• " L'Europe appartient à Picasso, Matisse, Braque et bien d'autres. L'Inde n'appartient qu'à moi seule. " Amrita Sher-Gil est à l'Inde ce que Frida Kahlo est au Mexique. Artiste de génie, femme libre à la vie fabuleuse et tourmentée, elle a marqué l'histoire de la peinture indienne avant de disparaître brutalement à l'âge de vingt-huit ans. Lorsque Iris achète un de ses tableaux, elle se lance, fascinée par son destin, sur les traces de cette artiste audacieuse, mi-hongroise, mi-indienne, espérant retrouver dans cette quête le goût de peindre qui l'a quittée depuis des années. De subtils échos se répondent entre les deux femmes dont l'existence est étroitement liée à la création, à l'amour de la peinture et à ses ressorts secrets. Patricia Reznikov nous entraîne dans un roman où les couleurs de l'Inde coloniale, de Lahore à Simla, se mêlent à celles du Budapest d'avant la Première Guerre, du Paris des avant-gardes et de Florence. Elle redonne vie à une figure féminine bouleversante et hors norme, méconnue du grand public.

  • En 1977, Joseph a quinze ans et tente de fuir une famille où règnent le silence et l'incompréhension. Accueilli dans la maison de l'Impasse des artistes à Paris, il trouve sa place dans une tribu d'originaux, tous exilés au passé douloureux : Sergueï, le vieux Russe blanc, Magda, la Viennoise rescapée de la guerre, Angel, le peintre cubain, et la mystérieuse Dorika, sur lesquels veille Sándor, un Hongrois caractériel et généreux, obsédé de photographie. Au récit de leurs histoires terribles et merveilleuses, Joseph panse ses blessures et fait l'apprentissage de l'amour.
    éducation sentimentale et esthétique, réflexion sur la solitude et l'exil, mais aussi ode à la photographie du XXe siècle, celle d'André Kertész ou d'August Sander, ce roman poignant, empreint d'humanisme baroque et de poésie, nous transporte dans une Mitteleuropa pétrie de culture et de nostalgie.

  • « Quelques semaines après le sinistre, en fouillant dans les décombres de ma chambre, j'ai retrouvé un ouvrage intact. Un seul. C'était La Lettre écarlate de Nathaniel Hawthorne... J'ai creusé ce livre dans tous les sens, pour y chercher une réponse, comme on remue une tombe. »Pour tenter de renaître, Pauline part à Boston, en Nouvelle-Angleterre. Des rencontres étonnantes et baroques - un libraire-cyclope, un homme-oiseau, un professeur fantasque - la mènent sur les traces du grand écrivain romantique. Ode au rêve américain, celui de Hawthorne, Thoreau et Melville, La Transcendante est l'émouvant parcours d'une rédemption par la littérature. On y retrouve l'univers poétique et envoûtant de l'auteur de La Nuit n'éclaire pas tout, prix Cazes-Lipp 2011.

  • « Qu’avais-je d’autre à faire que de me laisser entraîner comme un vieux mammouth empaillé à l’autre bout de l’Europe par une inconnue bizarre et anorexique ? » Quand on s’appelle Benjamin Himmelsbar, qu’on est un vieil écrivain en proie aux doutes et qui n’écrit plus, un solitaire qui a pour tout confident son hamster Igor, et qu’on rencontre une jeune femme mystérieuse qui se dit chasseuse de miracles, sorte d’Alice au pays des merveilles qui remonterait le temps, on la suit...De Paris à Amsterdam, de Londres à Turin, au fil de rencontres insolites et savoureuses qui font revivre l’Europe cosmopolite des années 20, les poètes russes de l’émigration, les écrivains américains du Paris des années folles, le Berlin disparu, chacun d’eux va lever ses propres énigmes tout au long d’une errance en forme de puzzle vertigineux.

    Par sa liberté et sa fantaisie mêlant humour, érudition, légèreté et tragique, par son atmosphère envoûtante, La nuit n’éclaire pas tout a l’art de faire advenir le mystère et de lui donner sens.

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