• De 1850 à 1950, le Québec transite d'une société rurale vers une société en voie d'industrialisation qui s'installe peu à peu dans la modernité urbaine. Dans cet important ouvrage, l'auteur observe ce passage et propose aux lecteurs de mieux comprendre l'histoire du Québec à partir du traitement que l'on a fait aux enfants. Il éclaire de manière tout à fait originale les questions difficiles à affronter, comme celle des orphelins de Duplessis, de l'adoption des filles, de notre rapport très ambigu avec l'éducation. Cet ouvrage s'inscrit dans une perspective précise, réintroduisant le passé dans le présent ; il porte au jour ces idées de jadis qui aiguillent encore nos façons d'agir. Cela place l'enfance québécoise dans une position en apparence contradictoire : un pied dans la modernité, l'autre dans certaines pesanteurs de la société agraire qui subsistent malgré tout. Au moment où l'homme a tendance à être de plus en plus présenté, ou rêvé, comme un être isolé, autonome, responsable, guidé par sa raison, opposé à la collectivité contre laquelle il défendrait son « authenticité » ou sa « singularité », les sciences sociales ont plus que jamais le devoir de mettre au jour la fabrication des individus. L'auteur de ce livre s'attelle à cette tâche avec brio.

    André Turmel est professeur associé au Département de sociologie de l'Université Laval. Il poursuit depuis des années des recherches en sociologie de l'enfance.

  • Un jour, Bruno, un employé ordinaire, décide de quitter sa routine quotidienne pour se lancer dans l'écriture. Cette aventure moderne va l'emmener dans différents endroits à travers le récit de ses propres états d'âme. Du sud de la France au sud du Mexique, il va tracer une ligne de fuite. C'est une question de distance. La distance avec lui-même.

  • There are many ways to approach the subject of public space: the threats posed to it by surveillance and visual pollution; the joys it offers of stimulation and excitement, of anonymity and transformation; its importance to urban variety or democratic politics. But public space remains an evanescent and multidimensional concept that too often escapes scrutiny. The essays in Rites of Way: The Politics and Poetics of Public Space open up multiple dimensions of the concept from architectural, political, philosophical, and technological points of view. There is some historical analysis here, but the contributors are more focused on the future of public space under conditions of growing urbanization and democratic confusion. The added interest offered by non-academic work-visual art, fiction, poetry, and drama-is in part an admission that this is a topic too important to be left only to theorists. It also makes an implicit argument for the crucial role that art, not just public art, plays in a thriving public realm. Throughout this work contributors are guided by the conviction, not pious but steely, that healthy public space is one of the best, living parts of a just society. The paths of desire we follow in public trace and speak our convictions and needs, our interests and foibles. They are the vectors and walkways of the social, the public dimension of life lying at the heart of all politics.

  • This is the first textbook entirely dedicated to the endovascular treatment of complications related to arteriovenous accesses for hemodialysis (native fistulas and prosthetic grafts). The book addresses the anatomy of upper limb arteries and veins as well as the clinical presentation of patients and the way to perform and read a fistulogram. Many details and illustrations are provided, clarifying the subtleties in catheterization and the dilation of stenoses. From a strategic point of view, it is explained for the first time that many stenoses must either be ignored or deliberately underdilated. A wealth of images helps to understand the different stages of access recovery from thrombosis. As the number of incident dialysis patients is increasing by 5% every year, this is a field of growing interest. In testament to this there are several annual or bi-annual meetings held by numerous national and international societies (vascularaccesssociety.com, sfav.org, vasamd.org, dialysiscontroversies.org, asdin.org).

  • Ce livre porte sur l'émergence et le déclin du roman sociologique américain, spécialement sur le roman comme mode d'accès privilégié à la compréhension de la culture de cette société. D'emblée, une question surgit : quelles sont les différences entre le genre roman social - assez bien connu par ailleurs, Zola en France, Dickens en Angleterre, Steinbeck aux Etats-Unis, etc. - et le roman sociologique que l'auteur distingue du premier genre ?

    C'est durant une courte période, qui va du début des années 1930 jusqu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale, que ce genre s'affirme. Les auteurs ont parfois une formation sommaire en sociologie - d'abord et avant tout la sociologie urbaine qui prend forme au Département de sociologie de l'Université de Chicago - et ils ont souvent exercé le métier de journaliste d'enquête. Sous la bannière de l'espoir retrouvé et du changement social, ils voient dans la sociologie urbaine et ses méthodes le meilleur instrument scientifique pour mettre au jour une représentation rigoureuse de la réalité des ghettos ethniques de Chicago, de leurs normes et de leurs déviances particulières. Ce milieu apparaît, sous la plume de ces auteurs, caractérisé par le déterminisme environnemental, la violence interethnique, l'utopie prolétarienne, le tout enrobé dans une littérature de victime. Ce dernier livre de Pierre Saint-Arnaud s'inscrit dans la suite de ses ouvrages sur la société étatsunienne publiés dans la collection « Sociologie contemporaine » aux Presses de l'Université Laval.

