• Un homme, le Pasteur, est l'auteur de crimes en série qui nous sont racontés par un écrivain. À sa poursuite, Chester Head, détective privé, parti en quête du coupable ou de ce qu'il appelle la Vérité, sorte de Jugement dernier qui porte sur la responsabilité de chacun devant le Mal. Une femme, Blandine Berger, amante tour à tour de Head et du Narrateur, partie elle-même en quête du Pasteur, relie les trois hommes dans un ballet enivrant, étourdissant, envoûtant. Au centre de toutes ces affaires apparaît Lorraine Greenwood, jeune modèle de la sculptrice Sylvia Shaw Judson dans la création de la Bird Girl, statue qui a longtemps trôné dans le cimetière Bonaventure de Savannah, à laquelle on attribue toutes sortes de pouvoirs, bénéfiques ou maléfiques, dont celui d'inspirer l'idée de meurtre ou de sacrifice aux déréglés de la vieille ville.

  • Ils sont sur les mers. Ils sont sur les routes. Ils sont en nous, mais hors de tout. Ce sont des devenants. Des sous-vivants, des sur-vivants. Ils migrent d'État en État dans le flux du temps, dans le monde fuyant, dans les no man's land où l'on ne vit plus qu'en dérivant... en dévivant. Je leur fais de la place dans la parole comme ils s'en font dans le cri, les pleurs, les silences de mort. Je libère de l'espace pour que le dernier souffle de notre humanité s'exprime dans le sens de l'air, où l'on va et vient puis se pose, repose, sans terre à soi mais aux quatre vents, qui nous emportent d'être en être, de mue en mue, dans les grandes marées de l'espoir sans bornes. Le poème ? La bouée à la mer que tout homme attend pour gagner le large où son rêve le mène.

  • « Je me souviens de ce que je n'ai pas vécu: la Terreur, la Shoah, le Goulag. dont je reconnais l'écho et le reflet dans les témoignages et les testaments qu'auront laissés les êtres de parole et d'image qui se seront relayés pour dire ce qui dépasse l'Histoire en une Mémoire où c'est la genèse et la fin de l'Homme bien plus que sa durée qui marquent à jamais notre expérience de la temporalité. Primo Levi, Paul Celan, Jerome Rothenberg, Antoine Volodine, Alain Fleischer, Pierre Michon, Pierre Guyotat, Yannick Haenel, Catherine Mavrikakis, Céline Minard et Patrick Chatelier composent par leurs ouvres une chaîne mémorielle dont on peut suivre les nombreux maillons en deux grandes sections, "Testimonial" et "Testamentaire", afin de démêler les fils qui nouent l'Homme à la Mémoire, la Parole au Sacré, l'Histoire à l'Autre temps d'où elle vient et où elle semble aller. L'enjeu est de dresser par-delà toute mémoire identitaire ou communautaire le portrait complexe et animé d'une "communauté de mémoires" que la parole incarne en décrivant et racontant les expériences conjuguées de la fin et de l'origine que l'homme aura vécues et auxquelles il aura survécu au cours du dernier siècle, la mise en mots et en images d'une telle épreuve assurant seule la perpétuation de cette "mémoire d'homme" à quoi chacun se "sacrifie" dès lors que son existence témoigne de son Humanité et que ses expériences constituent le testament qu'il lègue à l'Autre homme en quoi l'espèce humaine survit à elle-même à chaque instant.
    » P. O.

  • Trois grands enfants s'enfoncent dans la forêt laurentienne en suivant la rivière Montmorency, qui fut leur terrain de jeu tout au long des années 1960. Ils cherchent la source qu'ils imaginent pure, unique, de ce grand cours d'eau auquel ils identifient le fil de leur vie. Les rapports troubles de gémellité et d'amitié, de couple, d'amour, de haine, jetteront les bases d'une nouvelle forme de vie commune, dont la sauvagerie des bois sera le modèle bien plus que l'urbanité des villes qu'ils ne cessent de fuir. Leur voyage s'étalera sur près de dix ans, pendant lesquels ils feront trois expéditions, à onze, à seize et à vingt ans, pénétrant chaque fois plus loin dans la forêt, dont ils n'atteindront le coeur qu'à la toute fin, faisant à chaque étape de nouvelles expériences qui les changeront à jamais.

