• Rue Labat, sur les pentes de Montmartre, Olivier, un enfant de dix ans, traîne sa peine et sa solitude. Sa mère, Virginie, la belle mercière, vient de mourir. Provisoirement hébergé par ses cousins, l´enfant découvre un univers inconnu : le coeur du vieux Paris, ses rues étroites, mais surtout ses acteurs hauts en couleur. Bougras, un vieil anarchiste ; Lucien-le-bègue, un sans-filiste ; Daniel, un infirme plus connu sous le nom de « l´araignée » ; Albertine, la voisine obèse ; Mado, une ravissante call-girl, et enfin Mac, un caïd aux prises avec la police. Toute cette galerie de personnages pittoresques et chaleureux font peu à peu oublier à Olivier sa tristesse et lui redonnent goût à la vie...
    Tendre et généreux, Les Allumettes suédoises est sans doute l´un des plus beaux récits sur l´enfance. Robert Sabatier y ressuscite à merveille le Paris des années trente et les premiers émois de l´existence, à travers les aventures d´Olivier, l´inoubliable héros du cycle que constitue Le Roman d´Olivier (David et Olivier, Olivier et ses amis, Les Allumettes suédoises, Trois sucettes à la menthe, Les noisettes sauvages, Les fillettes chantantes, Olivier 1940).

  • OLIVIER, le petit garçon des Allumettes suédoises et de Trois sucettes à la menthe, arrive à Saugues, porte du Gévaudan. Là, il rejoint les siens : le "pépé", maréchalferrant qui a ajouté à son noble métier les conquêtes du savoir ; la "mémé", ancienne fillette louée dès l'âge de six ans ; leur fils Victor, jeune hercule de village, qui prend l'enfant sous sa protection.
    Dans ce pays grandiose, chaque instant d'Olivier lui apporte une découverte, un émerveillement. Des gestes comme ceux du ferrage, de la traite, des travaux de ferme, vus par ses yeux, prennent une signification nouvelle et intense.
    Qui sont-ils ces paysans farouches, ces artisans appliqués, ces pâtres pleins de mystérieuses connaissances ? Olivier les découvre dans leur existence réelle : que ce soit Chadès le coiffeur, Anglade le pâtissier, la soeur Clémentine, les cousines aux robes fleuries ou tout le peuple d'un étonnant village.
    Et il y a les originaux, les innocents, les joyeux drilles. Et surtout le grand-père : le moindre objet pour lui devient prétexte à souvenirs, contes, évocations. Dans ce pays de la Bête du Gévaudan, avec ses légendes noires, ses processions de Pénitents, ses veillées, l'imagination du petit Poulbot s'enfièvre et c'est toute l'enfance qui apparaît à travers lui.
    II va aux écrevisses, suit la fanfare, assiste à la tuée du cochon, garde les vaches, aide à ferrer, apprend lou patouès, participe à la tribu, à la fête. Des scènes comme la dernière bourrée du grand-père infirme, les promenades avec Papa-Gâteau qui fait revivre l'épopée gauloise et cent autres, sans cesse émeuvent, amusent et charment.

  • Olivier, le petit garçon des Allumettes suédoises, a quitté sa chère rue Labat pour aller vivre chez son oncle. Autant dire, pour l'enfant, changer de planète. L'univers bourgeois, l'appartement cossu, la vie mondaine des Desrousseaux le surprennent et le déconcertent. Olivier s'intègre difficilement.


    Mais ainsi va la vie, et bientôt il s'apercevra que sa curiosité est sans cesse mise en éveil. Qui est vraiment l'oncle Henri ? Et la tante Victoria ? Il y a aussi les cousins, les deux bonnes, et, comme on reçoit beaucoup, toute une foule de personnages cocasses, grandioses ou ridicules. Et puis, et surtout les rues de Paris, le canal Saint-Martin, les étonnants Grands Boulevards, leurs passages mystérieux, leurs théâtres, leurs cinémas, leurs music-halls...


    Trois Sucettes à la menthe, merveilleuse suite des Allumettes suédoises, ressuscite une manière de vivre, mille faits oubliés, toute une fête de la vie qui apparaît, de page en page, dans un univers de vérité et de poésie.

