• Foulques, le puissant comte d'Anjou, l'un des hommes les plus cruels du royaume de France, rentre de son troisième pèlerinage à Jérusalem. À Metz, sentant sa fin venir, il dicte à un jeune scribe ses mémoires en forme de lettre à sa première épouse, morte toute jeune dans l'incendie de leur château. Il y confie ses crimes lors des guerres incessantes qu'il a menées contre la Touraine, Saumur et Blois et le pardon qu'il a cru obtenir en édifiant moult châteaux, églises et abbayes et en prenant le chemin de la Terre sainte en simple pénitent. Mais ce qu'il cherche à expier plus que toutes les horreurs commises, c'est sa conduite envers Elisabeth de Vendôme, la seule femme qu'il ait aimée et qu'il a sacrifiée à une soif de vengeance irrépressible.Dans cet étonnant portrait d'un grand féodal déchiré entre ses pulsions guerrières, sa foi en Dieu et la passion amoureuse, Roger Bichelberger évoque autant les affres du guerrier médiéval que les paradoxes d'un homme entre obscurité et lumière que seul l'amour peut racheter.

  • Mineur, menuisier, maçon ou paysan, la plupart des personnages de ces nouvelles vivent dans cette Lorraine traversée par les guerres, tantôt française, tantôt allemande. Mis à l'épreuve par la vie et par l'Histoire, ils ont pourtant gardé leur innocence.Comme dans Anioutka (Prix Terre de France), Le Déserteur (Grand Prix de la Société des Gens de Lettres) ou Bérénice, Roger Bichelberger déploie un monde qui lui est propre, réaliste mais aussi intérieur, où l'amour, la foi et la vie simple exorcisent les drames de l'existence.

  • À Loup-la-Côte en Lorraine, juste avant Noël, les services sociaux menacent de retirer la garde de Siffre, sept ans, à son père adoptif. Mais le petit garçon disparaît et le village se mobilise. Pour conjurer leur angoisse, les habitants qui ne pratiquent plus aucun rite religieux depuis longtemps, décident de redonner vie à l'église désaffectée, renouant ainsi avec des pratiques chrétiennes oubliées. Siffre n'est-il pas, à l'image de l'Enfant de la crèche, cet innocent qui symbolise l'amour et ré-enchante la vie ?

    Un roman-conte de Noël lumineux pour tous ceux qui croient que la solidarité, la foi et la beauté peuvent encore sauver le monde.

  • le rossignol des complaintes d'outre-Rhin, parfois d'outre-vie. Un roman très attachant, à l'atmosphère singulière qui dégage un charme très personnel auquel il est difficile de résister.

  • Bérénice

    Roger Bichelberger

    Bérénice a 17 ans quand elle rencontre dans son lycée le père Kenelm, un jeune religieux irlandais. Elle qui n'a jamais existé pour ses parents et qui, enfant, a été abusée, croit trouver en lui l'homme qui pourra la comprendre et l'aimer. Entre ces deux êtres profondément spirituels mais solitaires, sensibles et tourmentés, la rencontre, qu'ils vivront comme une grâce, s'annonce incertaine et douloureuse. Roger Bichelberger a publié entre autres aux éditions Albin Michel, Anioutka, Le Déserteur (Grand Prix du roman de la SGDL), Noëls pour un enfant perdu et La Fille à l'étoile d'or.

  • La fille aux grands yeux bleus dont je rêve nuit et jour dans le camp nº 19 de Cherbourg-Foucarville s´appelle Elsa Godschalk. Depuis son rapt par les nazis, son image brûle audedans de moi. Ma Judenkönigin. Ma reine juive.

    Août 1945. Un jeune Allemand de 16 ans, né à Aix-la-Chapelle dans une famille catholique antinazie, se retrouve prisonnier en Normandie, dans un camp américain. Il avait pourtant déserté la Wehrmacht où il avait été enrôlé de force. Il ne peut oublier les exactions dont il a été le témoin ni sa camarade Elsa, la fille à l´étoile d´or. Disparue avec toute sa famille, elle hante pour toujours sa mémoire.

    Après Le Déserteur (grand prix du roman de la SGDL) et son héros, un jeune soldat français qui ne voulait pas faire la guerre, Roger Bichelberger évoque ici une autre résistance, celle d´un adolescent d´outre-Rhin, sensible, amoureux et nostalgique.

  • Le jardinier

    Roger Bichelberger

    Par ce texte inspiré qui suit métaphoriquement le fil du récit évangélique, Roger Bichelberger nous fait partager le parcours du "Christ Jardinier". Mais loin d'avoir la prétention de réécrire les évangiles, il dirait tout au plus - comme l'artiste qui crée après avoir prié - que ce livre est une icône de l'Évangile, une peinture de l'homme de Nazareth.
    Les lecteurs des romans de Roger Bichelberger retrouveront ici la finesse de son style, son exaltation poétique de la vie, sa foi brûlante et exempte de tout esprit de dogme, de tout conformisme. Mais dans ce Jardinier, l'auteur du Vagabond de Dieu nous transmet une lumière particulière : un souffle issu directement de l'Ancien Testament, un amour inspiré du Nouveau : sans oublier l'humour, signe sur terre du secret "sourire de Dieu".