  • « La bibliothèque n'est que l'un des noms que nous donnons à l'univers », disait Borges. Ainsi se termine l'essai d'Alberto Manguel, premier texte du dossier intitulé « Hommage à la Bibliothèque universelle ». À l'image de cet énoncé, ce numéro des Écrits convie ses lecteurs à une grande partition visuelle, verbale et sonore. Ainsi les rapports entre poésie et musique font l'objet d'un dialogue inédit entre le compositeur Maxime McKinley et le poète Philippe Beck. Puis, dans un univers d'une grande véhémence empreint d'inquiétude et de désir, les peintures de Rafael Sottolichio, qui parsèment ces pages, offrent un prolongement visuel aux contributions de poètes confirmés tels que Cédric Demangeot et Larry Tremblay ainsi qu'aux essais de Madeleine Ouellette-Michlaska et Filippo Palumbo, pour ne nommer qu'eux.

  • La première partie de ce numéro, intitulée « Le mythe, le rite », découle d'une rencontre internationale qui s'est déroulée en avril 2015 et qui a réuni de nombreux écrivains étrangers, tel Antoine Volodine et Alain Fleischer, et des auteurs québécois de différentes générations qui témoignent tous d'un vif intérêt pour la dimension mythique et rituelle de l'imagination créatrice et de la mémoire littéraire. Le deuxième dossier, « Le voyage, le paysage », rassemble des textes poétiques et narratifs qui abordent le voyage comme « paysage en mouvement » et le paysage comme « arrêt sur image » dans le film de nos déplacements. La dernière section, issue de la dernière Rencontre internationale des écrivains, réfléchit au potentiel créatif de l'événement envisagé sous l'angle intime et personnel autant que dans ses aspects collectifs et historiques. - See more at: http://www.sodep.qc.ca/numero/numero-145-novembre-2015/#sthash.vPAkZ9VC.dpuf

  • « Ce numéro de la revue Les écrits regroupe les signatures de vingt-cinq écrivains, poètes ou prosateurs, du Québec et de l'étranger, d'André Major à Guillaume Asselin, de Pierre Senges à Gérard Cartier, de Roger Des Roches à Larry Tremblay. Un dossier « Vies sauvages », dirigé par Pierre Ouellet, réunit une douzaine de contributions autour du thème de la sauvagerie, où l'on trouve autant de bien que d'âpreté, de beauté que de férocité, et où règnent les formes de vie les plus attirantes et les plus terrifiantes à la fois. Comme une fenêtre ouverte sur la poésie slovène contemporaine, un second dossier intitulé « Suite slovène » présente les textes, réunis par Marie-André Lamontagne, de quatre poètes slovènes et leurs traductions - en français, en anglais et même en langue innue -, réalisées par des poètes québécois et canadiens qui ont séjourné là-bas. Enfin, dans les chroniques Exlibris, Krisis et Ekphrasis, Émile Martel revient sur son parcours de lecteur, Monique Deland présente le dernier recueil de Louise Dupré et Rober Racine rend hommage à l'artiste Mercedes Font, à qui le portfolio du numéro est consacré.

  • Les lieux nous engendrent autant que nos père et mère. Ils donnent naissance à nos façons d'être et de parler, de vivre, d'aimer, même de mourir. Trois Grands Enfants explorent dans ses recoins les plus secrets la forêt montmorencienne, dans l'arrière-pays de Beauport, leur « port d'attache », dont ils se détachent petit à petit pour épouser le grand large que les bois incarnent avec leurs défis et leurs dangers. Ils y découvrent qu'ils ne sont pas encore nés : ils s'accoucheront dans la douleur et dans la joie, sortant peu à peu de leur longue incubation grâce à la puissance de la Poésie, langue première des bêtes et des plantes qui composent le peuple des forêts, cette grand partition de la vie à l'état brut qu'ils interprètent jusqu'à la dissonance et au charivari. Entre fable et poème, mémoire et essai, Port de terre met en oeuvre toutes les ressources du langage pour raviver le grand big bang qui nous ré-enfante à chaque instant.

