• Légende Nouv.

    Légende

    Philippe Sollers

    Les représentants du vieux Dieu mort et de la vieille littérature sont destitués, mais continueront à parler et à écrire comme si de rien n'était, ce qui est sans importance, puisque plus personne n'écoute ni ne lit vraiment. Les Banques, le Sexe, la Drogue et la Technique règnent, la robotisation s'accélère, le climat explose, les virus poursuivent leurs ravages mortels, et la planète sera invivable pour l'humanité dans trente ans. Malgré tout, un nouveau Cycle a déjà commencé, et les masques tombent. À vous de juger.
    Ph. S.

  • " Venise est une grande aventure historique. Elle peut être aussi une passion individuelle. C'est le cas ici. Dans ce titre : Dictionnaire amoureux de Venise, je souligne le mot amoureux. Il ne s'agit évidemment pas d'un "guide" (il y en a d'excellents), mais d'une expérience personnelle liée à ma vie d'écrivain. Je suis arrivé là très jeune, j'ai passé chaque année, printemps et automne, beaucoup de temps à marcher, naviguer, regarder, respirer, dormir et m'émerveiller. Venise, voilà son secret, est un amplificateur. Si vous êtes heureux, vous le serez dix fois plus, malheureux, cent fois davantage. Tout dépend de votre disposition intérieure et de votre rapport à l'amour. L'amour ? Oui, et dans tous les sens : anges et libertinage, architecture, peinture, musique, roman, poésie, mais aussi air, pierre, eau, étoiles. Nature et culture enfin à égalité. Venise n'est pas un musée, mais une création constante. Si vous échappez aux clichés, au tourisme, aux bavardages ; si vous avez réussi à être vraiment clandestin ici, alors vous savez ce que le mot paradis veut dire. Le monde se précipite vers le chaos, la violence, la terreur, la pornographie, le calcul aveugle, la marchandisation à tout va ? Mais non, voyez, écoutez, lisez : voici le lieu magique et futur dont tous les artistes et les esprits libres témoignent. " Philippe Sollers

  • Le nouveau

    Philippe Sollers

    Ce livre est un roman.
    Nous sommes dans le sud-ouest de la France, vers Bordeaux et ses grands environs, d'où l'ensemble de
    l'Histoire, peu à peu, se dévoile.

    Personnages principaux :
    Henri (1850-1930), le navigateur.
    Edna (1854-1936), l'Irlandaise.
    Louis (1870-1956), l'escrimeur.
    Lena (1922-2007), la magicienne.
    Invité permanent : William Shakespeare (1564-1616).

  • Centre

    Philippe Sollers

    'Nora, 40 ans, est psychanalyste. Son amant, un romancier français controversé peu nobélisable, s'intéresse de près à Freud et à Lacan. Il veut aussi comprendre pourquoi, récemment, contre toute attente, Paris est brusquement redevenu le centre d'un monde secret et nouveau.'
    Philippe Sollers.

  • Désir

    Philippe Sollers

    'Louis-Claude de Saint-Martin (1743-1803), dit 'le Philosophe Inconnu', est un penseur français, figure centrale de l'Illuminisme européen. On lui doit deux livres principaux, publiés à des dates très significatives : L'Homme de Désir (1790) et Le Ministère de l'Homme-Esprit (1802). Certains, contre toute évidence, prétendent qu'il n'est pas mort, et qu'il continue ses singulières activités révolutionnaires. Il aurait ainsi rencontré Rimbaud, et peut-être aussi, mais restons prudents, le narrateur de ce livre.'
    Philippe Sollers.

  • Beauté

    Philippe Sollers

    'Dans le chaos actuel, le narrateur de ce roman est amoureux de Lisa, une jeune pianiste grecque exceptionnelle. C'est la beauté.'
    Philippe Sollers.

  • Femmes

    Philippe Sollers

    Kate, journaliste politique française ; Cyd, Anglaise vivant à New York ; Flora, anarchiste espagnole ; Bernadette, dirigeante féministe ; Ysia, Chinoise attachée d'ambassade ; Louise, une claveciniste ; Deborah, la femme du narrateur... Telles sont les femmes. Le narrateur, un journaliste américain, nous dit tout sur elles, mais sa réflexion embrasse l'évolution du monde, ces dix dernières années : pouvoir féminin, érotisme, crise, terrorisme, idées et passions des intellectuels. Rien de plus actuel que ce vaste roman.

