• Pour en finir avec le Moyen ÂgeMéprisés pendant des siècles, encensés par les romantiques, ces mille ans d'histoire ont presque toujours été recouverts de la crasse de l'ignorance. « Godiche » ne vient-il pas de « gothique » ? « Féodal » ne désigne-t-il pas l'obscurantisme le plus indécrottable ? « Moyenâgeux » les vieilleries poussiéreuses ?Grâce à ce livre décapant, mille ans d'histoire resurgissent. Le Moyen Âge est mort, vive le Moyen Âge !Régine Pernoud (1909-1998)Diplômée de l'École des Chartes et de l'École du Louvre, conservateur du musée de Reims puis aux Archives nationales, elle a fondé le centre de documentation historique Jeanne-d'Arc, à Orléans.

  • Jeanne d'Arc. Une carrière qui occupe deux années. Deux ans dans une période caractérisée par ce qu'on appelle la guerre de Cent Ans. Il n'y a sans doute pas de personnage sur lequel nous soyons mieux et plus abondamment documentés.Cette « Petite vie » de Jeanne d'Arc est composée presque uniquement de témoignages du temps. Elle permet de préciser les cadres personnel, politique, militaire, juridique, religieux et littéraire dans lesquels se situe Jeanne.
    Régine Pernoud, historienne, auteur d'une trentaine d'ouvrages dont la plupart sont devenus des classiques, était l'auteur le plus autorisé pour évoquer avec ferveur l'itinéraire d'un des personnages les plus surprenants de l'histoire humaine.

  • Personnage et écrivain attachant que Christine de Pisan : à travers ses écrits en vers et en prose, la fille de l'astrologue-astronome de Charles V n'hésite pas à revendiquer sa condition de femme contre les satires de Jean de Meun. Cette biographie nous fait découvrir une féministe avant la lettre.

  • Le 25 août 1270, Louis IX meurt devant Carthage. Le lent et solennel convoi funèbre qui ramène jusqu'à Saint-Denis les ossements du saint Roi semble présager, avec ses étapes tragiques, l'assombrissement qui va suivre. Et curieusement le déclin des mentalités précède les grandes catastrophes dont sera victime, au cours du XIVe siècle, le royaume de France. S'il est un temps en effet pour lequel on peut employer sans crainte d'exagération les termes trop souvent galvaudés de mutation, d'évolution, de tournant de l'Histoire, c'est bien celui qui suit immédiatement le règne de Saint Louis. À une époque lumineuse, celle que peuvent symboliser pour nous les vitraux de la Sainte-Chapelle, succède un long et angoissant crépuscule.
    Ce déclin touche le régime même de la féodalité et les usages régissant alors les relations des hommes entre eux et avec la terre qui les fait vivre; il frappe aussi les fondements de la pensée ou de l'expression artistique. Des changements profonds s'amorcent qui transformeront le visage de l'Occident.
    Peut-être un sommet avait-il été atteint, après lequel le déclin était inévitable ? C'est en tout cas l'occasion de constater à quel point sont impliqués et indissolublement liés dans l'Histoire l'homme et l'événement.
    Régine Pernoud, conservateur honoraire aux Archives Nationales, a fait paraître sur le Moyen Age de très nombreux ouvrages qui font autorité : Vie et mort de Jeanne d'Arc, Les Croisades, Aliénor d'Aquitaine, La Reine Blanche, Pour en finir avec le Moyen Age, La Femme au temps des cathédrales.

  • Si l'on consulte la bibliographie de la France, on constate que Jeanne d'Arc est à la pointe de l'actualité : il ne se passe pas d'année qui ne voie paraître plusieurs ouvrages qui lui soient consacrés. « Jeanne devant les Cauchons » passe en revue ces thèses, hypothèses et fantaisies diverses, et les confronte avec la réalité historique, que tout le monde peut aujourd'hui connaître et vérifier, puisque les sources authentiques de l'histoire de Jeanne d'Arc sont publiées et traduites pour la plupart. Face à ceux qui refont en notre temps l'oeuvre de Cauchon : fausser systématiquement l'Histoire pour tenter de mettre un personnage en contradiction avec lui-même, - ce livre est un appel à ne juger que sur pièces sur les documents qu'archives et bibliothèques conservent en grand nombre, et qui, seuls, peuvent nous faire connaître Jeanne dans son inaltérable vérité. Cet ouvrage de Régine Pernoud ne veut pas être un pamphlet, mais une leçon de méthode historique.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • OEuvre monumentale, parue de 1932 à 1995, voici donc Le Dictionnaire de Spiritualité enfin publié intégralement de A jusqu'à Z, avec un index particulièrement utile. A beaucoup de points de vue, c'était un défi. Le pari a été tenu. On peut même dire que les fruits dépassent le projet primitif, car très vite les perspectives du début ont été amplifiées et précisées. Dans les années 30, lancer l'idée et assurer la réalisation d'un tel dictionnaire pouvait paraître, face au bloc solide du dogme catholique, une entreprise marginale concernant les techniques de prière, les états mystiques et les divers phénomènes qui parfois les accompagnent... A cette époque, la réflexion chrétienne, encadrée et limitée par une théologie dogmatique, en grande partie déductive et obligatoire, avait besoin d'un nouveau souffle. Voici que la spiritualité, fondée en même temps sur l'expérience et sur la liberté qui président à l'invention des divers chemins conduisant à Dieu, renouvelait toutes les questions... Cette révolution tranquille s'est faite lentement, sans bruit, sans excès. A sa place, avec d'autres éléments similaires, elle a préparé l'éclosion irrésistible de Vatican II ; et aujourd'hui, patiemment, elle aide à bien comprendre l'originalité et le dynamisme de ce concile... Des milliers de collaborateurs, provenant du monde entier et de tous les horizons, ont contribué à faire de ce Dictionnaire ce qu'il est : particulièrement utile à tous ceux qui veulent mieux connaître les auteurs spirituels de divers pays, suivre l'évolution des mentalités, des institutions, des grandes notions fondamentales... et plein d'intérêt pour tous les curieux. Ainsi s'est-il répandu à travers le monde entier et dans tous les milieux.