  • À travers ses lectures, (poésie, philosophie, roman et sciences) l'auteur nous livre des pans de sa vie, depuis les écoles de réforme jusquà la prison à sécurité maximale Archambault.

  • Huées

    Pierre Ouellet

    Le nouveau recueil de Pierre Ouellet, Huées, forme un retable avec deux autres recueils : Buées et Ruées. Huées y représente la partie centrale, lautel sacrificiel qui en constitue le cur immolé, arraché. Les hululements quil fait entendre, plus hauts que les hurlements de ses victimes, sont le souffle resté sur terre des vies emportées qui ne parlent plus que par la bouche de leur colère, de leur désir, de leur amour et de leur haine. Le poème, comme la prière, accentue le bruit de leur respiration daprès la mort, le son que rend lhaleine à nouveau fraîche que la mémoire des survivants garde tel un secret de la vie achevée.

  • Je n'ajoute pas un art poétique à des centaines d'autres, souvent interchangeables. Je ne parle ni d'art ni de poétique... mais d'ars, façon qu'on a d'être vivant, et de poesia, façon de créer ce vivant là, ce survivant, ce renaissant, ce recréant. Nous sommes des créants, non pas des mécréants comme on le croit, qui n'ont foi en rien, pas même dans la parole qu'on leur donne. Nous sommes des créants en Dieu sait quoi, mais des créants quand même, qui ont le poème pour seule prière, la parole comme acte de foi, le chant comme sacrement... Des créants magnifiques, qui ont perdu toute confiance en eux, en l'Homme, mais pas dans les mots et les phrases qui en tiennent lieu dans la parole, leur « acte de naissance » à autre chose qu'eux-mêmes : le don de l'air, de l'autre souffle.

  • Les identités sociales et individuelles ne sont jamais fixées une fois pour toutes. Elles se transforment au gré de la mémoire et de la perception qu'on a de soi et de l'autre à travers les images et les traces mnésiques qui sous-tendent le discours social et les pratiques esthétiques, constitutives d'un état toujours transitoire d'une culture donnée. Tout énoncé identitaire s'inscrit dans le récit verbal ou visuel qu'on fait de son expérience perceptive, de nature polysensorielle, et de son expérience mnésique, consciente ou inconsciente, de sorte qu'on ne peut parler d'identité sociale ou individuelle sans faire appel à la notion d'« identité narrative », qui montre comment le sujet se situe par rapport aux autres et à lui-même dans le temps et dans l'espace réels ou imaginaires à travers ses perceptions et ses remémorations ou ses oublis et ses aveuglements.

    Qu'il s'agisse d'oeuvres littéraires aussi diverses que celles de Naipaul, Gary, Michaux, Mallarmé, Volodine, Gracq, Rushdie, Aquin ou Sebbar, de textes testimoniaux essentiels comme ceux de Levi, Lanzmann, Zweig et Rivers ou de témoignages d'analysants anonymes, d'expériences singulières du temps et de la perception abordées d'un point de vue philosophique, d'oeuvres d'art aussi variées que celles de Georges Rousse, Sophie Calle, Pipilotti Rist, Sylvie Blocher ou Massimo Gerrera, d'espaces réels ou imaginaires comme ceux de New York, d'Istambul ou de l'île aux Basques, intriqués dans des récits, des mémoires et des perceptions toujours hétérogènes, les pratiques historiques et esthétiques de notre modernité tardive exposent avec force la fragilité de nos identités individuelles et collectives, dont les textes rassemblés ici tentent de dresser le portrait en esquissant du même coup ce que devient le sujet contemporain, à l'heure où les grands récits de fondation sont en train de s'effondrer.

