• Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • La publication des correspondances est souvent posthume. Nous sommes en vie. Nous parlons, nous écrivons, nous nous parlons, nous nous écrivons. D'où viennent, dans nos histoires individuelles, le désir, la peur, la nécessité, l'interdit d'écrire ? L'obsession de la trace ? Qu'est-ce qui nous fait défier le vide, l'informulé, la mort ? Les trente lettres de ce recueil couvrent un an et demi de nos vies, elles sont la quête à deux, dans l'échange épistolaire, et chacun pour soi, dans la solitude de l'écriture, nous devons ce que nous sommes, mais aussi notre rencontre, et notre amitié.

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  • Buenos Aires, le 19 octobre 1977 : un groupe de civils armés fait irruption, en pleine nuit, au domicile d'une famille argentine et s'empare de Tomas, 19 ans, étudiant en sciences humaines. Son crime : avoir milité au lycée. Sa punition : l'enfer. Tomas est jeté, les yeux bandés, dans une camionnette qui l'emmène vers le camp : un simple pavillon de banlieue, réquisitionné par les militaires. Ses compagnons : nus, entravés, dans une même cellule, délateurs et dénoncés, également terrifiés par les cagoulards de la « Patota », chargés des interrogatoires. De ceux-là, Tomas dit : « Ils ne marchent pas, ils courent ; ils n'ouvrent pas une porte, ils l'enfoncent ; ils ne parlent pas, ils crient, et, quand on les regarde, ils frappent. » Sa force : n'avoir, dès le premier jour, eu d'autre obsession que celle de s'évader. Son récit, réalisé à partir des témoignages du « vrai » Tomas et de ses codétenus, nous entraîne vers les confins de l'expérience humaine, en des temps où les lois de la guerre et du terrorisme élargissent toujours davantage le champ de l'horreur.

  • Foundations

    Luc Tayart De Borms

    • Wiley
    • 5 Août 2005

    This book examines the evolving dynamics driving philanthropy as Western society struggles to meet today's many challenges. The author takes a hard look at the sensitive issues of democratic legitimacy, accountability and credibility in the context of civil society, as well as the changing policy environment in which foundations operate. He argues that effective philanthropy is "impact driven" and depends on a strategic mix of methodologies that reach beyond grant-giving. The arguments challenge the status quo and deliver a wake up call to philanthropists on both sides of the Atlantic. The book intends to spark an ongoing debate as the sector strives to strengthen its relevance and make a real difference in a world that is becoming more complex than ever before. About 80% to 90% of existing literature is from the Anglo-Saxon perspective and written by academics. This book represents a uniquely European perspective from a practitioner with more than 20 years experience in the field. Because of foundations' hefty - and growing - financial endowment, the questions of value creation, democratic legitimacy, intergenerational transfer of wealth, the payout rate and accountability are being debated. The author offers a European perspective on these issues. A new and dynamic philanthropy is emerging as foundations take on new roles in communities. These roles are examined within the context of different civil society models. A new role is emerging - that of convenor, or "catalytic converter", which brings various stakeholders together around a particular issue and then advocates for political and/or social change. The author ultimately argues for "impact driven" philanthropy and gives practical examples of how to get there. Challenges in our globalized world require both local and global solutions. The author urges European foundations to become more European and address the myriad challenges facing a reintegrated continent. He also urges them to assume a stronger leadership role on global issues such as HIV/AIDs, poverty, ethical challenges and drug policy.

  • C'est la gardienne qui donne l'alerte : un incendie s'est déclaré dans le collège à la suite d'une forte explosion. Les pompiers découvrent un cadavre carbonisé dans un bureau. C'est mon bureau. C'est mon cadavre. Je m'appelle Lefur. Je suis, enfin, j'étais le principal du collège Claude-François de Pantreuil. Un principal mort, surtout moi, c'est mieux qu'un vivant. Tout le monde y trouve son compte, au fond, les profs, les mômes, et même Ange-Dominique Rizoli, mon adjoint. Sauf que je me suis arrangé pour ne pas pousser mon dernier soupir dans un mouchoir et que, même brûlé vif, je n'ai pas dit mon dernier mot. Ni sur ma mort, ni sur Rizoli, ni sur les profs, ni sur l'école.

  • Du nom unique de l'époque franque au nom d'usage autorisé par la loi de 1985, l'histoire du nom est avant tout celle d'une institution sociale, reflet des grandes mutations de notre histoire.

