• L'abondance frugale comme art de vivre. La frugalité fait l'économie de toute consommation non nécessaire. La réhabilitation de la joie de vivre à la base du projet de la décroissance passe largement par celle des saveurs. L'art de bien manger fait partie de cet art de vivre préconisé par la décroissance.

  • L'ouvrage dénonce les mythes de l'industrialisation et du développement pour s'attaquer aux véritables raisons : la destruction des sources de créativité et le surréalisme suicidaire.

  • La décroissance entend nous libérer de l'aliénation de l'idolâtrie de la croissance et du marché. Désacraliser la croissance consiste à dévoiler la manière dont a été bricolée sa sacralisation : l'hypostase de l'argent, la théologisation de l'économie, et la création des idoles du progrès, de la science et de la technique. Le projet d'une société alternative soutenable et conviviale, porté par la décroissance, vise à sortir du cauchemar du productivisme et du consumérisme, mais aussi à réenchanter le monde. Il contient donc une dimension éthique et même spirituelle essentielle. Cela en fait-il pour autant une nouvelle religion ? Inédit

  • « Jetant un regard rétrospectif sur mon parcours intellectuel, autour d´un objet envahissant et problématique, l´économie, il m´apparaît que mes efforts ont visé à produire ce que les Grecs appelaient une metanoïa, c´est-à-dire un renversement de la pensée. Aujourd´hui, il nous faut renverser nos manières de penser. Parce que le monde n´est plus vivable ainsi, que nous le savons mais restons pris dans les schémas capitalistes et productivistes, il nous faut réinventer notre imaginaire pour trouver une nouvelle perspective existentielle. Qui passera par l´après-développement, la décroissance et l´éco-socialisme. »S. L.
    Serge Latouche, professeur émérite d´économie à l´Université d´Orsay, objecteur de croissance, est notamment l´auteur du Petit traité de la décroissance sereine (Mille et une nuits). 

  • Lobsolescence programmée, cest un processus stupéfiant qui, pour développer notre addiction à la consommation et donc nous rendre captif du système économique, fut conçu puis mis en application au milieu du xixe siècle aux États-Unis. Des trois formes dobsolescence programmée, le recours aux techniques pour rendre un produit suranné, à la publicité pour nous convaincre dacquérir de nouveaux biens dont nous navons nul besoin, le plus symptomatique et le plus pervers est le fait dintroduire dans les produits une pièce défectueuse pour en limiter la durée de vie. Ampoules (pourtant conçues par un ingénieur au xixe siècle pour avoir une vie illimitée) automobiles, appareils ménagers, ordinateurs la plupart des biens que nous consommons sont sciemment affectés dune durée limitée afin que nous soyons contraints de les renouveler ! Cest ce processus infernal que raconte Serge Latouche dans une société aujourdhui en pleine "crise de croissance" et de gaspillage, dépassée par les déchets et les dégâts environnementaux quelle engendre. Serge Latouche est professeur émérite déconomie.

  • La décroissance : les uns ne jurent que par elle quand les autres s´offensent que le mot soit prononcé. Que recouvre l´idée de décroissance, qui ne semble pas être la même pour les uns et les autres ? Surtout, elle charrie son lot de contresens et de controverses, portées dans un dialogue de sourds. Nombreux les opposants à cette idée, qui utilisent des arguments plus ou moins de mauvaise foi. Serge Latouche interroge toutes les idées reçues en circulation et y apporte des réponses précises et argumentées pour mettre un terme aux inquiétudes fantasmagoriques qui l´entourent. Non la décroissance n´est pas synonyme de croissance zéro ; non elle n´est pas technophobe. Ce n´est ni un projet anti-moderne destiné à nous renvoyer vivre dans des cavernes, ni un programme visant à restaurer un ordre patriarcal communautaire, ni l´instrument qui ferait de nous des chômeurs. À droite comme à gauche, les critiques fusent : comment éliminer la misère dans nos contrées sans croissance ? Quel sens peut bien avoir la décroissance dans les pays du Sud ? Comment rallier les nouveaux pays industrialisés à la décroissance ? Qui va soutenir un tel projet : les ouvriers ? Les classes moyennes ? Et si la croissance se résumait à la production de services ? A la valeur marchande ? Etc. etc. La décroissance ? Une manière de poser à nouveau la question des valeurs, afin de construire de nouveaux rapports et une nouvelle société.

  • Remember Baudrillard

    Serge Latouche

    • Fayard
    • 30 Janvier 2019

    Jean Baudrillard (1929-2007) appartient à la génération de la French Theory, à cheval entre post-marxisme et postmodernité. À la différence de ses contemporains philosophes et sociologues, il eut une trajectoire non conformiste. Il a traversé de manière flamboyante la sociologie, la linguistique, la sémiologie, la psychanalyse, l'anthropologie, et la philosophie, avec une agilité conceptuelle qui en déconcerta plus d'un. Dont Serge Latouche, qui le fréquenta jusqu'en 1976, avant que leurs routes ne se séparent. Il y a un mystère Baudrillard, du moins une fascination pour sa pensée et son écriture qui ne se laissent enfermer dans aucun système.
    Oublier Baudrillard  ? Cela pourrait être une tentation pour se conformer à son injonction, mais ce serait céder à tous les bien-pensants et esprits académiques qui ne pouvaient accepter sa liberté de critiquer.
    Se rappeler Baudrillard aujourd'hui, c'est exhorter à l'extrême lucidité, celle à laquelle l'auteur des Cool Memories s'est exercé toute sa vie durant. Une lucidité qui lui fit  annoncer et analyser, dès les années 1970, le monde dans lequel nous vivons  : terrorisme, hyperconsumérisme, artificialisation générale et triomphe du virtuel, simulacres, jeux médiatiques, immondialisation...
     