  • La littérature est devenue le lieu d'une véritable Critique de la raison esthétique, où la conception dite moderne de la subjectivité, cartésienne et lockienne, est constamment battue en brèche, dans le cadre de ce qu'on peut appeler une « philosophie sensible » où c'est l'imagerie verbale qui joue le rôle de l'argument des philosophes.C'est l'histoire intime de ces métamorphoses du sujet dans ses manières de voir et de sentir qu'une poétique du regard cherche à décrire et à raconter. D'abord en dégageant les conditions de mise en discours du sujet percevant et énonçant, tel qu'il se déploie dans l'espace et le temps, dans la poièsis et l'aisthèsis, dans la figurativité de la langue et le schématisme de l'imagination, dans l'énonciation de la quantité et de la qualité et dans l'expérience des valeurs et des tensions. Puis en analysant les différentes configurations « esthésiques » auxquelles cette subjectivité perceptive et énonciative a donné lieu au cours des temps, en particulier dans les dernières décennies, à travers les formes de la description, l'expression poétique du mouvement, l'hétéroception ou la représentation de l'autre, l'image kinesthésique, l'acte de lecture, le récit exemplaire et l'inscription historique de la connaissance littéraire.Si la première partie du livre traite du cadre général dans lequel la vie perceptive et énonciative du sujet peut être étudiée, la deuxième partie explore de manière concrète, à partir de textes littéraires qui vont de Nerval à Eco en passant par Flaubert, Artaud et Saint-Denys Garneau, les modes d'inscription de la subjectivité dans des configurations sensibles particulières, où se manifestent de nouvelles façons de voir et de dire qui sont éminemment révélatrices des mutations éthiques et esthétiques que connaissent nos sociétés et notre histoire, de moins en moins assurées de leurs assises.

  • On ne raconte pas un temps pareil : on l'évoque, l'invoque, le convoque. On ne le rappelle pas, on continue de l'appeler, faisant appel à l'air... C'est la seule façon de le faire revenir, non pas à la mémoire, à quoi il résiste, mais à l'imagination encore, grâce à quoi il existe... persiste, subsiste. Le récit qu'on fait d'un tel âge n'appartient plus à l'âge du récit, des petites et des grandes fables, de la petite et de la grande histoire auxquelles l'enfance révolue ne croit plus... mais aux cris de guerre, aux chants d'amour, qu'on découvre comme autant de poèmes et de prières, de mantras et de slogans secrets dont on apprend qu'ils sont les seuls à pouvoir porter le sens véritable de ce qu'on a vécu.

  • Talisman

    Pierre Ouellet

    « Je sors de mon histoire : j'entre dans la légende, qui n'est à personne, à qui je l'enlèverais. Je la redonne au monde : la rétrocède à qui elle appartient de tout temps... au ciel et à la terre entre lesquels elle n'a cessé de se déplacer comme l'arbre croît, le loup hurle à la lune, le peyotl et le pétun partent en fumée dans le grand calumet de paix que l'âme abrite au creux de l'être le plus secret. » Comme le poète l'indique dans sa présentation, la symbolique autochtone agit ici comme source première de création dans une oeuvre depuis longtemps attentive aux possibles identités de l'être.

  • La littérature des dernières décennies, après les engagements politiques qui ont été les siens au cours du XXe siècle, a donné lieu à un scepticisme plus ou moins radical, pouvant confiner au cynisme et au nihilisme. Ce qui a entraîné deux attitudes fondamentales de la part des écrivains : d'abord le repli sur soi, où la vie intime prend le relais de l'engagement social, au profit d'une activité autofictionnelle qui gravite dans la sphère du privé, puis l'usage documentariste ou archivistique de la littérature, suivant lequel la fiction se met au service des faits, non plus des idéologies ou des utopies, en témoignant des problèmes sociaux à travers des cas particuliers, qu'on documente de façon empirique, à la manière du journalisme, de l'historiographie ou des sciences humaines.