  • Olivier, le petit garçon des Allumettes suédoises, de Trois Sucettes à la menthe, des Noisettes sauvages, a grandi. Au début des Fillettes chantantes, il a seize ans et est devenu apprenti imprimeur. Il découvre l'amour, Paris et les vacances en Touraine où l'on boit le vin rosé dans les fillettes chantantes.
    On le verra jouer à l'étudiant au Quartier latin, au noctambule à Montparnasse, au chevalier servant à la gare de l'Est, au flâneur dans l'île Saint-Louis, au quartier juif de la rue des Rosiers, à Montmartre ou sur les grands boulevards. Il se cultive sans le savoir. Son ami Samuel, étudiant en chimie, lui ouvre des horizons neufs...
    Ce roman, qui fait revivre un monde difficile situé à un tournant de l'histoire, est aussi une fête de l'adolescence - avec ses inquiétudes, ses contradictions, ses exaltations, sa joie.
    Les Fillettes chantantes : tout le charme, la gaieté, la tendresse de Robert Sabatier.

  • Au coeur de la Provence, dans la maison d'un vieil artisan, Siffrein, et de sa compagne Magali vont vivre le temps d'un été deux enfants : Alain et Marie-chen. Là, tandis que Siffrein crée des santons, que Magali dorlote un jardin splendide, les enfants vagabondent dans les garrigues, conversent avec les animaux et les fleurs, rejoignent des personnages cocasses comme ce couple d'ennemis intimes, Quinze-Côtelettes et Outre-à-Huile, et surtout leur grand ami,"l'Escrivain", conteur d'histoires qui parsèment le livre, car on aime parler, évoquer, émerveiller, et Siffrein le santonnier s'y mêle, lui aussi, de bon coeur.
    Or, de cette Provence où réalité et merveilleux vont main dans la main, Alain et Marie-chen s'évadent la nuit pour rejoindre une autre planète née de leurs rêves, et peut-être aussi des fantasmes de l'Escrivain. Au pays des hommes-fruits, tout est possible : on peut voyager en ballons-culottes, boire des liqueurs musiciennes, lire des livres où s'impriment vos pensées, user de l'oeil-caméra, être de jeunes Gullivers qui découvrent, avec leur guide, le Grand Ventriloque, de singuliers systèmes de vie sociale, d'éducation, de sciences tels que peuvent les rêver des enfants imaginatifs.
    En parallèle apparaît une campagne provençale, transfigurée dans l'éblouissement du soleil d'été. Et, derrière la fête, l'enchantement, la grâce, on s'aperçoit que ce roman, imagerie heureuse de la nature, va bien au-delà de ses apparences immédiates. Le mistral, la crèche, les floraisons, l'amitié tendre donnent lieu à des pages frémissantes de sensibilité. C'est un bain de fraîcheur sans cesse renouvelé. Et l'on passe de l'un à l'autre lieu, réel ou imaginaire, sans que rien ne paraisse invraisemblable, et l'on retrouve le charme de nos livres de jeunesse, ce roman ayant été écrit "pour les enfants âgés de quatre à soixante-quinze ans", comme aurait dit Marcel Aymé.
    Qu'une histoire de l'Escrivain fasse se rencontrer Alice au pays des merveilles et le Mowgli de Kipling, qu'on marie légendes médiévales et contes de fées, que les enfants puissent découvrir le secret des ovnis, ceux du Masque de Fer ou de Gaspard Hauser, qu'ils assistent à une conférence intergalactique où la Terre est jugée, qu'ils rencontrent Louis XIV et d'Artagnan, Victor Hugo et ses amis ou François 1er luttant avec Henry VIII étonne déjà, mais s'ils se mêlent aux personnages de bandes dessinées comme Jodelle et Barbarella, ou bien Astérix et Lucky Luke et mille autres, voilà qui peut surprendre !

  • Au fil du temps, Robert Sabatier a écrit des pensées, des aphorismes. Il a composé ainsi son "livre de raison" qu'il a appelé "livre de déraison" en ajoutant l'épithète d'une sourire, peut-être pour éviter de se prendre au sérieux.
    Pour lui aucun sujet n'est tabou. Ainsi le voit-on parcourir allègrement toutes les disciplines : la pensée ou la société, la politique ou la justice et, surtout, les travers de nos contemporains aussi bien le Temps, la Vérité, l'Histoire, les Arts, les Lettres...
    Il suffit d'ouvrir Le livre de la déraison souriante pour découvrir, avec humour et fulgurance, des traits que l'on oubliera pas. c'est aussi la joie, le bonheur d'écrire, l'interrogation, la drôlerie qui côtoie la gravité, une foule d'observations sur le vif, de quoi apporter bien des réjouissances au cours d'une de ces livres rares qui peut accompagner toute une vie et dans lequel le lecteur trouvera une complicité secrète et un éclairage nouveau sur bien des questions souvent informulées.