  • Ils y sont surpris par l'amour, un amour ébloui. Ils auront beau se débattre... Pierre, le séducteur, est ébranlé. Peu à peu il assumera son passé, la naissance d'un fils inconnu et la mort d'une petite fille involontairement sacrifiée. La belle et tragique aventure d'Héloïse et d'Abélard, qui fut jadis abbé de Saint-Gildas, n'est pas étrangère à leur histoire.Pierre saura-t-il, tout un long hiver durant, attendre la lumière comme on attend l'aurore à l'autre bout de la nuit ? Saura-t-il trouver les sentiers du pardon et de la grâce ?Livre de violence et de paix, de perdition et de renaissance, Le Jour de notre amour est un roman charnel, existentiel, riche et fertile en rebondissements. C'est aussi un roman initiatique et spirituel qui nous fait parcourir un double destin : celui de Pierre, traversé par des femmes tantôt crépusculaires, tantôt lumineuses, et celui d'Armelle, appelée à vivre l'amour au-delà de l'amour.« Jamais le talent de Roger Bichelberger n'a atteint une telle hauteur. L'expression est juste, l'émotion mesurée ; mais il s'en dégage aussi l'impression d'une sympathie universelle. »Claude Fleury / Le Républicain Lorrain

  • Lors des épreuves orales du baccalauréat à Metz, Claude croise un ancien camarade du collège marianiste de Pilt, surnommé Miracle. Une rencontre décisive qui fait resurgir leur complicité première, faite de défi, d'amitié exclusive et de fascination mutuelle. Miracle, ange des ténèbres, poète rimbaldien ou enfant perdu, rappelle à Claude leur alliance d'autrefois et l'entraîne, au cours d'un voyage dans le Sud, vers l'aventure radicale.Si l'on retrouve ici les thèmes chers à l'auteur du Vagabond de Dieu et d Un exode ordinaire (Prix Roland Dorgelès et Peter Wust) le désir d'absolu, les tentations, celles des cimes et celles du gouffre , L Été, terre étrangère nous introduit dans l'univers lycéen où la littérature et la poésie, l'amitié et l'amour sont vécus avec intensité et violence. Rappelant Le Grand Meaulnes ou Le Cercle des poètes disparus, les lycéens de Roger Bichelberger ont l'exigence de ces aînés, qui font au sortir de l'adolescence un pacte à la vie à la mort.

  • Nicolas s'est enfui de Cannes, la nuit de Pâques, après l'office. Dans la bergerie de son ami Matteo, il souffre, s'interroge, se souvient. Pourquoi le réveil brutal de douleurs anciennes qu'il croyait oubliées ? Quelle est cette blessure secrète que tant d'années n'ont pas suffi à cicatriser ?L'errance de Nicolas à travers la France va durer huit jours. Le temps d'une traversée, à rebours, de la vie. Le temps d'un long retour, par-delà la mort, aux amours essentielles. Le temps de la semaine de Pâques.Le Vagabond de Dieu, septième roman de Roger Bichelberger, plonge au coeur de l'aventure religieuse, vécue au jour le jour et rend avec force et passion les affres, l'embrasement, la volupté d'une vie placée sous le signe de l'amour total.

  • Il est des utopies qui ne peuvent que se crier sur le mode de l'urgence. Tel est le ton qu'adopte Roger Bichelberger dans ce livre sans complaisance - mais sans animosité -, par lequel il demande la réunion ici et maintenant des

  • Une merveilleuse enfance, comme illuminée par l'amour.
    Amour bourru du Féla Vaque, le grand-père menuisier. Amour d'Anne-Victoire, la mère, qui a su tirer son petit dernier du pétrin. Amour météore du Ligori, le père, dont le départ laissa l'enfant libre

  • Un roman historique autour du troisième concile oecuménique de l'Eglise, qui fut convoqué par l'empereur Théodose II et se tint à Ephèse en 431.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • En septembre 1967, un jeune professeur de lettres de Forbach, timide et réservé, tombe amoureux d'une de ses collègues. Incidemment, il apprend le passé de la jeune femme qu'elle-même semble ignorer. Et ce qu'il découvre de drame et de mystère ne fait que renforcer ses sentiments naissants. Quand vient le fameux mois de mai 68 et son cortège d'événements qui bouleversent les moeurs, tout devient possible, tout peut éclater...