    Serge Latouche, professeur émérite d'économie à l'Université d'Orsay, objecteur de croissance, est l'auteur d'une trentaine d'ouvrages, Le Pari de la décroissance (Fayard), Pour une société d'abondance frugale et Petit traité de décroissance sereine (Mille et une nuits).
     

  • Au début des années 1930, lorsque Paul Valéry écrit l´une de ses plus fameuses phrases, « Le temps du monde fini commence », il constate que le temps de l´aventure, des découvertes des nouveaux continents et de leur conquête est terminé. Aujourd´hui, son expression « monde fini » nous renvoie à l´épuisement du monde, tout d´abord de son sol et de ses richesses minières et pétrolifères, à la pollution des eaux, de l´océan, de l´air... L´exploitation totale de notre biosphère ne peut plus être que l´annonce de la fin du monde. Si nous voulons éviter la catastrophe, il convient de rompre avec le projet de développement illimité que porte l´Occident et d´entrer dans une nouvelle ère : l´Âge des limites. Nous devons impérativement abandonner le programme formulé au XVIIe siècle par le philosophe anglais Francis Bacon : « Reculer les bornes de l´empire humain en vue de réaliser toutes les choses possibles. » C´était une illusion, dangereuse et destructrice. Serge Latouche montre comment le processus qui conduit à toujours repousser les limites se manifeste dans tous les domaines (non seulement économique et écologique, mais aussi politique et moral).

  • Serge Latouche, professeur émérite d'économie, est le penseur le plus connu de la décroissance. Il est l'auteur de nombreux livres dont "Le Pari de la décroissance", "Petit Manuel pour une décroissance sereine"... Dans ce livre, il explore les conditions

  • Social, humain, local, durable.... Le développement a récemment revêtu des « habits neufs » qui satisfont les critères des organisations internationales telles que la Banque mondiale et le Fonds monétaire international. Mais la logique économique est restée la même, et le modèle de développement conforme à l'orthodoxie néolibérale.Or le développementisme repose sur des croyances eschatologiques en une prospérité matérielle possible pour tous - que l'on sait dommageable et insoutenable pour la planète. Il faut donc remettre en cause les notions de croissance, de pauvreté, de besoins fondamentaux, et déconstruire notre imaginaire économique, ce qui affecte l'occidentalisation et la mondialisation. Certes, il ne s'agit pas de proposer un impossible retour en arrière, mais de penser les formes d'une alternative au développement : notamment la décroissance conviviale et le localisme.

  • En donnant à sa riposte aux attentats du 11 septembre le nom de code Enduring Justice (" Justice sans limites "), le gouvernement américain a mis le doigt, à son insu, sur l´un des problèmes fondamentaux de ce nouveau siècle : que signifie faire justice dans une économie mondialisée ?
    Aujourd´hui, l´échange social tend à être totalement absorbé par le trafic marchand. Le système économique, avec le renfort de la violence symbolique, a réussi à établir une fantastique domination imaginaire. Normalement, il n´aurait pas dû tenir face aux injustices criantes du monde, dont nombre de rapports statistiques annuels nous donnent la mesure. Et pourtant, contrairement aux prévisions de Marx, de Lénine, de Mao Tsé-tung, la révolution mondiale n´a pas eu lieu.
    La déconstruction du discours économique permet de mettre en évidence son amoralité, voire son immoralité. Tout souci de justice a été éliminé dans le fonctionnement de la société mondiale de marché. Le travail de décolonisation des esprits passe donc d´abord par la remise en cause d´une lecture exclusivement économique du monde. Après quoi il devient possible d´esquisser les traits de ce que pourrait être une société plus juste. C´est une gageure, mais c´est ce qu´exige la situation.

    Serge Latouche, professeur émérite à l´université Paris-Sud (Orsay), est spécialiste des rapports culturels Nord/Sud et de l´épistémologie des sciences sociales. Il a notamment publié L´Autre Afrique (Albin Michel, 1998), et La Déraison de la raison économique (Albin Michel, 2001).