  • OLIVIER a huit ans et demi. II mène auprès de sa mère, Virginie, la belle mercière, une vie insouciante et joyeuse. II joue dans la rue avec ses copains Loulou, Capdeverre, Elie, Tricot, Jack Schlack, tant d'autres, qui s'opposent à leurs éternels ennemis, ceux de la rue Bachelet, comme Anatole Pot à Colle, Grain de Sel ou le môme Tartine.
    L'aventure commence pour Olivier avec la rencontre de David, le fils de M. Zober, le tailleur établi depuis peu rue Labat avec sa femme, Esther, et sa fille aînée, Giselle. Si différents, David et Olivier seront bientôt unis par des secrets, des jeux, des projets, mille riens qui les rendent inséparables. Chacun fait découvrir à l'autre son univers. Olivier offre à son ami la présence de Montmartre, sa féerie, ses émerveillements, son spectacle permanent. David lui fait connaître les siens, leurs coutumes, leur manière d'être, de vivre et de croire, et cet oncle Samuel qui étonne Olivier parce qu'il est allé en Amérique.
    En cette année 1930, les gens vivent autant dans la rue que dans les logements étroits. C'est leur jardin, leur cour de récréation. On retrouve des personnages rencontrés dans Les AIlurnettes suédoises : Bougras, Mado, Mac, Mme Haque, Gastounet, Lucien, des groupes d'adultes, des foules d'enfants, et Virginie dans tout son éclat, la fidèle Mme Rosenthal, son amie, tout un peuple gouailleur, turbulent et tendre, avec ses habitudes, son langage, son courage, et la musique des rues, le parfum d'une époque où il fait bon vivre.
    Ce roman de deux enfants est aussi celui d'une existence collective. En rires et en sourires, en émotion aussi, avec charme et naturel, Robert Sabatier offre à la fois un pèlerinage inoubliable et un miroir où adultes et enfants se reconnaîtront. David et Olivier : deux héros délicieux pris dans lavie réelle et dépeints avec amour. Un roman qui fleure bon l'amitié, la vérité, la poésie des rues, et une sensation rare : celle du bonheur.

  • Robert Sabatier Le Sourire aux lèvres Le 17 août 2040, le narrateur fête ses cent dix-sept ans. Il est donc, au jour près, de l'âge de Robert Sabatier lui-même (et du reste il parle à la première personne).
    De quoi parle-t-il ? De tout. Du passé, du présent. D'un monde devenu écologiste, végétarien, non fumeur, où le gouvernement du « Tandem » continue de se heurter aux « Rebelles ». Il sera d'ailleurs entraîné dans une mystérieuse aventure, au cours de laquelle il rencontrera Alcida Maria, mi-femme mi-déité, que chacun vénère.
    Pour le reste, il vit plutôt heureux, entouré de la belle Alexandra, sa maîtresse (car les progrès de la science l'ont conservé jeune et séduisant), de son vieil ami Euler, de Madame Versailles. Tout un petit monde au sein duquel il laisse passer le temps, non sans quelque nostalgie, mais, dans l'ensemble, avec le sourire.
    On n'est pas sérieux quand on a cent dix-sept ans. L'auteur de David et Olivier s'est à l'évidence amusé en rédigeant cette chronique du futur. Son plaisir est communicatif.

  • Olivier 1940

    Robert Sabatier

    En 1940, Olivier, l'enfant des Allumettes suédoises fête ses dix-sept ans. Pour la traversée des épreuves, il a des armes : sa gouaille, sa malice, les trésors d'une vie libre et populaire.
    Comment vivre ces années, décider de soi-même ? Son entourage : famille adoptive, compagnons de travail, amis d'Auvergne, Parisiens effarés, ne lui apporte pas de réponse. Sur un fond de bruit de bottes, de sirènes, de vacarme guerrier, d'étendards ennemis, le grouillement des êtres : assassins et victimes, privilégiés et démunis, égarés et attentistes, martyrs et indifférents, collaborateurs et trafiquants, et aussi hommes en lutte, rares et isolés.
    Cet univers tant décrit apparaît ici sous un regard neuf, miraculeusement inédit, saisi sur le vif avec une justesse incomparable.
    /> Par le naturel, le charme, la discrétion, l'humour, l'émotion, tous ces jours redeviennent plus vrais, plus réels. C'est la reconstruction d'une époque perdue, la lutte contre le désespoir, l'incertitude.
    Il se dégage d'Olivier 1940 quelque chose de fort, de secret, d'indéfinissable, parcourant ce qui, plus qu'un roman, plus que de l'histoire, restitue la vérité dans la splendeur d'un livre qu'aucun lecteur n'oubliera.

