• Al-Andalus que l'on désignait autrefois sous le nom d'Espagne musulmane, a marqué l'histoire du viiie au xie  siècle. La richesse et le raffinement de la civilisation arabo-andalouse continuent de fasciner autant les chercheurs que les touristes qui se rendent en Andalousie.
    Nombre d'hommes politiques ont même vu dans cet al-Andalus l'espace d'un modèle de convivialité à une époque où les tensions entre l'Occident et le monde arabe ne cessent de s'accroître. À l'inverse, depuis quelques années, plusieurs auteurs «  révisionnistes  » remettent en cause l'islamisation de la péninsule en niant même l'authenticité de la conquête.
    Cet ouvrage entend rétablir une vérité historique et retracer la riche histoire d'un passé controversé. Il dresse un tableau le plus complet de l'histoire de cette lointaine province du monde islamique avant que ne se développent, aux alentours de l'an mil, les premières offensives chrétiennes qui ne s'achèveront que quelques siècles plus tard, en 1492, avec la chute de l'émirat nasride de Grenade.
    En débutant son enquête avec les derniers temps de la monarchie wisigothique de Tolède et en l'achevant avec la disparition du califat de Cordoue, ce manuel retrace l'évolution d'un État dont l'influence s'étendit sur l'ensemble de la Méditerranée occidentale et sur le Maghreb.

  • Après avoir soumis la plus grande partie de la péninsule Ibérique, ceux que les sources latines, peu curieuses de savoir qui sont Arabes et musulmans, désignent sous le nom de Sarrasins, se lancent dans la conquête de la Gaule méridionale. Ils y demeurent jusqu'au milieu du VIIIe siècle.
    Alors débute une histoire marquée par des combats, mais aussi par des accords, des trêves et des ambassades, sans oublier le négoce et la piraterie. Derrière des épisodes guerriers aussi célèbres que la bataille de Poitiers ou la défaite de Roncevaux, se révèle un autre récit, celui des relations diplomatiques entretenues par les souverains francs avec les musulmans d'al-Andalus, qu'il s'agisse des rebelles de la vallée de l'Èbre ou des émirs de Cordoue.

    Cette histoire qui se déroule aux confins occidentaux du monde méditerranéen ne peut s'écrire sans qu'y soient mêlés les intérêts des califes de Bagdad, les ambitions de Byzance et les politiques des petites principautés musulmanes de l'Afrique du Nord. S'élabore ainsi toute une série d'échanges qui traduit l'intérêt désormais porté par les souverains carolingiens à cette Espagne devenue al-Andalus. Mais, sous l'effet de difficultés croissantes au sein de l'Empire caroligien, le rêve d'une reconquête se dissipe. Un statu quo précaire éloigne alors les descendants de Charles Martel de la péninsule Ibérique qui disparaît peu à peu des chroniques. Avant que, déformé et embelli, le souvenir des combats ne resurgisse une fois passé l'an mil pour le plus grand profit des chevaliers francs lancés dans les Croisades d'une part, la reconquête de l'autre...

  • L'étude du monde musulman est capitale pour comprendre les grands équilibres de la période médiévale.
    Ce manuel, centré sur une période charnière (VIIe-XIe s.) qui voit d'importants changements au sein du monde arabo-musulman, privilégie une approche événementielle, qui en rend la lecture aisée. Cette approche historienne par l'un des grands spécialistes de la question, donne à voir toute la richesse de la civilisation islamique qui mêle intimement politique, religion, arts et culture. De nombreux documents commentés donnent des clés supplémentaires de compréhension. Cette nouvelle édition est enrichie de nouveaux documents iconographiques commentés.

  • Cet ouvrage concerne les relations entre l'espace soumis aux souverains carolingiens et le monde musulman. Il s'inscrit dans le cadre plus général d'une enquête consacrée aux rapports entre l'Occident chrétien et l'Islam avant les croisades. Avec l'apparition de nouvelles puissances politiques au milieu du VIIIè siècle, et dans un monde méditerranéen jusque-là dominé par Byzance, débute une nouvelle période qui n'appartient déjà plus à l'Antiquité et pas encore au Moyen Age.

  • Barbastro est à l'Espagne médiévale ce qu'est la bataille de Poitiers à l'histoire de France : un fait d'armes - une défaite non décisive de troupes musulmanes - qui, au fil des siècles, fut sublimé par un récit national en une date majeure des Croisades et de la Reconquête.

    Au printemps 1064, une armée de guerriers franchit les Pyrénées, animés, a-t-on dit, par le désir d'en découdre avec l'Autre, à savoir le musulman. Celui-ci a mérité d'être puni puisque, non seulement hérétique, il vient d'occire le souverain aragonais avec lequel plusieurs lignages nobiliaires d'outre-monts ont tissé des liens d'amitié. Les cavaliers fondent sur une petite cité musulmane de la vallée de l'Ebre appelée Barbastro, qu'ils enlèvent avant de la perdre à nouveau l'année suivante.
    Il ne s'agit plus d'entreprises individuelles et d'une portée limitée, mais d'une expédition de plusieurs milliers d'hommes venus du nord et rejoints par des guerriers normands d'Italie et des contingents catalans. Ces troupes se seraient mobilisées à l'appel du pape : pour nombre d'historiens c'est ici, au pied des Pyrénées, que serait née la "Croisade".
    Sans doute quelques puissants, sous l'influence d'abbés ou d'évêques, se sentent-ils porteurs d'une mission chrétienne, mais quelques décennies plus tôt encore, des comtes s'étaient entendus avec des Arabes pour attaquer Compostelle, le haut-lieu de la chrétienté hispanique ; quant aux habitants qui peuplent les campagnes ou les bourgades naissantes, ils n'ont qu'une maigre idée de l'Islam et des musulmans. C'est tout autant l'envie de combattre, de vaincre et de conquérir et le désir de s'emparer d'un butin qui animent les combattants.
    À la manière de Georges Duby dans Le Dimanche de Bouvines, les auteurs déploient toute la richesse de l'histoire événementielle, tant cette bataille sert de révélateur des structures, des cultures et des sensibilités. Bien que peu éclairé par les sources, qu'elles soient arabes ou latines, l'épisode de Barbastro fut gravé dans les mentalités pour devenir, à la manière de Bouvines, "un lieu de mémoire".

  • Entre l´Antiquité romaine et l´époque moderne, les siècles qui virent se développer l´islamisation, le califat fatimide et les empires berbères sont mal connus. Cette synthèse inédite offre un outil complet et pédagogique pour découvrir le Maghreb médiéval : des présentations événementielles, des textes et des documents iconographiques traitent tous les aspects, politiques, économiques, sociétaux et culturels de ces régions. Une chronologie, une liste des principaux auteurs médiévaux et une bibliographie complètent l'ensemble.

    Philippe Sénac est Professeur à l´université de Paris IV-Sorbonne.
    Patrice Cressier est chargé de recherche au CNRS (CIHAM-UMR 5648, Lyon).

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