• Jip Sand est revenu de tout et surtout d'un sale cancer. Il est aussi revenu à Paradis, dans la ville et la maison de son enfance, pour se requinquer et retrouver sa fille, Annie dite Na, qui semble avoir disparu depuis plusieurs mois.
    Paradis, sa clinique privée, ses eaux thermales et ses Jardins d'Éden. Mais aussi Charapak, l'envers du décor, la casse des Manouches, et le corps à moitié dévoré de Manuella, l'amie de Na, retrouvé dans les bois quelques années plus tôt.
    Ce que Jip n'a pas cherché à élucider à l'époque, il veut le comprendre aujourd'hui. Pour Na. Pour savoir ce qui lui est arrivé.
    Mais il y a des vérités plus mortelles que des maladies...

  • Que s'est-il passé cette nuit-là à Purgatoire ? Dans ce petit village niché à la croisée des sommets vosgiens, les habitants s'interrogent et la rumeur enfle. Maxime aurait assassiné sa femme avant de se suicider. Mais Lorena, leur petite-fille, n'y croit pas un instant et entend bien le prouver. Auprès de Simon, dépositaire de la mémoire des lieux, elle espère lever le voile sur l'histoire de la famille Bansher et les sombres secrets qui hantent leur vallée depuis près de cent ans.
    Braves gens du Purgatoire nous embarque sur les sentiers sinueux d'une enquête envoûtante, où le lecteur découvre le portrait brut de ceux dont ne nous parviennent que de lointains échos. Ultime roman de Pierre Pelot, on se laisse traverser, égarer et bousculer par son écriture charnelle, vibrante et profondément humaine.

  • L'île au trésor

    Pierre Pelot

    Le réchauffement climatique a fait son oeuvre en ce xxie siècle. Le niveau des océans a grimpé, modifiant le tracé des côtes et la géographie interne des continents. Tout au long de ces rivages redessinés, au coeur d´États dévastés et fragilisés, de nouveaux Frères de la Côte sont apparus. Pirates d´une ère nouvelle, pilleurs, mercenaires en tous genres. Flint était l´un d´eux. Un des plus grands, des plus sauvages. Un des plus malins aussi. Tous ses butins, il les a convertis en lingots d´or - seule valeur restée sûre dans ce monde à la dérive - dont il a caché la plus grande partie sur une île connue de lui seul et de quelques complices. Quelques années plus tard, sur une île des Caraïbes en partie épargnée par la montée des océans, un certain capitaine Bill échoue dans une taverne tenue par Sally-Sea et son compagnon Trelawey. Traqué par une bande de malfrats qui de toute évidence en veulent à sa peau, Bill va laisser à Jim, le neveu de Sally-Sea qu´elle a recueilli lorsque sa mère a mystérieusement disparu, ce qui ressemble fort à une carte au trésor...Splendide hommage au chef-d´oeuvre de Stevenson, revisité à l´aune des considérations les plus actuelles, L´Île au trésor façon Pelot nous rappelle tout le prix et toute la profondeur d´un véritable roman d´aventures.

  • Météorologie intime
    Douze nouvelles et autant d'univers, de suites, de fins ou de commencements imaginés par Pierre Pelot. C'est l'hiver dans les Vosges comme ailleurs et le noir s'installe, s'instille dans chacun des personnages. Victimes comme bourreaux ils s'animent avec une grande intensité et entraînent le lecteur dans leurs vérités, leurs angoisses, leurs souffrances ou leur folie. Entre nouvelles intimistes et fresques rurales, de nouveaux personnages prennent vie et côtoient ceux que nous retrouvons avec délice.
    Dans ce recueil qui mêle inédits et des textes parus dans divers journaux (notamment Fluide Glacial), la plume de Pelot est reconnaissable, toujours musicale, mais plus acérée. Il s'agit bien d'une plongée dans l'obscurité, une variation d'" outrenoir " qui ravira ses lecteurs des premières heures.
    Autobiographie en creux, ce livre remonte des sous-sols de l'oeuvre de Pierre et puise aux racines de son imaginaire.

  • Quand on est 'différent', un petit village de province n'est pas exactement le meilleur endroit pour être heureux.
    Fane ne demande pourtant qu'une chose : qu'on lui fiche la paix. Il veut vivre tranquillement, en buvant de la bière, entre son frère un peu simple et sa jolie petite amie. Mais c'est sans compter avec la morale, la jalousie et la haine... jusqu'à l'explosion finale.

