• La majorité, c'est le portrait d'une ville - la Ville - dont on tente de saisir le subconscient. Le chef-historien Fustel d'Épinal et le journaliste Raoul Tozec ne sont-ils pas en quête du « texte introuvable » à partir duquel se serait édifiée la cité ? Comme l'écrit Lawrence Durrell dans sa préface, « le thème très sérieux de ce livre est abordé sur le mode satirique très particulier à l'auteur, à la fois tendre, ironique et cruel ». Il s'agit d'une méditation sur la genèse de l'écriture alphabétique - qui est à l'origine de notre civilisation industrielle avec ses rotatives et ses ordinateurs ; d'une réflexion sur notre destin d'expulsés : expulsés de la matrice, expulsés de l'Eden, expulsés de leur territoire comme les Phéniciens qui, acculés par leurs ennemis à vivre sur une étroite bande de terre, ont implanté leurs comptoirs et diffusé leur alphabet à travers tout le bassin méditerranéen et au-delà, et enfin expulsés des textes, de la Ville moderne au profit des experts-phraseurs et des constructeurs de tours que soutient une certaine « majorité », au sens politique, juridique et psychique. « Une oeuvre parfaitement élaborée, où rien n'est gratuit, portée par la mania des mots, qui rappelle, dans une certaine mesure, la démarche de James Joyce », écrit Maurice Sznycer. Ce roman à l'écriture somptueuse n'est pas une errance, c'est une singulière expédition, périlleuse et cocasse, dont le but nous concerne tous : le langage, au travers duquel se dessine notre destin.

  • La majorité, c'est le portrait d'une ville - la Ville - dont on tente de saisir le subconscient. Le chef-historien Fustel d'Épinal et le journaliste Raoul Tozec ne sont-ils pas en quête du « texte introuvable » à partir duquel se serait édifiée la cité ? Comme l'écrit Lawrence Durrell dans sa préface, « le thème très sérieux de ce livre est abordé sur le mode satirique très particulier à l'auteur, à la fois tendre, ironique et cruel ». Il s'agit d'une méditation sur la genèse de l'écriture alphabétique - qui est à l'origine de notre civilisation industrielle avec ses rotatives et ses ordinateurs ; d'une réflexion sur notre destin d'expulsés : expulsés de la matrice, expulsés de l'Eden, expulsés de leur territoire comme les Phéniciens qui, acculés par leurs ennemis à vivre sur une étroite bande de terre, ont implanté leurs comptoirs et diffusé leur alphabet à travers tout le bassin méditerranéen et au-delà, et enfin expulsés des textes, de la Ville moderne au profit des experts-phraseurs et des constructeurs de tours que soutient une certaine « majorité », au sens politique, juridique et psychique. « Une oeuvre parfaitement élaborée, où rien n'est gratuit, portée par la mania des mots, qui rappelle, dans une certaine mesure, la démarche de James Joyce », écrit Maurice Sznycer. Ce roman à l'écriture somptueuse n'est pas une errance, c'est une singulière expédition, périlleuse et cocasse, dont le but nous concerne tous : le langage, au travers duquel se dessine notre destin.

  • Les vingt-trois siècles de Lawrence Durrell Nouv.

    Ces vingt-trois siècles de Lawrence Durrell, c'est l'itinéraire exemplaire d'un homme de l'Occident en passe de résoudre ses contradictions, ou parvenu peut-être à retrouver l'état d'innocence première, à déjouer les pièges de l'aristotélisme, et à réconcilier temps et espace en une cosmogonie lumineuse et sereine. Paul Hordequin vit dans le Gard, et connaît Durrell depuis bien des années. Comme tous ceux qui l'ont approché, il a été fasciné par ce « premier Anglais », cet étonnant Païen anglo-saxon. L'essai qu'il nous livre sur l'homme et son oeuvre, est très personnel, très « concerné ». Une sorte de biographie poétique, de patient décryptage, en intime osmose avec le texte même, dans tout ce qu'il recèle d'émotions véritables, de sensations immédiates et révélatrices d'une personnalité en pleine gestation. La mer, le ciel méditerranéen, la flûte des bergers, sont partout présents. Mais, aussi bien, le recours à des données d'ordre psychanalytique ou scientifique, permet - à travers chaque livre de Durrell (et chaque étape de sa vie) : du Carnet noir à Tunc, Nunquam et au Monsieur, en passant par cette oeuvre capitale qu'est le Quatuor d'Alexandrie - de comprendre comment s'élabore cette réconciliation douloureuse du poète avec lui-même, comment cette « progéniture enténébrée de l'Occident bâtard » a pu engendrer une oeuvre prométhéenne comme le Quatuor, réplique européenne du Mandala, ce cercle magique des moines tibétains qui résume toutes choses. Mais l'un des secrets de Durrell n'est-il pas sa naissance au pied de l'Himalaya, non loin de ce Lhassa dont il rêvait à onze ans ?

  • Les vingt-trois siècles de Lawrence Durrell Nouv.

    Ces vingt-trois siècles de Lawrence Durrell, c'est l'itinéraire exemplaire d'un homme de l'Occident en passe de résoudre ses contradictions, ou parvenu peut-être à retrouver l'état d'innocence première, à déjouer les pièges de l'aristotélisme, et à réconcilier temps et espace en une cosmogonie lumineuse et sereine. Paul Hordequin vit dans le Gard, et connaît Durrell depuis bien des années. Comme tous ceux qui l'ont approché, il a été fasciné par ce « premier Anglais », cet étonnant Païen anglo-saxon. L'essai qu'il nous livre sur l'homme et son oeuvre, est très personnel, très « concerné ». Une sorte de biographie poétique, de patient décryptage, en intime osmose avec le texte même, dans tout ce qu'il recèle d'émotions véritables, de sensations immédiates et révélatrices d'une personnalité en pleine gestation. La mer, le ciel méditerranéen, la flûte des bergers, sont partout présents. Mais, aussi bien, le recours à des données d'ordre psychanalytique ou scientifique, permet - à travers chaque livre de Durrell (et chaque étape de sa vie) : du Carnet noir à Tunc, Nunquam et au Monsieur, en passant par cette oeuvre capitale qu'est le Quatuor d'Alexandrie - de comprendre comment s'élabore cette réconciliation douloureuse du poète avec lui-même, comment cette « progéniture enténébrée de l'Occident bâtard » a pu engendrer une oeuvre prométhéenne comme le Quatuor, réplique européenne du Mandala, ce cercle magique des moines tibétains qui résume toutes choses. Mais l'un des secrets de Durrell n'est-il pas sa naissance au pied de l'Himalaya, non loin de ce Lhassa dont il rêvait à onze ans ?

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