  • Mouvement

    Philippe Sollers

    "Il y a deux sortes d'insomnies : celle de 3 heures du matin, et celle de 5 heures. À 3 heures, j'ai rendez-vous avec toutes les grandes catastrophes. Je marche nu, dans la neige, vers une chambre à gaz, je parcours les rues d'Hiroshima et de Nagasaki, au milieu des foules en désagrégation, je végète sans aucun espoir dans un camp de Sibérie, je tremble à Fukushima en plein tsunami nucléaire, je suis un chrétien d'Orient attendant d'être exécuté.
    Si je me réveille brusquement à 5 heures, tout est différent. À 5 h 15, la poésie existe, malgré un monde grouillant de folie."

  • La période que ponctuent ces deux cent quarante-huit lettres de Philippe Sollers à Dominique Rolin est, pour les deux écrivains, un temps de création intense, sous le signe stable et dynamique de 'l'axiome', qui relie indissolublement l'amour à un constant travail d'écriture et de pensée, signant de la sorte la vraie fidélité de l'un à l'autre, dans la vie et sur la page.
    Les lettres réunies ici s'avèrent plus brèves que celles de la période précédente (1958-1980) et se mettent à ressembler aux débuts des romans : variations sur les thèmes de Venise, de l'île-bateau (Ré), de l'orage, du sel, des oiseaux, des fleurs, des arbres, du temps qu'il fait, ou encore du lien étrange entre écriture et tennis. Interrogations sur l'oeuvre en cours. Lectures abondantes en écho. Musique, encore et toujours. Un autre filon important traverse ces pages : la politique. Ou plutôt : la manière satirique dont Sollers rend compte de la dégénérescence des politiciens.
    Et, en toile de fond, une très émouvante connaissance - et reconnaissance - amoureuse, plus nette et plus singulière au fil des ans et des jours.

  • "Je n'ai rien appris, sauf le nécessaire, à l'école, mais l'École du Mystère n'a rien de socialement nécessaire, et il serait impossible de décrire son programme (il n'y en a pas). J'apprends, voilà tout. J'apprends en étudiant, soit, mais surtout en dormant, en rêvant, en parlant, en nageant, en baisant. Personne ne me dit ce qui est bien ou mal. J'apprends."

  • « Vous êtes le peintre et le musicien de ces femmes, elles deviennent des personnages centraux de vos romans, elles peuvent prendre d'autres formes, d'autres figures, elles sont parfois rejointes par celles dont on ne peut pas dire le nom. Ce moment où l'une ou l'autre sort des vagues est unique, ce foulard est unique, ce fou rire aussi. La poudre du temps leur appartient. » Portrait de Philippe Sollers © Sophie Zhang

  • Ce volume réunit deux cent cinquante-six lettres de Philippe Sollers à Dominique Rolin, depuis la rencontre des deux écrivains, en 1958, jusqu'à la parution de L'lnfini chez soi de Dominique Rolin et la fin de la rédaction de Paradis par Sollers, en 1980. Ces lettres incisives, émouvantes, rythmées, drôles souvent et d'une grande acuité, donnent à voir un amour hors du commun, mais aussi l'évolution surprenante d'une oeuvre, d'un corps et d'un esprit traversant par bonds audacieux ses "passions fixes" - la Chine, la politique, la science, la Bible, l'Histoire - et l'expérience de la littérature jusqu'à ses limites.
    Et Dominique Rolin ? Sa parole, déjà présente, en filigrane, dans les lettres de Sollers, s'exprimera pleinement dans un prochain recueil. Voici donc le premier chapitre d'une longue et inclassable aventure amoureuse, unique dans l'histoire littéraire française.

  • L'éclaircie

    Philippe Sollers

    Dès ma première rencontre avec Lucie, une formule espagnole m'est revenue à l'esprit : "los ojos con mucha noche", les yeux avec beaucoup de nuit. Les "coups de foudre" sont rares, les coups de nuit encore plus. Les tableaux où Lucie apparaîtrait, si j'étais peintre, devraient être envahis par l'intensité de ce noir sans lequel il n'y a pas d'éclaircie. Noir et halo bleuté. Tout le reste, robes, pantalons, bijoux, répondrait à ce noir, nudité comprise. Mais la preuve, ici, est dans les lèvres, la bouche, la langue, la salive, le souffle. C'est en s'embrassant passionnément, et longtemps, qu'on sait si on est d'accord. le long et profond baiser, voilà la peinture, voilà l'infilmable. J'arrive toujours avec dix minutes d'avance. J'entends l'ascenseur, le bruit de la clé de Lucie dans la serrure, les rideaux sont déjà fermés, action.

