• Comment Meyer Suchowljansky, émigré juif russe débarquant en 1911 sur la «Terre promise» américaine, est-il devenu le mythique Meyer Lansky, l'ami de Bugsy Siegel et un proche de Lucky Luciano, le «parrain des parrains» ? Dès les années 1920 à New-York, Meyer négocie avec Luciano un partenariat entre mafias juives et italiennes. En pleine prohibition, ils font fortune dans le trafic d'alcool et prennent le contrôle de la ville pour créer le Syndicat du crime. Mais en 1932 à Chicago, Al Capone, incapable de justifier sa richesse et jugé coupable de fraude fiscale, finit derrière les barreaux. C'est le déclic pour Lansky qui comprend que la clé se trouve dans le blanchiment d'argent. Son génie aura été d'avoir su impliquer l'argent de la mafia dans des entreprises légales (boîtes de nuit, immobilier, hôtels, grande distribution etc.) et même dans certaines institutions financières. Dénoncé en 1951 aux États-Unis, désormais traqué par le FBI qui ne parviendra jamais à le faire condamner, il investit les milieux du jeu puis le commerce de la drogue de Cuba au Moyen-Orient en passant par Las Vegas. Sa fortune, estimée par le FBI à 300 millions de dollars, n'a jamais été retrouvée.

  • This book is a study of pragmatic conservatism, an underappreciated tradition in modern American political thought, whose origins can be located in the ideas of Edmund Burke. Beginning with an exegesis of Burke's thought, it goes on to show how three twentieth-century thinkers who are not generally recognized as conservatives-Walter Lippmann, Reinhold Niebuhr, and Peter Viereck-carried on the Burkean tradition and adapted it to American democracy. Pragmatic conservatives posit that people, sinful by nature, require guidance from traditions that embody enduring truths wrought by past experience. Yet they also welcome incremental reform driven by established elites, judiciously departing from precedent when necessary. Mindful that truth is never absolute, they eschew ideology and caution against both bold political enterprises and stubborn apologies for the status quo. The book concludes by contrasting this more nuanced brand of conservatism with the radical version that emerged in the wake of the post-war Buckley revolution.

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