    Le présent ouvrage vise à caractériser le type d'« efficacité symbolique » propre à la littérature actuelle, entre le repli esthétique dans l'oeuvre et le rejet éthique de l'oeuvre. L'hypothèse de fond est que la littérature ne relève pas d'une simple action sociale ni d'un pur activisme politique et encore moins d'un acte privé, isolé, autotélique ou autosuffisant, mais d'une force et d'une forme symboliques essentielles au fonctionnement de nos sociétés, comme peuvent l'être les mythes et les rites dans les cultures dites « traditionnelles ». C'est le phénomène même de la littérature, bien plus que telle ou telle oeuvre plus ou moins « impliquée » dans son temps, qui doit être interrogé en profondeur, dans sa nature, ses enjeux et sa portée, pour qu'on puisse mieux comprendre le rôle « fondateur » qui est le sien à l'époque de la post-historicité et de la post-humanité, où l'on revient sur la définition même de l'Homme et de l'Histoire comme sur celle de l'Art ou de l'Acte littéraire en tant qu'Ars au sens originaire de « manière d'être ou de vivre ».

  • A vie

    Pierre Ouellet

    Exercice de mémoire et d'imagination, À vie explore notre relation au passé et les fantasmes qui habitent les époques révolues, souvent idéalisées. Pierre Ouellet plonge ici ses personnages dans l'emportement des mots, et tisse un récit vertigineux qui témoigne du long et sinueux apprentissage de la vie. Après Portrait de dos(l'Hexagone, 2013) et Dans le temps (Druide, 2016), l'auteur propose, avec ce roman, la conclusion du cycle de La grande enfance.

    /// Résumé :

    Une vieille goélette rafistolée, comme les souvenirs d'un lointain passé, sert de décor aux nouvelles aventures de Jean Lhomme, de Faye Rose et d'un narrateur anonyme. Ce vaisseau fantôme, à la fois nef des fous et chasse-galerie, sera pour les héros le théâtre d'explorations au coeur de l'espace et du temps des rêves qu'incarna le monde des années 1960 et 1970 où ils ont vécu leur prime jeunesse.
    De l'île d'Orléans à l'estuaire du Saint-Laurent, en passant par la côte est américaine jusqu'aux Caraïbes, les protagonistes termineront leur long voyage au Nicaragua, où ils réaliseront leur rêve de révolution auprès de sandinistes. S'ensuivra une très profonde désillusion, qui n'effacera toutefois pas leur soif d'espérance, nourrie par la puissance magique de leur imagination. Ils inventent leur monde bien plus qu'ils n'y vivent ; ils dessinent leur vie au fur et à mesure bien plus qu'ils ne suivent un destin tout tracé. Ils découvrent leur histoire comme une légende, où ils apprennent à se transfigurer.
    L'auteur

    /// L'auteur :

    Pierre Ouellet est poète, romancier, essayiste. Écrivain «hors genre», il est l'auteur d'une quarantaine de livres, pour lesquels il a notamment reçu le Prix littéraire du Gouverneur général dans la catégorie essai à deux reprises, pour À force de voir. Histoire de regards, paru en 2005, et pour Hors-temps. Poétique de la posthistoire, publié en 2008, le Prix Spirale Eva-Le-Grand pour Où suis-je. Paroles des égarés, publié en 2010, le Grand Prix Québecor du Festival international de la poésie pour Dépositions, paru en 2007, et le prix Ringuet pour Légende dorée, paru en 1997. Le gouvernement du Québec lui a décerné en 2015 le prix Athanase-David pour l'ensemble de son oeuvre.

  • Ruees

    Pierre Ouellet

    "Ruées" termine le triptyque entamé en 2012 avec "Buées" et "Huées" (L'Hexagone et Le Noroît) - ces trois livres représentant autant de volets d'un même retable. "Ruées", le tout dernier, vient offrir un point d'orgue aux deux autres. Ainsi, après l'histoire d'un inamour, ou d'un hainamour, et la cristallisation de son effet en l'embauche d'un tueur à gages - nommé Dieu - pour achever l'être aimé, le présent recueil propose le son d'après la mort : la relation déchirante et déchirée à l'absence de l'autre désormais mort.

