatage et totalement à l'écoute du monde qu'il observe.

  • L'accueil complètement délirant qu'a reçu au dernier Festival de Cannes le premier film de Julia Ducournau, Grave, a inspiré à la rédaction de 24 images un grand dossier consacré au cinéma de genre au féminin. Portraits, rencontres et textes de réflexion tracent la route ce ces réalisatrices qui ont choisi des genres longtemps méprisés, et encore parfois marginalisés, autant par la critique que par l'industrie. Des pionnières (Ida Lupino) aux « Hollywoodiennes » (Kathryn Bigelow) en passant par les sensations actuelles Marina de Van, Lucile Hadzihalilovic ou Andrea Arnold, ces créatrices certes très différentes partagent un même but : questionner et défier les catégorisations. La vitalité du cinéma de genre inspire d'ailleurs une bonne partie du contenu de ce numéro qui propose une entrevue avec le maître japonais Takashi Miike (Audition) et revient sur plusieurs films vus cet été lors du festival Fantasia. Pour couronner les tout, un hommage à la carrière inestimable du regretté Abbas Kiarostami.

  • En ouverture de ce numéro estival, Benoît Dequen affirme qu'« il est plus important que jamais d'abattre les murs, de décloisonner la cinéphilie, mais aussi la nature des voix qui s'expriment sur et autour du cinéma. » C'est pourquoi 24 images ouvre ses pages d'été au théâtre. Se détournant de la compilation de films tirés de texte dramatique, ce numéro s'intéresse au passage de l'écran à la scène et aux démarches singulières d'hommes et de femmes de théâtre passionnés et inspirés par le 7e art. Le décloisonnement créatif est également mis de l'avant avec un hommage à Seijun, un survol personnel de Ralph Elawani sur le cinéma et la contre-culture à Montréal, un dernier salut à l'acteur Tomás Milián, aussi à l'aise dans la série B que chez Antonioni, et une tragédie théâtrale en 4 chants sur l'histoire de l'art vidéo.

  • 24 images explore l'influence du cinéma populaire des années 1980 sur les films d'aujourd'hui dans son numéro d'août-octobre Années 1980 - Laboratoire d'un cinéma populaire. L'objectif est de réévaluer cette période cinématographique singulière reconnue entre autres pour son obsession envers les évolutions technologiques ou la suprématie des synthétiseurs dans ses bandes-son. Il s'agit aussi de tenter de définir l'essence de cette décennie qui, comme le dit Julien Fonfrède responsable du dossier, « alternaient sans complexe le sublime et le grotesque », le divertissement et l'émotion. De plus, deux nouvelles chroniques s'ajoutent, l'une sur les séries où il est question de The Handmaid's Tale adaptée du roman de Margaret Atwood et l'autre sur les liens entre cinéma, jeux vidéos et projets interactifs qui se penche sur le projet de réalité virtuelle d'Alejandro González Iñárritu et le jeu vidéo This War of Mine. Le DVD qui accompagne chaque édition propose cette fois-ci trois films de la cinéaste américaine Jennifer Reeder.

