• « La littérature anarchiste mériterait toute une étude », écrivait Michel Ragon. Cette étude, la voici, qui, de Jules Vallès à Henry Poulaille, de Louise Michel à Augustin Gomez-Arcos, rend compte de la richesse et de la vitalité du courant libertaire dans la littérature française.
    Se défiant des « étiquettes », refusant toute subordination à une idéologie, les écrivains libertaires sont convaincus de la fonction sociale et politique de l'art. La mission de l'écrivain est de troubler le lecteur, d'induire le doute à l'encontre de l'ordre établi. Par le biais des genres littéraires les plus divers, le roman bien sûr, mais aussi le théâtre, la poésie, le pamphlet, ils s'attachent à « réveiller les énergies », selon le mot d'Henry Poulaille.
    Qu'ils soient reconnus, comme Octave Mirbeau ou Albert Camus, méconnus comme Eugène Bizeau ou Maurice Joyeux, ces auteurs sont unis par leur commune répulsion de l'autorité et de l'injustice. A travers des thèmes récurrents et cruciaux : la guerre, le travail, l'utopie, l'enfance, ils veulent s'adresser d'abord aux défavorisés. « Avec les pauvres toujours », écrivait Séverine.
    « Une belle synthèse d'un mouvement littéraire dont l'inspiration antiautoritaire garantit la vivacité. » Le Magazine Littéraire

  • L'histoire romancée de Henri, fils d'un charpentier et d'une canneuse de chaises, qui embauché au début des années 20 par Grasset, en deviendra par la suite le directeur.

  • « J´ai parfois le sentiment qu´on nous fait vivre dans une fiction ; et cette fiction, ou ce mensonge, m´est insupportable. » Pour survivre, et aussi pour rétablir la réalité, Didier Daeninckx a choisi la littérature. La littérature « noire » pour être précis. De chacun de ses romans, de chacune de ses nouvelles il a fait un acte de résistance. Il s´est ainsi affirmé comme un « écrivain de combat » à la manière d´Émile Zola ou de Jack London. Voulant en savoir plus, Thierry Maricourt s´est mis à l´écoute de cet auteur atypique et populaire à la fois. Les propos de Daeninckx font feu de tout bois. Quand il raconte Aubervilliers et Paris, ses racines et son enfance, sa famille et ses amis, ses différents métiers et ses secrets d´écriture, ses révoltes et ses rêves de justice, les morts du métro Charonne et ceux du 17 octobre 1961, les héros oubliés et les salauds ordinaires, les Roms et les Kanak, Conan Doyle et Jean-Patrick Manchette, l´inspecteur Cadin et Georges Simenon, les négationnistes et Maurice Papon, il n´a rien d´un m´as-tu-vu ou d´un donneur de leçon. Il se contente de se souvenir, de témoigner et de réfléchir.
    Parole modeste mais généreuse : cet autoportrait sonne comme un appel à la vigilance et à la lucidité, fort utile par les temps qui courent...

  • Les travailleurs sociaux sont conscients de vivre au sein d'un monde où richesse et pauvreté, justice et injustice, bonheur et malheur se côtoient sans arrêt. Ils veulent venir en aide à ceux que l'ont dit "exclus". Comme ils l'expriment dans ce livre, ils désirent se sentir "utiles". Si les moyens à leur disposition sont nombreux, ils leur apparaissent, en règle générale, inadaptés, insuffisants, voire dérisoires. Le sentiment d'impuissance est donc fréquent.

empty