• Le pacte autobiographique Point de croisement d'interrogations multiples, l'autobiographie se présente d'abord comme un texte littéraire. Philippe Lejeune met au premier plan le mécanisme textuel qui produit l'oeuvre et examine le statut de la notion de genre en général. Une écoute analytique vient transformer et enrichir l'appareil de la poétique. Réflexion théorique, ce livre est aussi un travail de lecture, où Rousseau côtoie Leiris, et Gide, Sartre : « Le choix des textes s'explique par "le désir critique" de l'interprète. [...] L'interprétation délibérée, comme la lecture naïve, est un processus de transformation de texte. J'ai voulu que cette transformation se fasse en toute clarté, sans dissimuler le jeu ni le plaisir de l'interprète : c'est manière de le contrôler, d'éviter qu'il ne tourne au "bon" plaisir, c'est-à-dire à l'arbitraire. » Philippe Lejeune Universitaire, co-fondateur de l'Association pour l'autobiographie et le patrimoine autobiographique (APA), il est notamment l'auteur de Signes de vie. Le Pacte autobiographique 2 (Seuil, 2005).

  • Peut-on parler à son ordinateur comme on parlait à son " cher cahier " ?
    Philippe Lejeune poursuit son étude des écritures ordinaires.
    En 1998, il lance une nouvelle enquête sur la pratique du journal personnel sur ordinateur : est-il commode, est-il intime de raconter sa vie au jour le jour sur écran ? Quels avantages nouveaux compensent la perte de la trace personnelle de l'écriture ?
    En 1999-2000, il tient lui-même (sur ordinateur) un journal pour suivre sur son écran les journaux personnels " en ligne " sur Internet. Il nous fait partager ses étonnements, ses réflexions, ses coups de cœur. Il découvre comment la diffusion anonyme peut créer une sorte d'intimité conviviale. A la différence du cahier, en effet, l'écran vous répond...
    Lettres reçues en réponse à l'enquête, extraits des journaux " en ligne " sur Internet accompagnent cette méditation sur le moi et les nouveaux médias.

  • La vie est une longue série d'essayages et de retouches : on « bâtit » peu à peu son identité, en suivant la mode, en cherchant son style. Un des apprentissages essentiels de la petite enfance est celui de l'identité narrative : savoir dire « je », se construire une histoire, avoir ses mythes fondateurs et son système de valeurs. Au lieu d'observer cette construction de l'identité dans l'enfance, on peut la saisir dans l'écart entre les brouillons d'une autobiographie et son texte final. C'est l'objet de ce livre. Il explore d'abord les coulisses de l'acte autobiographique : l'influence des textes déjà lus, les doutes sur les souvenirs d'enfance, les rêveries sur les possibles inaccomplis et les tournants décisifs... Puis il examine en détail, brouillons à l'appui, la genèse des trois « classiques » du récit d'enfance ou d'adolescence : Les Mots de Sartre, Enfance de Nathalie Sarraute et le Journal d'Anne Franck.

  • Comment transformons-nous notre vie en récit ? Pour le savoir, et connaître la genèse d'une autobiographie, Philippe Lejeune confronte le texte autobiographique à ses brouillons plutôt qu'à la vie hors texte, plus difficile à saisir. Suite des Brouillons

  • Pour l'autobiographie propose une sorte de défense et illustration des écritures autobiographiques en regroupant ces chroniques, publiées pour la plupart dans La Faute à Rousseau, revue de l'Association pour l'autobiographie (APA).Écrire sa vie ou tenir un journal permet de se construire en se racontant, de transmettre sa mémoire et ses valeurs, de trouver vers autrui des chemins que l'art n'a pas toujours prévus.L'autobiographie peut être générosité, recherche, invention.Nos papiers intimes concernent aussi les autres : nous y parlons fatalement d'eux. De l'atteinte à la vie privée à la diffamation, du secret professionnel à la liberté d'écrire en prison, j'explorerai donc les situations où la loi règle l'expression de l'intime. Le pacte autobiographique est un véritable engagement, avec ses devoirs et ses droits.C'est aussi un plaisir, et une passionnante aventure, à la recherche de soi et d'autrui. Certaines chroniques sont consacrées à des textes intimes d'inconnus ou d'écrivains, de Stendhal à Perec ; comme chacun peut le faire, en guise de témoignage, je donne à voir la relecture de mes propres journaux dans mon atelier d'écriture. Ce texte convie le lecteur à réfléchir à ce que pourrait être aujourd'hui une culture de l'autobiographie.Philippe Lejeune

  • Qu'est-ce qu'une autobiographie ? Le récit qu'une personne réelle fait de sa propre vie, quand elle s'engage à dire la vérité. En quoi est-ce différent, en quoi est-ce semblable à un roman, à un journal, à une biographie ? Ce livre débrouille ces questions fondamentales à partir d'exemples pris dans la littérature française, depuis le texte fondateur des Confessions de Jean-Jacques Rousseau.