  • TEMPLIERS

    Régine PERNOUD

    OEuvre monumentale, parue de 1932 à 1995, voici donc Le Dictionnaire de Spiritualité enfin publié intégralement de A jusqu'à Z, avec un index particulièrement utile. A beaucoup de points de vue, c'était un défi. Le pari a été tenu. On peut même dire que les fruits dépassent le projet primitif, car très vite les perspectives du début ont été amplifiées et précisées. Dans les années 30, lancer l'idée et assurer la réalisation d'un tel dictionnaire pouvait paraître, face au bloc solide du dogme catholique, une entreprise marginale concernant les techniques de prière, les états mystiques et les divers phénomènes qui parfois les accompagnent... A cette époque, la réflexion chrétienne, encadrée et limitée par une théologie dogmatique, en grande partie déductive et obligatoire, avait besoin d'un nouveau souffle. Voici que la spiritualité, fondée en même temps sur l'expérience et sur la liberté qui président à l'invention des divers chemins conduisant à Dieu, renouvelait toutes les questions... Cette révolution tranquille s'est faite lentement, sans bruit, sans excès. A sa place, avec d'autres éléments similaires, elle a préparé l'éclosion irrésistible de Vatican II ; et aujourd'hui, patiemment, elle aide à bien comprendre l'originalité et le dynamisme de ce concile... Des milliers de collaborateurs, provenant du monde entier et de tous les horizons, ont contribué à faire de ce Dictionnaire ce qu'il est : particulièrement utile à tous ceux qui veulent mieux connaître les auteurs spirituels de divers pays, suivre l'évolution des mentalités, des institutions, des grandes notions fondamentales... et plein d'intérêt pour tous les curieux. Ainsi s'est-il répandu à travers le monde entier et dans tous les milieux.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Héloïse et Abélard : deux noms bien et mal connus; en réalité, une "très haute histoire d'amour", vécue au siècle de Tristan et Iseut. Cette page "d'amours célèbres" qui fut quelque peu travestie au XVIIIe siècle et romancée au XIXe nous apparaît aujourd'hui dans sa vérité, à travers une correspondance dont l'authenticité est désormais reconnue, avec des accents étonnamment modernes ;
    C'est l'échange entre deux êtres séparés par la vie, engagés malgré eux dans une voie de renoncement et qu'une dialectique passionnée amène, l'un par l'autre, à la sainteté.

    Pour toile de fond : l'Université de Paris, ou plutôt, ses prémisses, frayant sa voie parmi les vignobles de la Montagne Sainte-Geneviève, l'art roman dans son plein épanouissement, avec déjà ces recherches vers "l'architecture raisonnée" et la voûte gothique, l'essor de la logique qui donnera leur structure aux grandes sommes médiévales.

    Dialectique du couple, affrontement de la passion et de la philosophie, de la foi et de la raison, et, pour finir, triomphe d'un amour au-dessus de l'amour, sont ici évoqués avec les confidences mêmes laissées par les acteurs de ce grand drame humain à deux personnages.

  • Inquiétudes à l'Est, remous dans le Proche-Orient, effervescence dans le monde des étudiants, réforme de l'Eglise, et jusqu'à la peur de la drogue, ces problèmes de notre temps ont été aussi ceux qui préoccupèrent notre XIIIe siècle. Et une femme domine le XIIIe siècle, au moins dans sa première partie : Blanche de Castille. Il est frappant pour nous de voir cette femme assumer la charge du royaume et mener résolument une politique différente de celle des rois qui l'avaient précédée.
    Blanche de Castille, dont les manuels d'histoire ont figé la physionomie en quelques anecdotes stéréotypées, est ici étudiée, non pas seulement d'après les oeuvres littéraires - eussent-elles le charme et la saveur d'authenticité de celle de Joinville - mais autant que possible d'après les textes proprement historiques : enquêtes, correspondances, traités, rôles de comptes, etc. De cette étude rigoureuse se dégage une silhouette contrastée : celle d'une forte personnalité féminine - à l'image de son aïeule Aliénor d'Aquitaine -, une beauté très courtisée en même temps qu'une épouse exemplaire et une mère parfaite, une femme impulsive et ferme, une reine attentive au peuple et passionnée de justice : au total un personnage digne de cette cathédrale Notre-Dame de Paris dont la nef et les tours s'élèvent au rythme de sa propre existence.