  • Médium

    Philippe Sollers

    MÉDIUM (du latin medius, au milieu) : personne susceptible, dans certaines circonstances, d'entrer en contact avec les esprits.

  • Que fait au juste Pierre Froissart, écrivain clandestin, l'été, dans un petit palais de Venise ? Pourquoi est-il accompagné de cette jeune physicienne américaine, Luz, avec laquelle il a l'air de si bien s'entendre ? Activités illégales ? Drogue ? Trafic d'oeuvres d'art ? Mais quel est alors le réseau international qui l'emploie, lui et certains de ses anciens amis ? Et que représente au fond cette toile de Watteau qu'il doit acheminer vers son but secret ; cette peinture célèbre et recherchée qui donne son nom au roman et l'entraîne peu à peu, comme d'elle-même, dans une révélation de l'Histoire ?

  • "Peu d'esprits sont assez libres pour accepter de savoir qu'une nouvelle religion, en cours de réalisation mondiale, a été fondée en France pendant la Terreur : celle de l'Être Suprême. Son désir de mort, son mauvais goût, sa manie du spectacle, son comique involontaire, son moralisme accablant, ses pratiques masquées, son clergé somnambulique des deux sexes, ses rituels corrupteurs marchands, ses crimes mécaniques n'ont eu, jusqu'à ce jour, qu'un analyste informé et lucide : Sade. En voici la preuve." Philippe Sollers.

  • "Ce travail [...] ne vise à aucune respectabilité institutionnelle. Il n'est pas un "recueil" de textes déjà publiés mais un véritable inédit puisqu'il a toujours été calculé pour avoir, trait par trait, sa signification comme ensemble. Il n'appartient à aucun parti ; ne prêche aucune issue collective ; n'incarne ni le Juste ni le Bien ; ignore la corruption ; ne défend qu'une immense minorité menacée, celle des créateurs de tous les temps. Il est habitué depuis longtemps, ce travail, à être traité comme secondaire ou superflu par les pouvoirs économiques et politiques, par le réflexe paternaliste ou la dérision populiste. [...] Le préjugé veut sans cesse trouver un homme derrière un auteur : dans mon cas, il faudra s'habituer au contraire." Philippe Sollers.

  • 'On vit donc à Venise, Minna et moi, à l'écart. On ne sort pas, on ne voit personne, l'eau, les livres, les oiseaux, les arbres, les bateaux, les cloches, le silence, la musique, on est d'accord sur tout ça. Jamais assez de temps encore, encore. Tard dans la nuit, une grande marche vers la gare maritime, et retour, quand tout dort. Je me lève tôt, soleil sur la gauche, et voilà du temps, encore, et encore du temps. On se tait beaucoup, preuve qu'on s'entend.
    Les amoureux sont seuls au monde parce que le monde est fait pour eux et par eux. L'amour est cellulaire dans les tourbillons du hasard, et ces deux-là avaient une chance sur quelques milliards de se rencontrer à la même époque. Entre le français et l'italien, il y a une longue et bizarre histoire. Elle ne demande, avec Stendhal, qu'à s'approfondir.' Philippe Sollers.

  • Paradis

    Philippe Sollers

    Pourquoi pas de ponctuation visible ? Parce qu'elle vit pronfondément à l'intérieur des phrases, plus précise, souple, efficace ; plus légère que la grosse machinerie marchande des points, des virgules, des parenthèses, des guillemets, des tirets. Ici, on ponctue autrement et plus que jamais, à la voix, au souffle, au chiffre, à l'oreille ; on étend le volume de l'éloquence lisible !Pourquoi pas de blancs, de paragraphes, de chapitres ? Parce que tout se raconte et se rythme à la fois maintenant, non pas dans l'ordre restreint de la vieille logique embrouillée terrestre, mais dans celle, merveilleusement claire et continue, à éclipses, des ondes et des satellites. Autour de quoi ça tourne chez l'être humain ? Des mille et une façons de s'illusionner sur le pouvoir et l'argent du sexe. Salut petite planète roulante et pensante dans sa galexie de galaxies !Pourquoi pas une histoire mais cent mille histoires ? Parce qu'il n'y a plus à simuler et à encadrer, mais à faire déferler, le plus amplement, minutieusement et rapidement possible, la narration et sa mémoire qui vont de l'horreur au comique, du constat de mort répété à l'état mystique, de l'information critique à la méditation catastrophique, du biologique au métaphysique en passant, kabbalistement, par la dérision, l'obscénité et, bien entendu, le tragique.Voilà le roman.Pourquoi Paradis ? Parce que, même si j'étais en enfer, ce serait ma manière d'être. Parce que j'ai l'impression d'être entré par hasard dans l'immense humour du non-être. Lequel, pourtant, éprouve la nécessité inouïe d'être dit.Philippe Sollers.