  • Le sixième tome de l'histoire générale de la poésie française, La Poésie du XXe siècle, est composé de trois volumes : 1. Tradition et Évolution. 2. Révolutions et Conquêtes. 3. Poésie actuelle, Francophonie.
    « Une invitation à la lecture » c'est ainsi que Robert Sabatier définissait son ouvrage dans la préface du tome I, La Poésie du Moyen Age. « Je n'ai point, écrivait-il, sacrifié le rhétoriqueur au lyrique, l'artisan à l'inspiré. J'ai retenu toute manifestation créatrice... Le plus souvent possible, j'ai fait état du poétique de la prose ellemême. » Et il ajoutait : « Ne m'interdisant ni la curiosité ni le pittoresque devenus tabous, j'ai invité les originaux, les oubliés, les dédaignés, les maudits sociaux comme les maudits de tout avenir. » Pourtant si proche de nous, le XXe siècle des poètes gardait encore des secrets que cette étude nous révèle.
    Parallèlement à ses romans, dont la série des Allumettes suédoises, Robert Sabatier, poète lui-même, des Fêtes solaires à L'Oiseau de demain, a toujours chéri la poésie. Il livre ici le fruit de nombreuses années de travail, de lectures passionnantes et exaltantes.
    Il faut lire l'Histoire de la poésie de Sabatier ; on comprendra à quel point la poésie, ce jeu en apparence superflu, tient dans la société le rôle de tels corps ou anticorps sans lesquels l'organisme n'existe plus (Michel Cournot, Le Nouvel Observateur) Une sorte de genèse de la poésie française (Marion Renard, Le Monde) Un explorateur passionné (Matthieu Galey, L'Express) L'entreprise est exemplaire (Georges Jean, La Quinzaine littéraire) Le dessein de Robert Sabatier : la générosité (Hubert Juin, Le Magazine littéraire) Une mise en situation des oeuvres et des hommes (Jacques Jaubert, Le Figaro) La poésie française a son monument littéraire (F. de Comberousse, France Soir)

  • Seul, un soir, à la Comédie-Française, Julien voit apparaître une dame qu'il croyait disparue : Eleanor, cette Américaine riche et cultivée qui le logea au Quartier Latin dans les années 50. Un retour à ce passé et le lecteur suit les étapes d'intrigues joyeuses, amoureuses ou pathétiques qui se jouent entre le jeune homme et son entourage : cette Eleanor, encore jeune ; ses enfants : la ténébreuse Olivia et Roland le sportif ; un hôte âgé qu'on nomme L'Oncle, médiéviste exilé, bientôt son ami.
    Le mal de Julien : ses amours mortes. Sa thérapeutique : la lecture. Son entourage : l'univers du livre, auteurs, éditeurs, libraires, bouquinistes, employés, originaux et esthètes. Qu'il côtoie Alexandre Guersaint son sévère mentor, Antoine le bibliophile, et, autour de la Sorbonne, les maîtres comme Gaston Bachelard, François Perroux, ou chez Eleanor, Asturias, Darius Milhaud, Jouhandeau, une foule d'artistes, de gens du monde, d'idéalistes, Julien trouve un enrichissement, une formation.
    Ses plus intenses bouleversements se situent au sein de la famille généreuse et fantasque qui l'a accueilli. Le lecteur ira de surprise en surprise. Mais Le Lit de la Merveille est avant tout un hymne au livre, au savoir, à la diversité, et cela dans un climat de charme, d'enthousiasme et de sensibilité. Robert Sabatier a écrit là le roman de l'amour du livre et c'est un livre d'amour.