  • Cette histoire vole et tourne en rond au-dessus des bayous. Elle ne parvient pas à s'échapper, à rompre ses racines.
    1778. Au coeur des années troubles qui précèdent la guerre d'indépendance des États-Unis d'Amérique, la rousse Emeline, quinze ans, découvre le journal de sa grand-mère, Esdeline, née aux Ordons, en vieille France. S'ouvre alors devant elle la véritable histoire de Magnolias, la plantation de cannes à sucre où elle a grandi, et de sa conquête par son tuteur M. Forestier. C'est aussi l'histoire de la soif de vivre de cette adolescente flamboyante, de son amour ardent pour Vicente Ruz de la Torre, jusqu'au tonnerre final dans la foudre et le feu, sur ce coin de Louisiane, dont Dieu a détourné les yeux.
    Fille farouche du même sang bouillonnant que son ancêtre, la chevrière lorraine, Emeline est lancée dans une quête de mémoire sur sa vie et celle de sa famille d'adoption, sur les péripéties qui ont structuré la plantation.
    Emeline la sauvage, la douce, qui incarnera sans regret ni hésitation, un jour venu, l'orage et la tempête à la Grande Maison au bord du Mississippi.

  • Une fresque historique monumentale sur deux époques, au coeur des Vosges. Le chef-d'oeuvre de Pierre Pelot. 1999. Lazare Grosdemange, écrivain, revient dans son village natal vosgien. Il cherche à retrouver des fragments de sa mémoire, perdue à la suite d'un étrange accident. Dans ce même village, au XVIIe siècle, Dolat apprend le secret de ses origines : il est le fils d'une paysanne brûlée vive pour sorcellerie. Amoureux fou, pour son plus grand malheur, de la noble dame Apolline, le jeune homme doit fuir avec elle et sombre bientôt dans l'enfer de la guerre de Trente Ans. Comment, défiant quatre siècles d'histoire, les chemins de Lazare Grosdemange, l'écrivain, et de Dolat, le " fils du diable ", se retrouveront-ils ?

  • Une clé vers l'au-delà. Désormais installé aux États-Unis avec sa femme, François Doralli, alias Dorall Keepsake, auteur de renommée internationale, est l'invité d'honneur d'un festival de polar à Metz. Mais son séjour prend une tournure inattendue lorsqu'Élisa, une amie d'enfance, le sollicite pour retrouver son fils de neuf ans, Nathaniel, victime d'un kidnapping. N'est-il pas spécialiste des disparitions dont il a fait sa matière romanesque ? Ne doit-il pas cela à Élisa, dont la situation s'accommoderait difficilement d'un recours à la police ? Doralli accepte, quoiqu'il soupçonne une sombre manipulation. Le romancier se mue en enquêteur. Et pendant ce temps Nathaniel marche vers le Sud en compagnie d'un homme qu'il appelle papa. Une autre saison comme le printemps est une histoire qui ne ressemble à aucune autre. À travers une intrigue aux multiples entrées, où les indices sont savamment distillés, Pierre Pelot propose une interprétation bouleversante de la puissance de l'amour, quand la mort vient s'interposer entre les aimés. Une aventure stupéfiante.

  • La Ville où les morts dansent toute leur vie est un road-movie obsédant, d´une poésie folle : à l´Est règne la dévastation, la terre n´est plus que cendres. Arrachée à ces racines par le désastre, Léonore, une jeune schizophrène, est confiée à Grange, un dessinateur solitaire qui pourrait bien être son père. Mais l´homme refuse d´assumer cette enfant dont le corps de femme et l´originalité le troublent. Alors il décide de tout braver, quitte à tout perdre, pour la rendre à son pays imaginaire. Construit à partir d´un flash-back initial, l´exode à rebours de Grange et Léo nous offre une galerie de « freaks », gitans et circassiens, bandits ou fuyards. Autant de personnages attachants, sensibles et sincères. L´Est retrouvé, sorte de néo-moyen-âge où toute vie humaine semble avoir disparu, est l´aboutissement d´une quête ponctuée par la lecture du journal de Grange que Léo trimballe avec elle.
    Décors d´apocalypse, déluge, incendie... ce paysage de mort est pourtant bien vivant, et au fil de la perception distordue de Léo (exercice brillant et troublant), les valeurs s´inversent. Grange raccompagne la jeune fille vers la mort, et c´est pourtant là qu´est sa vie. En voulant préserver sa solitude, il se lie...
    La Ville où les morts dansent toute leur vie marque le sommet de l´art de Pelot. Emprunt d'un profond humanisme, il y croise toutes ses passions : fantastique, « western » moderne, roman familial et d´amour. Son écriture, comme diffractée par la maladie de Léo, en est extrêmement visuelle et sensible, rythmée comme un film d'action.