  • Tout commence par une nuit de folie ettout s'achève dans un éclat de lumière, un éclat de bonheur. Entre les deux, une vie de gamin rêveur et solitaire, et la rude existence des hommes dans une Lorraine profonde et ténébreuse marquée par l Histoire et le

  • 1938. Mézières, dans les Ardennes.
    Le soldat Joseph W. n'a pas vingt et un ans.
    Il vit son premier amour comme un songe d'amour et l'approche du conflit tel un cauchemar. « Je ne ferai jamais la guerre », va-t-il répétant. Et puis, un beau jour, il disparaît.
    Sa tombe, je l'ai retrouvée l'été 2002 par le plus grand des hasards. Dans le carré des héros.
    Il aurait dû être mon parrain.
    Le Déserteur n'est rien d'autre que le roman de sa courte vie.
    Roger Bichelberger

  • La nuit de dante

    Roger Bichelberger

    Printemps 1302. Le pape Boniface VIII, enfin maître de la Toscane, a séquestré Dante Alighieri qu'il considère comme un des fomentateurs de la rébellion de Florence contre la papauté. Mais sa fuite est organisée hors des geôles pontificales et Dante, affaibli par des mois de détention s'arrête dans une forêt obscure où, comme il l'écrit au début de La Divine comédie, l'attend un intense combat intérieur.Méditation sur le mal, mais aussi sur le pouvoir, la liberté et le rôle de l'Église, La Nuit de Dante de Roger Bichelberger (Prix Terre de France et Prix Roland de Jouvenel de l'Académie française pour son précédent roman Anioutka), nous offre le saisissant portrait d'un Dante jeune, en quête de son identité, qui préfigure le héros moderne, ses espoirs et ses tragédies.

  • Ce petit livre invite à redécouvrir le Rosaire, et tout particulièrement les Mystères lumineux. Il le fait en proposant une méthode originale, partiellement inspirée par le pape Paul VI, dans Marialis cultus. Après une introduction sur le Christ, Lumière du monde, et avant un bref historique, il propose une célébration renouvelée, dizaine par dizaine, éclairée par une définition du mystère par Jean Paul II et ponctuée par un texte poétique susceptible de nourrir la contemplation et de soutenir la prière, individuelle ou communautaire. Une prière tout entière centrée sur le Christ que nous regardons avec Marie et que nous prions pour la paix dans le monde et pour les femmes et les hommes de notre temps.

  • Un soir d'été, l'ordre d'évacuation arrive. Il faut tout abandonner. Bientôt un long convoi s'ébranle... Un exode ordinaire. Le premier. D'autres suivront.Angela pleure sur son chariot : elle attend un enfant de Benoît. Son frère, Manuel, suit en chantant. Pour lui, l'exode est une fête. La nuit, sous les étoiles, la vieille Kette geint : elle ne sait seulement pas la langue du pays où l'on va. Que deviendra-t-elle ? On aurait pu être si heureux ensemble.La route est longue jusqu'au bord de mer où la vie se réorganise. Une villégiature forcée. Les vagues ensevelissent Victor et la petite Marie, Manuel rencontre la lumière sur la plage, mais aussi la putain, l'enfant d'Angela vient au monde. Connaîtra-t-il un jour son père ? Et puis, soudain, c'est l'attaque ennemie : je n'oublierai jamais les lilas ni les roses. La débâcle. Témoins ahuris, les réfugiés voient déferler les réfugiés. L'Allemand est là.De retour chez eux, ils sont comme en terre inconnue dans leur propre village et vivent un insolite compagnonnage avec l'occupant. Manuel n'y est pas étranger, lui qui a connu, tout au long de l'exode, une véritable métamorphose.Avec beaucoup de force et d'humour, ce roman témoigne de la vie profonde et de l'émouvant destin d'une poignée d'exilés. Au milieu d'eux se dresse, inoubliable, la figure à la fois puissante et fragile de Manuel, le fou d'amour.Un exode ordinaire est un grand roman chrétien, comme peut-être il ne s'en était plus écrit en France depuis Mauriac, Bernanos et Julien Green.Roger Bichelberger est né en 1938 à Alsting (Moselle). Orphelin de père à six ans, en collège marianiste jusqu'à quinze ans, petit clerc de notaire de seize à dix-neuf ans, il passe son bac à l'armée. Instituteur remplaçant, licencié en lettres modernes, agrégé puis docteur du 3e cycle avec une thèse sur le roman de Julien Green, il est critique littéraire au Républicain lorrain.

  • Anioutka

    Roger Bichelberger

    Printemps 1917 dans un village de Lorraine annexée. Ici les drames de la Grande Guerre sont ceux de la misère et des passions enfouies. Ute Lange, la jeune institutrice allemande confrontée à une population hostile et qui vit un amour impossible et muet ; Anabelh, la femme simple qui a vu son mari revenir du front russe traînant un cochon derrière lui et psalmodiant le nom mystérieux d'Anioutka ; Liz, l'adolescente fermée sur son secret : chacun ira au bout de son destin de haine ou d'amour, impuissant à saisir le mystère de ses actes.Avec cette très belle chronique villageoise à plusieurs voix, Roger Bichelberger poursuit, dans la continuité d Un exode ordinaire (prix Roland Dorgelès et Peter Wust), le roman de la Lorraine qu'il connaît bien ; roman d'un terroir au parler savoureux, dont les humbles reflet de tous les humbles de la terre gardent au plus profond d'eux-mêmes leur vérité : la violence et le crime, comme chez des personnages de Tolstoï, ont l'intensité de la ferveur et du repentir. Au coeur de leurs folies, Anioutka, image émouvante de l'enfance blessée, brille d'une lumière insolite et donne à ce nouveau roman de Roger Bichelberger une singulière force poétique.

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