  • Après la série des Allumettes suédoises, Robert Sabatier nous invite à vivre l'extraordinaire aventure d'un homme de notre temps, Emmanuel Gaspard Oth, dit "Ego". Ce parcours d'une existence est aussi celui de notre planète, d'Europe en Extrême-Orient et autres lieux. Où se trouve la terre promise ? Dans ce village de pêcheurs au sud du Japon où Ego se mêle à la vie locale et découvre l'amour de Hayano la plongeuse? L'océan Pacifique des typhons au cours d'une odyssée magnifique? Un îlot perdu où apparaissent les témoins inattendus d'une déjà vieille bataille? Une demeure somptueuse dans la compagnie de celui qui transformera sa pensée et sa personne, le mystérieux Alexandre J. Bisao, de l'éphèbe Tokujiro, d'une dame de cour? Aux confins de la folie et de l'opium? A Hong Kong, en Inde, en Afrique, en France où s'opèrent d'étranges retrouvailles ? Rencontres incessantes, péripéties, passions et blessures sont le lot du narrateur. Et, au coeur de ce récit foisonnant, l'éclair d'une tragédie contemporaine, vision réaliste dont la Passion sera sans cesse vécue, page d'histoire tracée en lettres de feu comme elle ne fut jamais ainsi décrite. Enfin, l'intrusion du plus effroyable mystère : le dédoublement de l'être et son propre rejet.


    Traversée de signes, unissant à la magnificence des paysages terrestres ou marins le merveilleux intérieur, il s'agit d'une grande oeuvre où les interrogations humaines sont cernées : recherche d'une voie salvatrice, miroir du siècle, cri d'indignation devant les misères du monde, louange de ses beautés, appel à l'union - car le roman se lit à la fois comme le récit d'une aventure concrète et celui d'un dessein où une pensée dynamique trouve son nid. Les Années secrètes de la vie d'un homme, roman longuement mûri de l'errance, de l'histoire, de l'amour et du destin, ce sont les années de tous et de chacun au coeur du XXe siècle au fil d'une écriture conduite à la hauteur du sujet, de l'aquarelle à la fresque, du chant solitaire à l'instrumentation symphonique. C'est l'apparition d'un langage d'une coulée franche, traversé de vibrations bouleversantes, une exploration ligne à ligne, une extraction des minerais et des pierres précieuses que chacun recèle en lui et où le lecteur, nouvel Ulysse, se reconnaîtra, car ce livre, entre vents et marées, c'est celui de l'homme de notre temps.

  • LES POISONS DELECTABLES J´oubliais rose, orchidée, angélique Pour la raison, le doute et son doux poivre.

    Ici, j´échange un mot, sa certitude Contre dix fleurs et dix mille parfums.

    J´étais si las du nouvel univers De lendemains, père ivre je mourrais.

    Cheval, cheval, il me faut un cheval, Une prairie, et des chèvres, des chèvres Pour englouiir les forêts et les mots.

    Le forgeron, ses prouesses cosmiques Dans un seul fer que je forgeais deux fois.

    De métal rouge et jaune, de métal, J´ai tant besoin. D´étoiles, je peux vivre Et me nourrir d´eaux libres et de feux.

    Et me voici qui vole vers le sud En emportant d`autres points cardinaux.

    Si je dis rose, oubliez ma mémoire.

  • LES POISONS DELECTABLES J´oubliais rose, orchidée, angélique Pour la raison, le doute et son doux poivre.

    Ici, j´échange un mot, sa certitude Contre dix fleurs et dix mille parfums.

    J´étais si las du nouvel univers De lendemains, père ivre je mourrais.

    Cheval, cheval, il me faut un cheval, Une prairie, et des chèvres, des chèvres Pour englouiir les forêts et les mots.

    Le forgeron, ses prouesses cosmiques Dans un seul fer que je forgeais deux fois.

    De métal rouge et jaune, de métal, J´ai tant besoin. D´étoiles, je peux vivre Et me nourrir d´eaux libres et de feux.

    Et me voici qui vole vers le sud En emportant d`autres points cardinaux.

    Si je dis rose, oubliez ma mémoire.

  • A Paris, une ruelle isolée qui pourrait bien être l'abrégé d'un monde. Des « étrangers » vivent là : Stavro le Grec, l'Allemand Gambrinus, Vicente l'Espagnol, Véronka de Wy, jeune comtesse hongroise, et d'autres... A la suite d'événements, de drames, chacun recompose son existence, des liens se nouent entre ces « déracinés ». Et le figuier ? Cet arbre famélique tente lui aussi de survivre dans une terre et un climat qui lui sont étrangers. La mort du figuier marquera-t-elle la fin de ce monde ? Des légendes, des contes, un paganisme joyeux, une vive sensualité accompagnent chaque aventure. Par-delà l'histoire, le roman, c'est le livre déchirant de l'homme seul qui a été écrit, inexorable, souvent cruel, mais traversé par ce charme étrange qui fait le prix des livres de Robert Sabatier.