  • 24 images consacre au cinéaste américain David Lynch sa seconde livraison automnale. Artiste multidisciplinaire, et avec le succès populaire de Twin Peaks : The return, un des rares cinéastes à encore relever le défi de rassembler critique, cinéphile et grand public, Lynch est un touche-à-tout. Le premier article du dossier présente d'ailleurs son travail d'artiste visuel. Puis, avec de multiples et divers angles d'approches, les collaborateurs de ce dossier spécial abordent la filmographie du cinéaste, de ses premiers courts-métrages à Inland Empire, son dernier film avant le retour de Twin Peaks en 2017, en passant par The Elephant Man, Dune, Blue Velvet, Lost Highway et Mulholland Drive. Se définissant comme un « constructeur de mondes », il est certes un créateur hors-norme probablement le plus célèbre des cinéastes narratifs d'avant-garde selon Dennis Lim. Ses films sont loin d'avoir épuisé leurs mystères, malgré l'abondance d'écrits qu'ils ont suscités et susciteront encore.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • This book provides comprehensive coverage of the dependability challenges in today's advanced computing systems. It is an in-depth discussion of all the technological and design-level techniques that may be used to overcome these issues and analyzes various dependability-assessment methods. The impact of individual application scenarios on the definition of challenges and solutions is considered so that the designer can clearly assess the problems and adjust the solution based on the specifications in question. The book is composed of three sections, beginning with an introduction to current dependability challenges arising in complex computing systems implemented with nanoscale technologies, and of the effect of the application scenario. The second section details all the fault-tolerance techniques that are applicable in the manufacture of reliable advanced computing devices. Different levels, from technology-level fault avoidance to the use of error correcting codes and system-level checkpointing are introduced and explained as applicable to the different application scenario requirements. Finally the third section proposes a roadmap of future trends in and perspectives on the dependability and manufacturability of advanced computing systems from the special point of view of industrial stakeholders. Dependable Multicore Architectures at Nanoscale showcases the original ideas and concepts introduced into the field of nanoscale manufacturing and systems reliability over nearly four years of work within COST Action IC1103 MEDIAN, a think-tank with participants from 27 countries. Academic researchers and graduate students working in multi-core computer systems and their manufacture will find this book of interest as will industrial design and manufacturing engineers working in VLSI companies.

  • L'idée d'une « Education nouvelle » est ancienne. Elle plonge ses racines au moins dans le 18e siècle et s'épanouit déjà à la fin du 19e siècle. Le projet de renouveler de fond en comble l'entreprise éducative est donc un fait historique de longue durée, caractéristique des sociétés occidentales contemporaines et de leur projet démocratique. Face à ce sempiternel désir de « changer l'école », la tâche qui s'offre à notre époque est de repenser l'Education nouvelle dans son histoire diverse et multiple. C'est l'objectif du présent ouvrage. Les contributions qui le composent offrent un nouveau regard sur la nébuleuse de l'Education nouvelle, constituée de théories hétérogènes et de personnalités également très différentes. Elles traitent d'abord de ses prolégomènes au 19e siècle, puis de ses rapports avec certaines sciences humaines comme la psychologie et la psychanalyse, avant d'aborder le problème de son devenir paradoxal à l'époque contemporaine. En effet, alors que ses idéaux et ses mots mêmes habitent le discours ordinaire du monde éducatif, l'Education nouvelle a cessé d'être le moteur de la pensée pédagogique et de l'expérimentation depuis plusieurs décennies. Ainsi revisitée, l'Education nouvelle constitue une source de réflexion pour le présent, stimulant la pensée de l'éducation actuellement confrontée à des problèmes immenses pour lesquels les ressources théoriques héritées de la seconde partie du 20e siècle semblent inopérantes.

  • Réévaluer et penser Spencer dans sa diversité et dans son actualité, telle est la tâche que se sont fixée les auteurs, qui ont pour cela, fait appel aux meilleurs connaisseurs de son oeuvre.
    Herbert Spencer, longtemps négligé en France, n'a pourtant jamais cessé d'être lu et commenté dans les pays anglo-saxons. Précurseur de Darwin (il est le premier à utiliser le mot évolution dans son sens moderne), il développe une théorie de l'origine de la vie dont les conséquences touchent à la physiologie, à la psychologie, à l'éducation, à l'économie - toutes disciplines que son oeuvre secoue en profondeur.
    Le lecteur trouvera par ailleurs dans ce volume deux textes importants de Spencer, devenus introuvables en France.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Julius a disparu. On est sans nouvelles. Dans le grand salon blanc, les siens sont rassemblés... Longue distance, suite. Plus il croyait s'approcher, plus l'horizon reculait. Au fil de ses successifs dédoublements. Qui finirent par s'emparer de l'approche même. Il lui restait, dès lors, à disparaître. Ce qu'il fit, leur laissant le texte à scander, à hautes voix.

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