• Un prof a changé leur vie, et ils le racontent ! Un voyage au pays de la connaissance et de la transmission.
    Depuis le contremaître qui a appris à Michel Rocard à se servir d´un tour jusqu´au couple d´instituteurs qui a inculqué les rudiments du français à François Pinault, en passant par le professeur qui a presque sauvé la vie de Scholastique Mukasonga, c´est à un voyage au pays de la connaissance et du savoir partagés que Vincent Remy nous invite.
    Il est allé à la rencontre d´une vingtaine de personnalités pour les faire parler du professeur qui avait changé leur vie. On y croise toutes sortes de professeurs (entraîneur de sport, musicien, ténor du barreau, professeur d´économie...) qui prennent vie dans les portraits que Vincent Remy consacre à leurs illustres élèves.
    Avec les témoignages de : Robert Badinter, Philippe Claudel, Gladys Cohen, Agnès Desarthe, Sophia Aram, André Dussollier, Aurélie Filippetti, Alain Finkielkraut, Nicolas Hulot, Chantal Jouanno, Christian Lacroix, Barbara Carlotti, Muriel Mayette, Scholastique Mukasonga, Erik Orsenna, François Pinault, Bruno Podalydès, Miroslav Radman, Michel Rocard et Danièle Sallenave.

  • Grand patron hospitalier, médecin-chef de la BRI, l'ancien Antigang, Denis Safran accompagne cette unité d'élite dans toutes ses actions. Le 9 janvier 2015, il participe à l'assaut contre l'Hyper Cacher. Le 13 novembre, il est le premier médecin à entrer au Bataclan. À 69 ans, comment arrive-t-on en première ligne de missions aussi dangereuses ? Denis Safran raconte son parcours exceptionnel d'enfant de la République, fils unique de parents juifs polonais ayant échappé à la déportation. À 20 ans, il décide de vouer sa vie à réparer des corps cassés. Jeune interne, il va chercher les blessés de la route avec un des tout premiers SAMU. En 2000, il crée à l'hôpital Georges-Pompidou un grand service d'anesthésie-réanimation pour les polytraumatisés. Et en 2011, il médicalise la BRI. Homme libre aux convictions fortes et aux propos déterminés, Denis Safran partage aujourd'hui sa vie entre sa péniche, le 36 quai des Orfèvres d'où partent les missions de la BRI, la place Beauvau et l'île de la Cité, où il conseille le ministre de l'Intérieur et le préfet de police sur les questions de santé. Médecin de combat, ce farouche républicain est au coeur du dispositif antiterroriste. Son expertise, sa bravoure et sa vision offrent un éclairage unique sur les dangers auxquels nous faisons face.

  • L'origine militante de la perspective intersectionnelle est désormais connue (Bilge, 2010 : 47 ; Jaunait et Chauvin, 2013 : 286) et c'est au courant le plus radical du féminisme africain américain de la fin des années 1970 (Dorlin, 2012 : 13) que l'on doit d'avoir impulsé une véritable rupture au sein de la théorie critique en mettant en exergue « l'imbrication » des différents systèmes d'oppression (Combahee River Collective, 2000). Si celle-ci était déjà au coeur des revendications des militantes abolitionnistes du milieu du dix-neuvième siècle, en témoigne le fameux discours de Sojourner Truth[2], ce n'est qu'à partir des années 1980 que la nécessité de penser cette « imbrication » parvient à s'imposer dans le milieu universitaire. Les pionnières (Rich, 1979 ; Davis, 1981 ; hooks, 1981 ; Hull et al., 1982) soulignent alors notamment le dilemme politique auquel les féministes noires se trouvent de facto confrontées en raison de la tendance prédominante à la mise en concurrence des luttes féministes et antiracistes, tout en pointant le racisme des unes et le sexisme des autres. Concrètement, et pour le dire comme bell hooks[3]

  • Albertine a dix-sept ans et elle ne sait plus trop où elle en est. Elle a laissé tomber le lycée, sa mère est absente et elle ne voit presque jamais son père, capitaine au long cours. Celui-ci l'envoie chez Steel, un de ses amis qui tient un café à l'embouchure d'un fleuve, afin de l'occuper en attendant son retour prévu dans 6 mois.
    Mais Steel est loin d'être sympathique et Albertine a le vague à l'âme. A ses moments perdus, elle profite du paysage étonnant entre fleuve et mer, s'immerge dans cette nature si particulière et se confie à sa guitare, complice de ses rêves. Jusqu'au jour où elle rencontre Dan, qui travaille sur son bateau à l'entretien des berges. Dan, grand brun ténébreux vers lequel elle se sent immédiatement attirée. Mais de lourds secrets remontent à la surface et menacent le bonheur tout neuf d'Albertine...

  • Acteur du Bloc des gauches, majoritaire à la Chambre des députés, et auquel appartient son parti socialiste français, Jaurès est confronté de près à l'exercice du pouvoir. Vice-président de la Chambre en 1903, il anime la délégation des gauches et fait figure de grand orateur parlementaire de la majorité qui soutient la politique laïque, anticléricale et réformatrice du gouvernement Combes (1902-1905). Mais Jaurès ne se laisse pas enfermer dans la seule pratique politique, intérieure et internationale. Il relance l'affaire Dreyfus dans un grand discours à la Chambre en avril 1903 et publie quelques-uns de ses plus importants textes de réflexion historique et politique : le Discours à la jeunesse au lycée d'Albi en juillet 1903 et l'étude intitulée Le socialisme et le radicalisme en 1885, vaste enquête sur ses débuts en politique en préface à l'édition de ses Discours parlementaires en janvier 1904. Il participe ainsi pleinement aux grandes controverses du début du siècle sur la nature du socialisme français et international, notamment lors du congrès d'Amsterdam (août 1904). Gilles Candar est professeur d'histoire en classes préparatoires au lycée Montesquieu (Le Mans). Vincent Duclert est chercheur au Centre d'études sociologiques et politiques Raymond Aron (École des Hautes Études en Sciences Sociales) et professeur associé à Sciences Po. Rémi Fabre est professeur émérite à l'université Paris-Est Créteil.

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