  • Vanités

    Emilie Turmel

    je te demande quelle science; enseigne la beauté; si plaire est un art; une lutte un commerce; un simple mécanisme de survie; ou quelque culte obscur; auquel on sacrifie; son premier visage; Née à Montréal en 1988; Émilie Turmel a grandi à Québec et vit aujourd'hui à Moncton. Elle est finaliste au Prix Émile-Nelligan et lauréate du Prix René-Leynaud (Lyon; France) pour son premier livre; Casse-gueules (Poètes de brousse; 2018). Quelques-uns de ses textes ont été traduits en anglais et en espagnol; et plusieurs sont parus en revues au Canada; en Colombie; en Espagne et en France.

  • La démocratie va mal. Menacée par la manipulation de l'opinion publique et la montée d'un certain populisme aux relents autoritaires, entre autre choses, elle parait d'autant plus fragile que l'on participe souvent soi-même à son érosion, sans s'en rendre compte. Il ne sera toutefois pas aisé de la réparer, une fois qu'elle aura été brisée pour de bon. La démocratie vise pourtant un idéal qui mérite d'être vigoureusement défendu: l'égale liberté politique des citoyens. C'est avec la conviction profonde que l'on doit tous prendre part à la vie démocratique que les auteurs se penchent sur les conditions qui la rendent possible, ainsi que sur notre responsabilité à son égard.

  • Les indignés dOccupy et dailleurs ont-ils raison de se plaindre des inégalités croissantes? Sont-elles plutôt le prix à payer pour les grands bénéfices de léconomie de marché? Dans quelle mesure peut-on intervenir dans la distribution de la richesse, et peut-on le faire sans brimer les libertés individuelles? Les riches et les pauvres méritent-ils leur sort? Quest-ce que la «juste part», au juste? Cest à ces questions pressantes que répond La juste part. À la fois accessible, érudit et brulant dactualité, ce court essai jette un éclairage original sur ce débat qui secoue notre époque.

  • Qu'est-ce qu'un enfant « normal »? Tout au long du XIXe siècle, l'hygiène publique et la pédiatrie ont joué un rôle déterminant autant dans l'image que dans la conception des enfants. Au début du XXe siècle, la psychologue parvient à l'avant-scène, transformant du coup notre pensée et notre compréhension. André Turmel examine ces transformations à la fois selon la perspective de l'observation scientifique des enfants ( hygiène publique, pédiatrie, psychologie, éducation ) selon le point de vue d'une politique publique ( bien-être de l'enfant, politique de la santé, éducation et obligation scolaire. S'appuyant sur des descriptions historiques poussées en provenance de Grande-Bretagne, des États-Unis et de France, il étudie comment le développement séquentiel et le raisonnement statistique mènent au concept d'enfant « normal » et produisent une forme de standardisation par laquelle nous surveillons de près les enfants. Il montre comment les sociétés occidentales sont devenues des cultures centrées sur l'enfant et demande si nous allons continuer à faire reposer parentalité et éducation sur une vision de l'enfant qui n'est plus appropriée.

  • Contrairement à ses livres précédents, Hélène Turmel aborde un thème moins souvent analysé et traité malgré son importance. L'urgence de prendre son temps est un antidote dans ce monde où tout est en accélération continuelle. Il est plein de bon sens, car il nous ramène à cette urgence de considérer le temps de manière bien différente de celle que nous avons apprise jusqu'à ce jour.
    Un des nombreux bienfaits de cette lecture est la joie de découvrir l'abondance en appliquant les idées proposées et remplies d'une grande simplicité. Il fallait juste y penser !
    En prenant votre temps, vous comprendrez mieux ce qu'est vraiment la VIE, c'est-à-dire VOTRE vie. Chacune des réflexions proposées est tantôt amusante, tantôt profonde, mais toujours d'une grande justesse. Si vous souhaitez vivre pleinement, tout en attirant vers vous l'abondance, cet ouvrage vous apportera ce qu'il vous faut, et même plus, sans tout bouleverser sur votre chemin, mais simplement en prenant votre temps.
    Ce livre s'adresse à tous, mais davantage aux carriéristes, aux parents et à tous ceux qui courent sans cesse.

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