  • Ce voyage littéraire au pays du lard et de la choucroute, où on chope les truites à la main et où on sait cuisiner les orties et les pleins paniers de champignons qu'on vient de ramasser, est écrit dans une langue très personnelle, rugueuse et pleine d'élan qui dit l'amour du terroir vosgien, des forêts, de la braconne, de la cueillette et d'une cuisine traditionnelle qui tient au corps Un éloge drôle et enlevé de la patate, une déclaration d'amour au couteau de poche, une scène cocasse où l'on apprend à cuisiner les rouleaux de printemps, un récit épique de l'invention de la soupe au temps de la préhistoire... On a du mal à imaginer qu'une telle variation d'atmosphères et de registres puisse prendre place dans ce petit livre étourdissant. L'émotion est au rendez-vous, avec un cauchemar bouleversant autour de chasseurs sans pitié et des souvenirs d'enfance qui font aimer l'hiver, la boue et humer les parfums des sous-bois. Cet " Exquis d'écrivains " fait preuve d'un souffle et d'une authenticité à la fois très littéraires et très marquants.

  • Il vomit douloureusement sur le squelette de Josépha, qu'il se rappelait vivante, de chairs et de sourires, en un flash violent, à la seconde où couché sur ses os brisés il l'aspergeait de glaires et de sa propre puanteur intérieure. Il était couché sur elle, sur Josépha éparpillée au fond de son cercueil, dont la langue grise se mit à bouger dans sa bouche, dont les yeux ouverts brusquement le regardaient, dont les dents cherchaient à saisir sa propre langue...

  • Il vomit douloureusement sur le squelette de Josépha, qu'il se rappelait vivante, de chairs et de sourires, en un flash violent, à la seconde où couché sur ses os brisés il l'aspergeait de glaires et de sa propre puanteur intérieure. Il était couché sur elle, sur Josépha éparpillée au fond de son cercueil, dont la langue grise se mit à bouger dans sa bouche, dont les yeux ouverts brusquement le regardaient, dont les dents cherchaient à saisir sa propre langue...

  • L'oiseau dansait sur le rebord rocheux qui abritait son aire. Il semblait malaxer la proie qu'il venait de ramener, balancé d'une serre sur l'autre. On distinguait relativement bien ses larges pattes écartées, son dos gris, la pâleur de la gorge, et ses grosses moustaches de plumes noires. C'était Vieux Filou, comme l'avait baptisé Théo. - Il revient de chasse, dit Théo, sur le ton, presque, de quelqu'un qui regrette de n'avoir pas été invité. Il a quatre petits. C'est rare. - Le même couple que l'année dernière ? demanda Laurent. - Oui. Je te l'ai dit. Vieux Filou et Madame. Ils ne se laissent pas abattre, ils vont se bagarrer. - Qu'est-ce que tu en sais ? Tu n'es pas un faucon. - C'est vrai, je ne suis pas un faucon... Mais ces deux-là sont revenus et ils ne se laisseront pas faire, tu verras...

  • C'est un matin comme tous les autres ; depuis des mois et des années. Et Paulin se lève. Dons l'ombre terne qui se glisse par le carreau, il y a le silence de la mère. Comme depuis des années. Un matin comme tous les matins ? Non. C'est le début d'autre chose. Sur le chantier de coupe, dans la cabane des bûcherons, il y a quelqu'un. Un homme. Il dit venir de loin. Il dit s'appeler Gaël. Quand il ouvre la bouche, c'est l'ailleurs qui parle. Il va rester. Un moment. Rien qu'un moment ? Il va s'enfoncer dans le coeur de quelques-uns comme un pieu, qui peut faire mal parce que l'espoir, parce que le rêve, avant d'être chaleur, c'est parfois dur et froid comme un éclat de pierre...

  • L'oiseau dansait sur le rebord rocheux qui abritait son aire. Il semblait malaxer la proie qu'il venait de ramener, balancé d'une serre sur l'autre. On distinguait relativement bien ses larges pattes écartées, son dos gris, la pâleur de la gorge, et ses grosses moustaches de plumes noires. C'était Vieux Filou, comme l'avait baptisé Théo. - Il revient de chasse, dit Théo, sur le ton, presque, de quelqu'un qui regrette de n'avoir pas été invité. Il a quatre petits. C'est rare. - Le même couple que l'année dernière ? demanda Laurent. - Oui. Je te l'ai dit. Vieux Filou et Madame. Ils ne se laissent pas abattre, ils vont se bagarrer. - Qu'est-ce que tu en sais ? Tu n'es pas un faucon. - C'est vrai, je ne suis pas un faucon... Mais ces deux-là sont revenus et ils ne se laisseront pas faire, tu verras...