  • Robert Sabatier est né le 17 août 1923 à Paris. Son enfance se passa entre Montmartre et Saugues en Haute-Loire. Après des études sans histoires, il connaît la clandestinité et le maquis dès 1943. A la libération, il exerça, divers métiers en province tout en assumant la direction d'une revue littéraire « La Cassette » qui accueillait les meilleurs poètes. Remonte à Paris où il se partagea entre le journalisme et la littérature. Poète, il obtient de nombreux prix littéraires dont le prix Antonin-Artaud et le prix Guillaume-Apollinaire. Le cinéma s'intéresse à ses romans : Boulevard et Alain le Nègre seront portés à l'écran. Depuis 1950, il se consacre totalement au livre et se trouve actuellement au service littéraire d'une grande maison d'édition.

  • Robert Sabatier est né le 17 août 1923 à Paris. Son enfance se passa entre Montmartre et Saugues en Haute-Loire. Après des études sans histoires, il connaît la clandestinité et le maquis dès 1943. A la libération, il exerça, divers métiers en province tout en assumant la direction d'une revue littéraire « La Cassette » qui accueillait les meilleurs poètes. Remonte à Paris où il se partagea entre le journalisme et la littérature. Poète, il obtient de nombreux prix littéraires dont le prix Antonin-Artaud et le prix Guillaume-Apollinaire. Le cinéma s'intéresse à ses romans : Boulevard et Alain le Nègre seront portés à l'écran. Depuis 1950, il se consacre totalement au livre et se trouve actuellement au service littéraire d'une grande maison d'édition.

  • A Paris, une ruelle isolée qui pourrait bien être l'abrégé d'un monde. Des « étrangers » vivent là : Stavro le Grec, l'Allemand Gambrinus, Vicente l'Espagnol, Véronka de Wy, jeune comtesse hongroise, et d'autres... A la suite d'événements, de drames, chacun recompose son existence, des liens se nouent entre ces « déracinés ». Et le figuier ? Cet arbre famélique tente lui aussi de survivre dans une terre et un climat qui lui sont étrangers. La mort du figuier marquera-t-elle la fin de ce monde ? Des légendes, des contes, un paganisme joyeux, une vive sensualité accompagnent chaque aventure. Par-delà l'histoire, le roman, c'est le livre déchirant de l'homme seul qui a été écrit, inexorable, souvent cruel, mais traversé par ce charme étrange qui fait le prix des livres de Robert Sabatier.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Avec cette émotion, cette simplicité à narrer le quotidien, à raviver la mémoire populaire, à exprimer le désarroi et les petits bonheurs, Robert Sabatier dresse dans Les Trompettes guerrières le portrait d'un enfant du siècle, enraciné dans sa culture paysanne, grandi dans le Paris populaire, riche de cet apprentissage du combat, de la liberté, de la camaraderie et de la responsabilité forgé au maquis, ouvert au monde, à ses désillusions, ses mystères, sa beauté. Ce livre clôt la célèbre série romanesque des Allumettes suédoises - plus de trois millions d'exemplaires vendus - oeuvre tendre et généreuse à jamais liée à son attachant héros : Olivier. « Les Trompettes guerrières font partie de ces livres aussi rares que généreux qui aident à surmonter l'obstacle de soi-même et qui rendent heureux. » Gérard de Cortanze, Le Magazine littéraire.

