• La multiplication des luttes finit par mettre sur un même plan des bagatelles et des mouvements comme «Black Lives Matter», noyant ainsi les enjeux réellement pressants. Les groupes qui se réclament de cette infinité de nouveaux «nous» oublient-ils le décalage culturel et universitaire auquel ils font parfois face?

  • En ouverture de ce numéro estival, Benoît Dequen affirme qu'« il est plus important que jamais d'abattre les murs, de décloisonner la cinéphilie, mais aussi la nature des voix qui s'expriment sur et autour du cinéma. » C'est pourquoi 24 images ouvre ses pages d'été au théâtre. Se détournant de la compilation de films tirés de texte dramatique, ce numéro s'intéresse au passage de l'écran à la scène et aux démarches singulières d'hommes et de femmes de théâtre passionnés et inspirés par le 7e art. Le décloisonnement créatif est également mis de l'avant avec un hommage à Seijun, un survol personnel de Ralph Elawani sur le cinéma et la contre-culture à Montréal, un dernier salut à l'acteur Tomás Milián, aussi à l'aise dans la série B que chez Antonioni, et une tragédie théâtrale en 4 chants sur l'histoire de l'art vidéo.

  • Considéré dans cet essai sur Montréal comme capitale de la musique indépendante: Meet Me in the Bathroom, de Lizzy Goodman. Le retour du rock and roll. L'économie du plancher de danse. La constellation Godspeed You! Black Emperor. La bulle indie rock.

  • Ovni de la contre-culture québécoise des années 1960 et 1970, Emmanuel Cocke s'éteint en Inde, en 1973, à l'âge de 28 ans, laissant derrière lui une oeuvre littéraire comportant quatre romans et un recueil de nouvelles de science-fiction érotico-psychédélique. Cinéaste, romancier, journaliste et musicien, Cocke demeurera toutefois méconnu après son décès prématuré.

    À travers des témoignages, photos et extraits d'articles et de documents inédits, C'est complet au royaume des morts retrace l'époque et la vie de ce cascadeur de l'esprit arrivé au Québec en 1965, obsédé par la mort et fanatique de Mailer, Vian, Burroughs, Fellini, Gauvreau et Charlebois.

  • Enfants des années 80, adolescents du nouveau millénaire, adultes d'une hypermodernité revendicatrice et décomplexée.

    Avoir trente ans aujourd'hui, c'est avoir vécu la moitié d'une vie au XXe siècle et l'autre, au XXIe siècle. C'est être à cheval sur deux époques : n'appartenir ni tout à fait l'une, ni tout à fait l'autre.

    Dix auteurs de la relève, dont les styles sont tout aussi variés qure le rythme effréné de cette «ère-seconde» dans laquelle elle vit.

    Guillaume LAMBERT spécule sur la prise de parole, un jour de canicule;
    Frédérick LAVOIE explore les amours utopiques dans un monde qui ne sait plus l'être;
    Caroline ROY-ÉLÉMENT trace le parcours qui mène à l'abandon de la maîtrise;
    Alexandre SOUBLIÈRE scrute les lieux de l'appartenance, matériels et affectifs;
    Mélissa VERREAULT témoigne de l'attente insoutenable du premier baiser;
    Sophie DUPUIS prône les vertus du câble à la maison;
    Mathieu VÉZINA expose la fougue d'un usager compulsif des réseaux sociaux;
    Ralph ELAWANI raconte une famille accro à la technologie, le soir de Noël;
    Philippe BOUTIN plonge dans les bas-fonds du coup de foudre
    Rébecca DÉRASPE sonde la trop grande innocence qui précède la trentaine.

  • Trop souvent dépréciée par rapport à un art plus sérieux, la comédie exige pourtant des techniques de jeu d'une grande précision, du rythme et de la surprise, mais aussi des mots et des situations pouvant susciter l'hilarité. Toutes sortes d'humour amènent des rires différents de la part du public : de l'art clownesque au théâtre de l'absurde, de la comédie classique au stand up comique, quelles sont les ficelles à tirer pour obtenir l'effet recherché? Le dossier « Rire » du numéro d'automne de JEU, revue de théâtre contient des témoignages et réflexions de grandes pointures de l'humour sur scène : Marie-Hélène Thibault et Didier Lucien (en couverture), Christian Vanasse, Catherine Léger, le Projet Bocal et Philippe-Audrey Larrue-St-Jacques, notamment. Ce numéro propose aussi un regard sur la place des femmes afrodescendantes sur les scènes des théâtres québécois, une incursion dans les coulisses du théâtre citoyen et la dramathérapie : une discipline à développer chez les francophones, entre autres.

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