  • C'est un matin comme tous les autres ; depuis des mois et des années. Et Paulin se lève. Dons l'ombre terne qui se glisse par le carreau, il y a le silence de la mère. Comme depuis des années. Un matin comme tous les matins ? Non. C'est le début d'autre chose. Sur le chantier de coupe, dans la cabane des bûcherons, il y a quelqu'un. Un homme. Il dit venir de loin. Il dit s'appeler Gaël. Quand il ouvre la bouche, c'est l'ailleurs qui parle. Il va rester. Un moment. Rien qu'un moment ? Il va s'enfoncer dans le coeur de quelques-uns comme un pieu, qui peut faire mal parce que l'espoir, parce que le rêve, avant d'être chaleur, c'est parfois dur et froid comme un éclat de pierre...

  • Je dois vous avouer que, lorsque j'ai pris le train pour Enid, je ne m'attendais pas, mais vraiment pas, à toutes les aventures incroyables qui allaient suivre... C'est un fait : à l'époque j'étais chasseur de primes. Et c'est vrai que je me rendais à Enid pour capturer un fameux hors-la-loi. Donc, en y réfléchissant bien, c'était aller au-devant de l'action et du mouvement. Mais, à ce point-là... Qui m'aurait dit, par exemple, que je sauverais la vie à ce singulier personnage ? que je me verrais bombardé shériff en moins de temps qu'il n'en faut pour avaler un verre de whisky ? Et comment pouvais-je savoir qu'il n'y avait pas une ville du nom d'Enid, mais deux ? Par le Ciel, elles ne s'aimaient guère, ces deux villes !

  • Je dois vous avouer que, lorsque j'ai pris le train pour Enid, je ne m'attendais pas, mais vraiment pas, à toutes les aventures incroyables qui allaient suivre... C'est un fait : à l'époque j'étais chasseur de primes. Et c'est vrai que je me rendais à Enid pour capturer un fameux hors-la-loi. Donc, en y réfléchissant bien, c'était aller au-devant de l'action et du mouvement. Mais, à ce point-là... Qui m'aurait dit, par exemple, que je sauverais la vie à ce singulier personnage ? que je me verrais bombardé shériff en moins de temps qu'il n'en faut pour avaler un verre de whisky ? Et comment pouvais-je savoir qu'il n'y avait pas une ville du nom d'Enid, mais deux ? Par le Ciel, elles ne s'aimaient guère, ces deux villes !

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Le système régulateur d'aération de sa culotte-scaphandre se mit en marche, libérant quelques jets sous pression. Nazi Jones donna une chiquenaude machinale contre la bouteille-aérosol qu'il portait à sa ceinture et dont le tube flexible plongeait dans les plis de son équipement, afin d'en vérifier, au son, le niveau du contenu. La longue queue d'évacuation se gonfla légèrement tandis que l'air vicié et nauséabond était évacué à l'extérieur, puis elle se plissa de nouveau.

  • Un jour de décembre 1990, l'homme est sorti du brouillard, près de la maison sur le causse. Il a fait quelques pas, il est tombé. C'est ainsi que l'enfant l'a recueilli. C'est ainsi que la mère de l'enfant l'a soigné. Il disait qu'il était un Raconteur. Et que le temps présent est un mensonge...

  • Des malades arrivent régulièrement dans la cour de la maison d'une campagne reculée. Ils viennent se faire guérir par Georges, qui sait enlever le mal, ignorant qu'il est mort subitement à l'été. Reste sa fille, Mique, qui aurait également reçu le don. Mais elle a toujours nié. Il ne lui a pas transmis le secret. Elle se tient en retrait, en lisière de sa famille. Gussa, le fils aîné, doit éconduire les candidats au miracle bien malgré lui, car le miracle rapportait gros. D'ailleurs, il n'a de cesse de chercher le butin accumulé toutes ces années, fouillant la maison jour et nuit. Le jour où un homme désespéré vient chercher la guérison pour sa femme condamnée, n'y tenant plus, Gussa assomme sa soeur et l'installe dans la voiture du visiteur. Mique finira par utiliser le don et tentera d'accomplir le pèlerinage qui pourrait sauver la vie de la moribonde.
    Un roman dense, tellurique, avec des accents de Faulkner dans la polyphonie et la restitution des patois, ou bien de Sand pour ces paysages d'une France rurale, ancestrale, où rode une magie dont on ne sait si elle ne porte pas en fait le nom de la folie. Les personnages mâchonnent sans fin leur " rengaine ", tandis que le lecteur est pris dans le tourbillon qui avance en cercles concentriques et répétitifs, dans une incantation hypnotique.

  • Et Pierrot s'en va dans la vie, Pierrot s'en va-t-en guerre... Il va leur montrer qu'il est aussi costaud et capable que n'importe qui. Il va jouer à être un homme, comme les autres, dans cet univers-là. Il va enfiler la panoplie et s'intéresser à tout ce qui passionne les hommes, les forts, les durs : le foot, le tiercé, la télé, les femmes, les cigarettes, la politique. Premier exploit : trente-deux pastis avalés dans une soirée. Ivre mort. Et le lendemain...

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