  • Un formidable prolongement de La Femme au temps des cathédrales puisque les croisades ne furent pas seulement affaire de soldats et de batailles. Elles lancèrent sur les mers des familles entières qui allaient s'installer autour des Lieux saints.

  • Le Moyen Age, ère de ténèbres : telle est l'image que nous avons tous gardée de nos études secondaires. Les bâtisseurs de cathédrales ont été longtemps présentés comme des barbares et les auditeurs de saint Thomas d'Aquin comme des naïfs. C'est contre ces jugements préfabriqués que se dresse Régine Pernoud. Elle révèle le Moyen Age dans sa "lumière". Elle nous fait connaître sa richesse littéraire et son essor artistique, mais aussi ce qu'on connaît le moins : l'intérêt porté alors aux sciences et à la médecine. La vie quotidienne même portait la marque d'une civilisation déjà raffinée : l'hygiène - l'usage des "retraits", des bains publics et privés - était plus développée qu'au XVIIe siècle. La hiérarchie sociale reposait essentiellement sur des liens familiaux et il était beaucoup plus facile d'approcher Saint Louis que Louis XIV. Si les hommes avaient généralement l'autorité dans la famille, les femmes avaient des droits qu'elles n'avaient pas dans la société romaine et qu'elles ont reperdus dès le XVIe siècle. {Lumière du Moyen Age}, une découverte fabuleuse d'un temps mal connu où se mêlent le profane et le sacré, où se développent le commerce, les sciences et les arts : les XIIe et XIIIe siècles sont sans doute les vrais "Grands Siècles" de notre histoire.

  • L'historien ne peut manquer de s'interroger sur ce paradoxe: angevin par son père Henri II et aquitain par sa mère Aliénor, Richard Ier, roi d'Angleterre de 1189 à 1199, ne résida dans l'île que six mois au total et n'en parla sans doute jamais la langue... Il se consacra beaucoup plus à la lutte contre ses vassaux du continent, contre le roi de France et les Sarrasins qu'au gouvernement de son royaume. Et pourtant il demeure certainement, depuis bientôt huit siècles, le plus aimé des souverains anglais.

    Cette popularité ne doit rien à la légende : les contemporains, unanimes, nous le décrivent comme le « roi des rois terrestres », nul n'étant allé « plus loin que lui pour l'ardeur, la magnanimité, la chevalerie et toutes autres vertus ». N'est-ce pas lui qui enleva Chypre aux Byzantins et la place d'Acre au redoutable Saladin, le vainqueur de Jérusalem ; ne fut-il pas l'un des plus grands troubadours de son temps ? Brave jusqu'à la témérité, fastueux, lettré, il incarne admirablement l'idéal chevaleresque qui était celui du XIIe siècle ; tout roi qu'il fût, il ne se pardonnait pas même ses écarts (notamment la " sodomie ") ou ses manquements de parole (car il était d'un caractère changeant _ oc e no, oui et non, l'avait-on surnommé) et s'en accusa publiquement à plusieurs reprises avec force manifestations - sincères - de repentir.

    Longtemps absent en raison de la croisade et aussi d'une interminable captivité dans les geôles de l'empereur Henri VI, il mourut à quarante et un ans près de Limoges en assiégeant un vassal révolté. Disparition prématurée, infiniment dommageable pour l'Angleterre et pour l'Aquitaine, mais peut-être bénéfique pour sa mémoire. Le monde était en effet en train de changer : aurait-il pu ou su devenir un grand « politique » avec ce que cela requiert de cynisme, de calcul et de dissimulation?

    Connue en France et à l'étranger pour ses travaux d'histoire médiévale, Régine Pernoud a publié de nombreux ouvrages qui sont devenus de véritables classiques parmi lesquels on peut citer La Femme au temps des cathédrales, Jeanne d'Arc (en coll. avec M.-V. Clin, 1986) ou encore Histoire de la bourgeoisie en France.

  • Personnage le plus célèbre de l´histoire de France, Jeanne d´Arc n´a cessé de fasciner. Biographie méticuleuse de celle qui fit irruption dans l´histoire en changeant le cours de la guerre de Cent Ans, fit couronner le roi et fut condamnée au bûcher après un procès inique en 1431. Ce livre raconte l´itinéraire extraordinaire de la jeune bergère de Domrémy. Il resitue Jeanne dans son contexte et brosse les portraits des principaux protagonistes de son histoire. Les auteurs livrent tous les éléments connus qui éclairent le mythe et les controverses qu´elle suscita, dont sa canonisation tardive et les polémiques contemporaines portent encore la trace. Paru en première édition chez Fayard en 1986.

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