• Le 25  juillet 1943, alors que l'Italie ne parvient pas à résister aux assauts des Alliés, le Grand Conseil fasciste désavoue Mussolini. Le Duce est limogé et arrêté. Le 8  septembre, l'Italie tire les conséquences de sa situation militaire et politique, et signe un armistice. L'Allemagne hitlérienne ne l'entend pas de cette oreille qui envoie de nouvelles troupes et libère Mussolini pour le remettre en selle sous son contrôle. Le 1er  décembre naît la République sociale italienne, dont les principes ne s'embarrassent plus de «  compromis  » avec la monarchie ou l'Église.
    Si la Seconde Guerre mondiale semble se jouer ailleurs, sur le front de l'Est, c'est en Italie que l'Allemagne nazie est confrontée à l'ouverture du second front et qu'elle perd de facto son allié principal. C'est aussi durant ces quelques mois que se construit l'Italie d'après-guerre, celle de la conciliation entre communistes et chrétiens démocrates.
    Dans ce livre captivant, Mathilde Aycard et Pierre Vallaud retracent les 600  jours de la République de Salò, véritable tragédie antique, avec ses traîtres, ses figures tutélaires, ses enjeux politiques et humains, ses intrigues amoureuses.
     

  • Offrant un tableau complet de la monarchie française, cet ouvrage couvre quinze siècles de royauté.
    Il s'étend de sa période la plus obscure, l'histoire des Mérovingiens, à l'établissement du royaume de France à travers les rois fondateurs, Philippe Auguste, Saint-Louis et Philippe le Bel.
    Le lecteur traverse l'exercice de la monarchie absolue sous Louis XIV jusqu'à la monarchie constitutionnelle de Louis-Philippe.
    Dynastie par dynastie, roi par roi, cet ouvrage présente la vie et les grandes réalisations de chacun, leur apport à la construction du royaume de France, leur vision politique, leurs divertissements ainsi que leur caractère.

  • Dans la vaste bibliographie qui relate l´« opération Barbarossa », l´agression hitlérienne à l´Est contre l´URSS, peu nombreux sont les ouvrages concernant le siège de Leningrad (les derniers en Français, traduits de l´anglais, datent de 1962 et 1970). Pourtant, commencé dès la fin de juin 1941, ce siège se prolonge jusqu´à janvier 1944, dure 900 jours et fait 1 million de morts. Dans l´échelle de l´horreur, comme dans la compétition pour la palme de la résistance à la ruée nazie, Leningrad n´a rien à envier à Moscou ou Stalingrad. En soi, le récit de ce siège (aucune grande ville, à part Paris en 1870, n´avait connu un siège comme on les effectuait au Moyen Âge) qui montre aussi bien l´héroïsme de la population de la ville que les incapacités du système soviétique est poignant et riche en enseignements historiques. Mais, resitué dans son contexte, le siège de Leningrad, son martyre, illustrent tous les grands problèmes du moment. Le système stalinien, l´arrogance du dictateur, la lâcheté de son entourage, l´horreur des exactions nazies et l´inhumanité des présupposés d´Hitler et de ses complices, la situation internationale qui, sur la durée du siècle - avant et après l´événement -, se nouent ici aussi. Le tout sans oublier les figures des assiégés et celles des assiégeants car, avant tout, il s´agit d´une sanglante aventure humaine.

  • L'histoire de cet exode racontée en images et en documents. Photos, lettres, carnets de route, notes, témoignages restituent l'atmosphère d'une période enfouie dans la mémoire des Français et des Belges.

  • Le XXe siècle a été celui des guerres. Pas un jour ne s'est écoulé sans que les armes, à un bout ou l'autre de la planète, n'aient parlé. Ce livre, qui combine récits et réflexions, rend compte d'un phénomène d'une ampleur inégalée dans l'histoire, tant par ses ravages matériels et humains que par ses conséquences idéologiques et politiques. Il en révèle également les spécificités : caractère multiforme des conflits, victimes civiles surpassant en nombre et en souffrances les victimes militaires, bouleversement des centres géopolitiques - la vieille Europe aux prises avec ses contradictions internes tandis que l'axe du monde bascule du côté des États-Unis et des pays d'Asie et du Pacifique - récurrence des moteurs les plus anciens de l'histoire (religions, nationalisme, xénophobie...), sans oublier les ressorts économiques et financiers qui poussent les États à précipiter les hommes les uns contre les autres, au prétexte de la défense de valeurs supérieures, totalitarismes enfin. À propos des deux guerres mondiales, il est courant de parler d'une guerre de " trente ans ", ici, il s'agit d'une guerre de " cent ans ".

  • Berlin victime d'Hitler, ou comment une capitale de l'Europe en est devenue le fantôme, touchée à mort voilà 70 ans.