    Il part donc d'une définition, qui permettra ensuite de proposer une liste de textes et de réfléchir aux marges du genre. Il montre la tradition philosophique (examen de soi), religieuse (confession) et sociale (mémoires) dans laquelle est apparue cette littérature de l'individu. Il examine enfin pourquoi et comment s'exposer à autrui fait problème : l'autobiographie est perpétuellement en procès. Est-il bien, est-il mal, est-il même possible de raconter sa vie ? La seconde partie de l'ouvrage est documentaire. Elle donne des instruments de travail pour étendre ses lectures et prolonger ses réflexions : un répertoire de 175 auteurs, une bibliographie thématique classée, une anthologie de "pactes autobiographiques" (préambules des auteurs eux-mêmes expliquant et justifiant leur projet) et de textes critiques situant en particulier l'autobiographie par rapport à la psychanalyse.

  • Signes de vie Le pacte autobiographique 2Trente ans après la publication du Pacte autobiographique, Philippe Lejeune estime le moment venu de faire le point sur ses recherches pour marquer les scansions d'un travail passionné, noter les accords ou parfois les désaccords avec ce que furent ses convictions.
    Loin de se limiter à l'autobiographie et aux chefs-d'oeuvre de la littérature, l'auteur a élargi son champ : il passe en effet à l'analyse des journaux personnels et de toutes les formes repérables par lesquelles un sujet fait signe de sa présence à soi et aux autres.
    Ce retour sur soi lui permet d'éclairer le lecteur sur les raisons d'être de ses diverses étapes ou échappées ponctuelles et sur les activités qui découlent de sa recherche, comme la création de l'Association pour l'autobiographie.Signes de vie est un essai autobiographique : usage de la première personne, retour réflexif, trajet personnel du chercheur.

  • Une exploration de cette littérature juvénile, technique éducative à l'origine : textes souvent inédits, enrichis de croquis, d'extraits d'autoportraits et d'analyses des dispositifs d'écriture autobiographique. A travers ces textes, une histoire de l'éducation et de l'évolution des mentalités féminines.

  • L'oblique. Le dévié. Le détour. La ruse. Ce sont des mots de ce genre qu'emploie Georges Perec dès qu'il parle de sa mémoire ou de ses écrits autobiographiques. Impossible pour lui de prendre la grande route des récits classiques, de commencer par un rassurant « Je suis né ». Mais impossible aussi de ne pas prendre la route, tout de même, vers l'origine. Ce sera par de multiples chemins de traverses. Tout un réseau, un labyrinthe d'autobiographies « déplacées » : fantasmes et souvenirs d'enfance, rêves, quêtes généalogiques, exercices de mémoire, inventaires du quotidien, description de lieux, exploration de la mémoire collective, multipliant les « tentatives de description » de l'indicible et du « presque oublié ».
    En 1969 il fait remarquer à Maurice Nadeau que, dans le grand ensemble autobiographique qu'il envisage, « chaque projet particulier n'entretient avec ce qu'on nomme ordinairement autobiographie que des rapports lointains ». Dix ans plus tard il constate qu'effectivement il a réussi à n'écrire que « des morceaux d'autobiographies qui étaient sans cesse déviés ».
    L'oblique était sans doute la seule voie possible pour affronter un passé à la fois immémorable et inoubliable, pour maintenir vivante la mémoire de l'oubli.
    Dans cet essai, fondé sur la lecture des textes publiés et l'exploration des manuscrits inédits, Philippe Lejeune a suivi ces stratégies indirectes. Georges Perec expérimente de nouvelles formes autobiographiques et noue avec son lecteur des relations à la fois conviviales et exigeantes. A travers la lecture « alternée » des deux récits de W ou le Souvenir d'enfance, le dédale des Lieux encore inédits, les litanies de Je me souviens, nous entrerons en oblique dans notre propre mémoire.

  • A travers l'étude des genres les plus divers : récit d'enfance, autobiographie à la troisième personne, mais aussi biographie, interview, entretien radiophonique, film biographique, document vécu, autobiographie au magnétophone, sont proposées ici sept variations sur une formule de Rimbaud : Je est un autre. Dépliement des instances qui s'expriment à travers le "je" autobiographique le plus lisse : coulisses de la première personne, quel que soit le théâtre sur lequel elle se donne en spectacle. Mais aussi, très vite, mise en question de la notion d'auteur : dans l'interview, dans le récit de vie ethnographique, on a deux auteurs au lieu d'un. A quoi s'ajoute le pouvoir de définition de chaque média : le "je" écrit et le "je" télévisé ont-ils quelque chose en commun ? Si les Essais de Montaigne sont nés de l'imprimerie, quelle forme nouvelle engendrera l'ère du magnétophone ?

  • Parfait mélange d'humour et de culture, ce recueil démystifie 50 idées reçues largement répandues... mais totalement fausses ! Les voici revues et corrigées !Pensez-vous que Molière est mort sur scène ? Qu'il y a plus d'accouchements à la pleine lune ? Que les taureaux sont attirés par le rouge ? Que les épinards sont riches en fer ?... Si oui, lisez cet album ! En mélangeant gags et faits concrets, les auteurs dévoilent la vérité sur plus de 50 idées reçues.

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