• Pourquoi, au moment o l'on assiste une crise de la reprsentation, au moment o l'opacit rflexive se superpose la transparence transitive pour dtourner la littrature de son dsir de reprsenter le monde, Pascal Quignard, Michel Butor et Yves Bonnefoy renouent-ils avec l'art figuratif classique qui est essentiellement mimtique ? Comment ces crivains recourent-ils la peinture classique, o la mimsis a connu son plus haut point d'accomplissement, sans pour autant s'assujettir au modle reprsent ?

  • Georges Limbour est un poète, écrivain, critique d'art et épistolier impénitent, qui demeure, malgré l'abondance de son oeuvre critique et littéraire, dans l'ombre et dans l'oubli. Ce qui fait l'originalité de ses écrits est qu'il a tenté de redéfinir le statut de la peinture en dehors de la dichotomie instaurée entre mimèsis et abstraction et qu'il a placé la question du médium, une notion qui connaît de nos jours un regain d'intérêt, avec l'essor des études intermédiales, au centre de ses réflexions. S'intéressant moins à la fonction référentielle de la peinture qu'à sa fonction déictique et indexicale, Limbour met en avant cette rencontre privilégiée entre l'artiste et la matière qui témoigne d'une expérience particulière, ancrée dans le monde sensible. Limbour fait ainsi de la matière picturale le lieu d'un traitement onirico-poétique et d'une activité fabulante qui trouvent leur aboutissement dans les livres de dialogue qu'il a réalisés avec ses amis peintres.

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