  • Un romantisme ? Non : des romantismes. Quelle distance entre Lamartine et Pétrus Borel, Vigny et Rabbe ! Écoutons les rythmes poétiques de Chateaubriand, la voix de Mme de Staël. Introduction à l'Europe, regards vers l'Allemagne ou l'Angleterre. Ces influences agissent comme énergie sans exclure les ressources d'un génie national insoupçonné. Romantisme : une nouvelle conception de la société. Analyse, recherches, définitions, histoire. Le désespoir de Lamartine : une attitude. Sincère pourtant. Des beautés et des négligences, de la paresse parfois chez ce travailleur. Des éclats, des tentatives, un regard clair sur les destinées de la poésie. Sévère postérité. Victor Hugo, non pas « hélas ! » mais « heureusement ! ». Oublions les « récitations » pour lire. Déplacements temporels (Ballades) ou géographiques (Orientales). Couleurs vives, puis demi-teintes (Automne, Crépuscule, Ombres). Contemplations. Et Hugo la Colère (Châtiments, Années terribles ou funestes). L'immense visionnaire cosmique (Légende des siècles). D'une tétralogie philosophique aux Quatre vents de l'esprit, le ton monte. Incomparables Fin de Satan, Dieu. Le premier des voyants, dira Rimbaud. Tentative nouvelle d'ouvrir les yeux sur cet inconnu, ce méconnu, Hugo.
    De la poésie, il y en a chez Michelet, Edgar Quinet, Balzac, chez des poètes inattendus, des curieux comme Lacenaire ou Gavarni. Un fait nouveau : la poésie des travailleurs. On écoute les chansonniers romantiques, on dit ses préférences. Et si, en pays de langue française, c'est dans la deuxième partie du siècle surtout que de grands poètes se manifesteront, le romantisme fait des adeptes. Mais ce volume est inséparable de celui qui le suit : les romantismes s'y perpétuent à travers des métamorphoses. La poésie moderne va naître...

  • La Poésie du XIXe siècle, cinquième tome de l'histoire générale de la poésie française des origines à nos jours, se compose de deux volumes : Les Romantismes et Naissance de la poésie moderne. Robert Sabatier trace ici des portraits tout en laissant parler le créateur, le Poète lui-même, parfois en ayant recours à ses proches. Le Poète témoigne d'un temps, d'une époque, d'une entité, de ses possibilités d'expression et de diffusion, ses barrières, ses interdits, ses moyens d'existence, ses succès et ses revers, son destin littéraire.

    Le XIXe siècle est le temps des renversements, des révolutions incessantes, bientôt des éclatements, mais ce volume fait corps avec ceux qui l'ont précédé. Parallèlement à ses romans, dont la trilogie bien connue : Les Allumettes suédoises, Trois Sucettes à la menthe, Les Noisettes sauvages, Robert Sabatier a toujours chéri la poésie, lui consacrant essais et chroniques, étant lui-même poète (Les Fêtes solaires, Les Poisons délectables, Les Châteaux de millions d'années...). Il a choisi de raconter l'histoire de la poésie française pour mettre en évidence cette chose si précaire en nos heures, mais éternellement salvatrice, qui se nomme Poésie.

  • La Poésie du XXe siècle, sixième tome de l'histoire générale de la poésie française des origines à nos jours, se compose de trois volumes : 1. Tradition et Évolution. 2. Révolutions et Conquêtes. 3. Poésie actuelle. Francophonie.
    Histoire de la poésie, mais aussi histoire des poètes. « J'ai tenté, écrivait l'auteur dans la préface générale (cf. La Poésie du Moyen Age), de tracer des portraits, souvent en laissant parler le créateur lui-même, parfois en ayant recours à ses proches. Il fallait exprimer cette entité, le Poète, dire sa place dans la société de son temps, ses possibilités d'expression et de diffusion, ses barrières, ses interdits, son mode de vie et ses moyens d'existence [...], ses lieux de réunion, ses chemins, les opinions le concernant, ses succès et ses revers, son destin littéraire... » Le XXe siècle est le temps des recherches et des éclatements, celui de la plus étonnante richesse.
    Poète de plusieurs recueils, des Fêtes solaires à L'Oiseau de demain, Robert Sabatier a choisi de raconter l'Histoire de la Poésie française, roman aux milliers de personnages, pour rappeler aux oublieux le trésor de la poésie salvatrice.
    Il faut lire l'Histoire de la poésie de Sabatier ; on comprendra à quel point la poésie, ce jeu en apparence superflu, tient dans la société le rôle de tels corps ou anticorps sans lesquels l'organisme n'existe plus (Michel Cournot, Le Nouvel Observateur) Une sorte de genèse de la poésie française (Marion Renard, Le Monde) Un explorateur passionné (Matthieu Galey, L'Express) L'entreprise est exemplaire (Georges Jean, La Quinzaine littéraire) Le dessein de Robert Sabatier : la générosité (Hubert Juin, Le Magazine littéraire) Une mise en situation des oeuvres et des hommes (Jacques Jaubert, Le Figaro) La poésie française a son monument littéraire (F. de Comberousse, France Soir)

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