  • Pendant les vacances, un adolescent riche et oisif s'éprend d'une Espagnole âgée d'une trentaine d'années. Ils s'attachent violemment l'un à l'autre, se perdent, se retrouvent à Paris, se perdent encore. Ecrit à vingt ans, ce récit d'une éducation sentimentale est aussi une quâte sensuelle, métaphysique, empreinte de solitude. Une curieuse solitude. Mélodique, au fond.Philippe SollersNé à Bordeaux en 1936, Philippe Sollers est le fondateur des revues Tel Quel et L'Infini. Paru en 1958, Une curieuse solitude est son premier roman."Pour moi, j'aime à me contenter d'admirer. Cette fois au moins. C'est que ce n'est pas tous les jours qu'un jeune homme se lève et qui parle si bien des femmes."Louis Aragon

  • 'Tout l'art de la guerre consiste à manifester de la mollesse pour accueillir avec fermeté ; à montrer de la faiblesse pour faire valoir sa force ; à se replier pour mieux se déployer au contact de l'ennemi. Vous vous dirigez vers l'ouest ? Faites semblant d'aller vers l'est ; montrez-vous désunis avant de manifester votre solidarité ; présentez une image brouillée avant de vous produire en pleine lumière. Soyez comme les démons qui ne laissent pas de traces, soyez comme l'eau que rien ne peut blesser. Là où vous vous dirigez n'est jamais là où vous allez ; ce que vous dévoilez n'est pas ce que vous projetez, de sorte que nul ne peut connaître vos faits et gestes. Frappant avec la rapidité de la foudre, vous prenez toujours à l'improviste. En ne rééditant jamais le même plan, vous remportez la victoire à tout coup. Faisant corps avec l'obscurité et la lumière, vous ne décelez à personne l'ouverture. C'est là ce qu'on appelle la divine perfection.' Houai-nan-tse (IIe siècle av. J.-C.)

  • On m'a souvent reproché de ne pas écrire de " vrais romans ", autrement dit des livres qui pourraient se lire comme on regarde un film.
    En voici un, mais il s'agit de mon existence réelle : souvenirs, situations, portraits.
    J'ai connu nombre de célébrités littéraires, philosophiques ou politiques de mon temps. Les voici, peintes de l'intérieur.
    Quant à mon aventure personnelle, plutôt singulière, et le plus souvent recouverte d'un flot épais de malentendus, il m'a semblé nécessaire de la clarifier.
    C'est fait.
    Ph. S.

  • H

    Philippe Sollers

    Les raisons pour lesquelles ce livre ne peut pas comporter de présentation seraient sans doute aussi longues à exposer que ce livre lui-même. Il faut donc éprouver son rythme : dictions, timbres, accents, ponctuation latente, tourbillon, flot, appels. Au-delà de l'automatisme un calcul joue, veille, critique, partant à la fois de tous les points de l'histoire. Ce calcul se dit par masses dans l'unité discontinue de ses coupes. Il module, frappe, chuchote, apostrophe, marque, efface, compte, signale l'absence mouvante mais cependant adressée, dialoguée, de toute langue de fond. Il récite ses abréviations ivres, ses ensembles bordés d'excès. Il insiste et force l'oreille interne, radar tournant sous un souffle passant où il veut, quand il veut. Voilà, détendez-vous, c'est clair. Restez sur le sens, c'est simple. Ils sont deux, ici, dans la nuit. Tempo.Ph. S.

  • 'Un homme, un écrivain, retrouve sa fille, France, dix-huit ans après la naissance de celle-ci. Il ne l'a pas connue, elle a vécu avec sa mère américaine aux États-Unis, elle vient à Paris. Il doit maintenant lui enseigner le pays de son nom, son passé,

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