  • «INFORMER» À l'heure des réseaux sociaux et du Web 2.0, où en sont les relations entre l'art actuel et les médias? La réflexion sur les paradoxes des relations entre les principaux acteurs de la communauté (critiques, artistes et institutions), palpable dans coulisses de l'art actuel, remet à l'ordre du jour la nécessité de se demander si les codes relationnels et médiatiques du monde de l'art agissent positivement ou négativement sur le développement des pratiques et sur la réception publique des oeuvres. Ainsi, l'article de Sébastien Hudon examine la rhétorique journalistique autour de la polémique de la fontaine de Tourny à Québec, Jean-Pierre Guay traite de la singulière réussite de l'émission de radio l'Aérospatial et Elena Lopez Martin analyse l'évolution du ­Net.art­. Section « Néomédias » : retour sur l'exposition Ryoji Ikeda à la Fondation DHC/ART et le travail photographique intimement lié à la création numérique de Thibault Brunet.

  • La tragédie de Lac-Mégantic a attiré l'attention générale sur le transport ferroviaire et ses dangers. D'aucuns se sont étonnés que le train passe si près du centre-ville. C'est pourtant la ville qui s'est construite autour de la voie ferrée et non l'inverse. Ce rajustement de perspective rappelle le rôle majeur joué par le train dans l'histoire du pays. Sans minimiser les conséquences dévastatrices du déraillement de l'été dernier, le dossier de printemps de Continuité fait acte de mémoire en explorant notre patrimoine ferroviaire, qu'il prenne la forme de véhicules conservés au musée, de gares transformées en centre d'interprétation, de construction de génie toujours en opération ou de tronçons de chemin de fer transformé en piste cyclable, par exemple.

  • Au tournant des années 1930, en cette période d'entre-deux-guerres où le pouvoir du peuple s'était accru politiquement et économiquement, la représentation littéraire des classes populaires, lorsqu'elle n'était pas empreinte de clichés, cadrait peu avec la réalité sociale du peuple. En réaction à la littérature bourgeoise, Léon Lemonnier publia, en 1930, le Manifeste du roman populiste, texte fondateur du mouvement populiste dont l'ambition, apolitique, était de « faire vrai », de peindre la vie du peuple et d'étudier attentivement la réalité. Si le populisme connut une importance indéniable au cours des années 1930, il figure pourtant aujourd'hui au nombre des chapitres oubliés de l'histoire littéraire. L'acception « large » du terme populisme, tel qu'il a été défini dans le Manifeste, et la négation initiale du populisme comme école littéraire, ont dû nuire à la postérité du mouvement. Avec pour objectif de documenter le mouvement populiste, ses conditions d'écriture et ses présupposés esthétiques, ce volume d'Études littéraires vous propose un ensemble d'articles sur l'oeuvre fort méconnue de romanciers dits populistes.

  • À l'heure de l'urbanisme participatif et tactique, le dossier du numéro d'automne de la revue Continuité se penche sur les liens entre patrimoine et participation citoyenne. Le magazine explore le rôle que chacun peut jouer dans la préservation de notre héritage collectif et de la qualité de nos milieux de vie, mais aussi, sur la manière d'amener monsieur et madame Tout-le-monde à passer à l'action. Car, en patrimoine, la participation citoyenne prend diverses formes : une communauté se mobilise pour sauver un bâtiment qui lui tient à coeur ou pour dénoncer un projet qu'elle juge inapproprié, des gens s'impliquent dans un processus de consultation publique ou un projet de codesign, des voisins décident d'animer un espace vacant de leur quartier. Dans les autres rubriques, découvrez des faits surprenants de l'histoire des Augustines de l'Hôpital général de Québec et voyez comment une rare harpe-cithare a été restaurée.

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