  • Quel est le point commun entre un Turc, une Malienne, une Kabyle, une Coréenne, une Serbe et une Bretonne ? A Jean-Jaurès, collège de la banlieue parisienne, c'est le français. Pas celui de l'Académie, mais une langue vivante, inventive, en constante ébullition, une langue faite pour « tailler » : pour faire mal et pour faire rire.
    Boris Seguin et Frédéric Teillard, tous deux professeurs de français, ont élaboré avec leurs élèves un dictionnaire de plus de quatre cents mots avec des exemples qui sont autant de gros plans sur la vie quotidienne des adolescents. On y découvre une langue que les enfants des cités, Slimane l'Engraineur, Fatima la Fugueuse, ou Magid la Stoke tentent de conquérir : un français qu'ils tournent et retournent, tordent et vivifient.
    Ce livre est aussi une chronique à la première personne. Mieux qu'une journée portes ouvertes, il raconte l'école au jour le jour, de la pré-rentrée aux conseils de fin d'année, en passant par les plateaux de télévision. Il dit avec force et humour que la banlieue est le laboratoire passionnant où se construit la société de demain, que l'école est un lieu où l'ignorance est légitime, que ce soit celle de la géographie ou celle des bonnes manières et que la langue est au coeur du processus d'exclusion.
    Les adolescents des cités ont un message à transmettre.
    Les Céfrans parlent aux Français le décodent pour tous.

  • « Ma relecture est terminée. Mon manuscrit a pris des couleurs : du rouge, du noir, du bleu, dont je me suis servi pour corriger. Il est devenu précieux, j'ai peur de le perdre dans le train du retour, ou je ne sais quoi. Je suis passé par des moments d'enthousiasme, de doute, de découragement quant à la valeur de ces pages, mais j'ai traversé aussi de longs temps neutres, de pur travail, de recherche obstinée d'un rythme, d'une couleur, d'une phrase juste, et plongé dans d'autres temps, profonds, douloureux, immobiles, où j'étais seulement face à moi-même. Je décide de laisser ces pages en l'état. Au terme des douze jours de travail consacrés à ce manuscrit, je choisis de le proposer tel quel à la publication, sous mon nom, et en y maquillant seulement les prénoms et les noms de celles ou ceux qui peuvent souhaiter n'être pas reconnus.
    Je ne sais pas raconte ma vie. Ou plutôt il tente, par le récit de ma vie, de répondre à la question : Comment parler de soi avec justesse ?
    Je ne sais pas est un récit, presque un roman. Ceux qui s'y rencontrent sont bien des personnages, des êtres imaginés, imaginaires : François T. n'est pas mon père réel, c'est mon père tel que je l'ai vécu et, aujourd'hui, le raconte et l'invente. Et si, au moment où j'ai écrit, il n'était pas mon père réel, il le sera moins encore à l'instant où mes lecteurs le découvriront et le réinventeront à leur tour, lui donnant peut-être le visage, la silhouette ou la voix de leur propre père. »Frédéric Teillard

  • "Ce ne sera pas là-haut commence par n'être pas un livre. C'est un livre qui se fait. Il n'y a que cela qui m'intéresse. Ce qui est fait m'ennuie. Dans un livre qui se fait, il y en a toujours d'autres, qui se font aussi, ou se défont, ou auraient pu se faire, ou le refusent, pourrissent, avortent, ou fleurissent. De même, dans un écrivain, il y en a plusieurs, des vivants, des morts, des aimés, des haïs, des célèbres et des inconnus, certains qui croient qu'on peut polir une brique jusqu'à la rendre lisse comme un galet, d'autres qui pensent que pour faire un livre, il faut une matière brûlante et lui taper dessus pour lui donner sa forme, et son tranchant, comme pour un sabre, des écrivains réels, des inexistants, des empêchés, des imaginaires, à moins qu'ils ne soient tous imaginaires. Tout cela se joue sur un théâtre, entre un pot de confiture, un moine bouddhiste, la douche déglinguée d'un hôtel de passe, des pigeons, des couteaux, deux poissons-chats dans un seau rouge, un bric-à-brac sans importance réelle, mais ne met en scène, finalement, que les mots et le temps qu'il faut pour qu'un livre se fasse et, en même temps que lui, un écrivain" Frédéric Teillard

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