  • La prégnance de l'économie sur la vie des hommes n'est pas plus à démontrer que leur morosité et leur souffrance. Comment s'est construit notre « imaginaire économique », notre vision économique du monde ? Pourquoi voyons-nous aujourd'hui le monde à travers les prisme de l'utilité, du travail, de la compétition, de la concurrence et de la croissance sans fins ? Nous avons inventé la valeur-travail, la valeur-argent, la valeur-compétition, et construit un monde où rien n'a plus de valeur mais où out possède un prix ? Au fil d'une passionnante mise en perspective historico-économique, Serge Latouche revient aux origines de cette économie que les premiers économistes appelaient la « science sinistre ». Servi par une brillante érudition économique et philosophique, cet ouvrage montre la manière dont s'est façonné notre obsession utilitariste et quantitative, et nous permet ainsi de porter un regard neuf sur notre monde.

  • La réunion de Porto Alegre (l'anti-Davos), à l'automne 2000, a été considérée par beaucoup d'observateurs comme l'acte de baptême d'une société civile internationale. Fondée sur le foisonnement de myriades d'associations de tous pays et de toutes cultures, elle seule serait à même de réparer ou de limiter les dégâts du marché d'une part, et de desserrer l'emprise des États autoritaires ou dictatoriaux de l'autre. Ces espoirs sont légitimes. Aucune démocratie ne saurait rester ou devenir vivante sans qu'y prolifèrent des associations en tous genres. Il y a cependant loin de la coupe aux lèvres ! Les associations ne sont pas nécessairement et toujours aussi démocratiques qu'elles le proclament. Et ont-elles même une raison d'être véritable et spécifique ? Les entreprises ou les administrations ne sont-elles pas souvent plus aptes et mieux habilitées qu'elles à fournir les services qu'elles prétendent offrir ? Il faut faire toute leur part à ces doutes et à ces critiques de l'association. Mais ne pas non plus s'y complaire, car l'idéal de la société civile associationniste mérite d'être pris au sérieux. Écrit à plusieurs voix par des analystes reconnus du fait associatif, ce livre est le lieu d'un débat particulièrement ouvert qui entend se tenir aussi éloigné de l'angélisme que du cynisme. Sur ces questions essentielles, où se joue l'avenir de l'aspiration démocratique, cent ans après l'adoption de la loi de 1901, il permet de faire la part du souhaitable, du possible et de l'effectif.

  • Parmi les événements qui ont marqué l'actualité de l'écologie en 2015, il y a eu la COP 21 et l'encyclique Laudato si' du pape François. Ils ont fait à leur manière l'objet d'un engouement certain dans les milieux de la militance écologiste. Le premier po

  • La recherche de l'efficacité est parfois assassine. Trop d'obsession productiviste, rationnelle, rentable, organisatrice, conduit aux pires dérèglements, excès et délires. La vache folle dans l'assiette, le sang contaminé, transfusé pour des raisons d'efficacité, la vie étouffée dans les embouteillages monstres pour une quête effrénée de vitesse, le pétrole anéantissant une région sont autant de manifestations d'une raison économique devenue folle. Comment retrouver le raisonnable, la prudence, la sagesse, sans tomber dans des peurs irrationnelles et millénaristes ?
    Serge Latouche, un des économistes les plus lus aujourd'hui, part à la recherche de la prudence, qui a toujours accompagné la raison en Grèce, en Afrique, en Inde et en Chine. Son érudition économique et philosophique, ses expériences africaines et européennes nous conduisent à renouer, au-delà de ce "principe de précaution" inventé par les Grecs, avec la véritable démocratie.

  • Approfondissant l'analyse engagée dans $$L'Occidentalisation du monde$$, S. Latouche part d'une critique mordante du monde des gagnants pour proposer un autre regard sur la planète des vaincus de la modernité. Il montre comment se crée une authentique culture de la pauvreté, préfiguration possible d'une autre société.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Tous les discours des personnalités économiques ou politiques qui s´expriment dans les médias ont un propos commun : la reprise est en vue, la croissance va revenir, on va s´en tirer. Certes, il y aura des sacrifices à faire, des réformes à effectuer, mais, grosso modo, le cours ordinaire des choses va reprendre. Or nous sommes à l'aube d'une période particulière. C'en est fini du cours des choses à l'ancienne, comme nous l'avons connu jusqu'à la fin du XXe siècle. Pourtant, ici, nul n'arrive à se projeter dans le grand bouleversement de demain et à anticiper les mutations. Où va le monde dans les dix prochaines années ? Yves Cochet souhaite que nous nous préparions au choc et que nous le pensions comme tel : choc versus crise, versus catastrophe... Pour Jean-Pierre Dupuy, on doit changer de mode de pensée ("Faire comme si le pire était inévitable") ; pour Susan George, il est urgent d'inverser politiquement l'ordre économique ; enfin, Serge Latouche nous invite à anticiper et nous adapter à la grande transition qui va nous conduire, de gré ou de force, à la décroissance.

  • La science économique présuppose qu'en tout lieu et en tout temps l'individu répond au même modèle de comportement rationnel, celui de l'Homo oeconomicus. C'est face à cette croyance scientifique que s'élève l'entreprise critique des auteurs ici réunis, qui proposent une démarche " économique " indisciplinée et signent la fin des mythes rationnels en économie. En tenant compte des multiples dimensions de l'action humaine, les contributions de cette oeuvre collective lancent les bases de l'approche plus ouverte sur les espaces vécus des acteurs de la société.

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