    Le 2 mai 1945, Berlin dévastée tombe aux mains des Soviétiques. Avec la ville symbole du " Reich de mille ans " voulu par le Führer, c'est toute l'Allemagne nazie qui succombe.
    Pourtant, rien ne prédestinait la plus grande métropole allemande à jouer ce sinistre rôle, bien au contraire. Dès le lendemain de la Première Guerre mondiale, Berlin se signale par sa singularité. Creuset de toutes les tensions d'un pays vaincu, elle donne naissance à un bouillonnement politique et culturel qui fait d'elle l'avant-garde d'une Europe en quête de modernité.
    Aussi ni Hitler ni l'extrême droite allemande ne se reconnaissent-ils dans cette ville libérée, voire dépravée aux yeux de certains, où l'on peut côtoyer Thomas Mann et Marlène Dietrich, Brecht, Kandinsky, Feuchtwanger ou Fritz Lang. C'est à contrecoeur que le tout nouveau chancelier s'attaque à ce Berlin qu'il n'aime pas - et qui le lui rend bien. Dès son arrivée au pouvoir, il entreprend une mise au pas sanglante : incendie du Reichstag, autodafés, arrestations de masse arbitraires, camps de concentration, pogromes et Nuit de cristal.
    Dès lors, Berlin n'est plus dans Berlin, et c'est une ville vidée de ses personnalités les plus emblématiques et de ses audaces qui va se trouver précipitée dans une guerre totale où elle perdra tout - son originalité, son intégrité et jusqu'à son âme.

  • Joseph Staline (1878-1953), secrétaire général du PCUS de 1922 à 1952 et dirigeant de l´URSS jusqu´à sa mort, a établi en Russie un régime de terreur totalitaire, marqué par le culte de la personnalité. Les historiens lui attribuent la responsabilité de la mort de plusieurs millions de personnes. Mais son souvenir est également associé à la victoire militaire contre l´Allemagne nazie, qui lui conféra, après-guerre, un immense prestige et permit au successeur de Lénine d´étendre son emprise de Berlin-Est au Pacifique.
    Staline est le personnage central de ce livre, mais Lénine, Trotski, bien sûr, et leurs épigones sont bien présents, tout comme le peuple russe, l´Internationale et les nations « satellites » embarquées dans l´aventure du « socialisme dans un seul pays ». Ce livre retrace la genèse et l´histoire du stalinisme en Russie, des origines à son crépuscule, et ce depuis la révolution de 1905. Il montre ce que fut la réalité de la construction du « socialisme » en URSS : la lutte féroce qu´ont menée les bolcheviks pour arriver au pouvoir, les violences faites au peuple russe, mais aussi aux plus anciens révolutionnaires victimes des purges qui ont jalonnées cette période de l´histoire russe.

  • Travail forcé, mauvais traitements, épidémies, « expériences médicales », famines, tortures, exécutions sommaires, Neuengamme avec ses satellites est sans conteste l'un des camps de concentration les plus meurtriers de toute l'Allemagne nazie. N'y a-t-on pas compté près de 60 000 morts pour un peu plus de 100 000 détenus ? Opposants politiques, syndicalistes, déviants de toutes sortes, communistes, chrétiens, juifs, artistes et intellectuels, résistants de toute l'Europe, Allemands, Français, Tchèques, Belges, Polonais, etc., tous y ont été réduits en esclavage. Mais il était écrit que ces souffrances ne s'arrêteraient pas là et qu'à l'horreur concentrationnaire viendrait s'ajouter une ultime tragédie. Alors même que Hitler venait de se donner la mort au fond de son Bunker, alors que les Britanniques et les Soviétiques se trouvaient à quelques kilomètres à peine de là, les SS se mirent en tête, dans un incompréhensible fanatisme jusqu'au-boutiste, d'évacuer Neuengamme de ses derniers prisonniers et de les regrouper, dans d'effroyables conditions, sur un ancien paquebot de luxe, le prestigieux Cap Arcona, amarré dans la baie de Lübeck ! C'est là que, le 3 mai 1945, une escadrille de la Royal Air Force, mal renseignée probablement, bombarda le navire et le coula, causant la mort de plus de 7 000 détenus dans les eaux glaciales de la Baltique. À partir d'une documentation considérable, les auteurs racontent l'histoire du camp et le calvaire des déportés, ils dressent d'émouvants portraits de victimes, les unes anonymes, les autres célèbres, ils relatent avec minutie les étapes de l'infernale tragédie. La révélation de cet épisode peu connu, voire occulté de la Seconde Guerre mondiale illustre un aspect inédit de l'univers concentrationnaire et de la folie nazie.

  • L'espace méditerranéen vient de connaître, à vingt ans d'intervalle, deux événements qui ont totalement bouleversé les relations internationales dans cet espace : la fin de l'affrontement Est-Ouest en 1991 et les révoltes arabes en 2011. La question des relations internationales en Méditerranée et de la recherche de sécurité dans la région est centrale. Ce volume 1 a pour objet de rappeler les paramètres pérennes et les facteurs de tension ou de conflits qui agitent la région.

  • Après un bref rappel historique et géographique resituant dans le volume 1 les paramètres pérennes de l'espace méditerranéen, ses fractures et ses fragilités, ainsi que ses crises et tensions, ce volume 2 s'attache à examiner les perceptions, les objectifs et les stratégies mis en oeuvre par les grands acteurs impliqués dans cet espace, avant de mesurer les risques et les menaces qui pèsent sur celui-ci et d'identifier les enjeux.

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